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  • Mise à jour : 14/09/2007 à 10:56
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#Posté le samedi 23 juin 2007 08:17

Modifié le mercredi 11 juillet 2007 17:51

Sommaire

Licence 1ere année

SEMESTRE 1
Physiologie
Psychologie
Histoire
APPN Terrestre
Athlétisme
Combat
PPE
Spé (foot)
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#Posté le samedi 23 juin 2007 08:27

Modifié le lundi 09 juillet 2007 19:13

Physiologie

Schéma à venir

Notions de bioénergétique

La bioénergétique c'est comprendre comment l'on utilise l'énergie de la nature pour fonctionner et comprendre comment on injecte de l'énergie dans le système pour lui faire produire un travail.

Qu'est-ce que la matière?

La matière a une forme, une masse, un volume, un aspect; c'est tout ce qui a une présence physique.

Par opposition, l'énergie c'est ce qui va transformer la matière pour la faire bouger, ce n'est pas palpable. L'énergie est ce qui est capable de fournir un travail.

Plus le travail est important et plus la quantité d'énergie utilisée est grande. L'énergie suggère un état dynamique, de changement.

Il y a 2 grandes notions qui constituent les 2 lois fondamentales de la thermodynamique ( la thermodynamique ce sont les mouvements induits par la chaleur ).

1) Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. ( Lavoisier )

On va étudier la manière dont cette énergie est stockée et utilisée ( notion d'énergie potentielle et cinétique ). Voir schéma boules

2) Il y a une orientation du flux énergétique: toute l'énergie du système va se transformer et à la fin on aura une énergie qui ne sera plus utilisable.

Pour l'univers, on va inexorablement vers un point où il n'y aura plus d'énergie utilisable: ce sera un état d'entropie, nuisible.

Voir le bilan de l'équation de Gibbs

Bilan du 2: Une fois son travail effectué l'énergie ne peut plus revenir en arrière.

Cette énergie va être stockée dans des molécules spéciales, l'ATP, où sera donc stockée l'énergie potentielle.

Un système qui perd de l'énergie est un système exergonique.

Un système qui gagne de l'énergie est un système endergonique.

Voir schéma formation molécule d'eau, exergonique qui perd 285 kJ/mole

L'énergie atomique solaire est transmise sous forme lumineuse et est captée sur Terre sous forme d'énergie chimique ( bronzage... ), mécanique, électrique et thermique.

La molécule de chlorophylle ( qui donne la couleur verte aux plantes ) est très proche de celle d'hémoglobine ( qui fait le sang rouge ). Elle contribue à transformer l'énergie solaire en molécules organiques.

Voir formule dégradation du glucose qui libère 2880 kJ/mole.

Comment utilise t'on cette énergie qui n'est pas libérée que sous forme de chaleur?

Vrai début du cours

II Organisation structurelle du corps humain

A Niveau d'organisation structurelle

1) Les atomes vont se combiner pour former des molécules ( eau, glucides, protides, lipides ).

2) Au niveau suivant on a les organites, plusieurs molécules vont s'associer pour les former, ce sont les constituants de la cellule ( mitochondrie, réticulum endoplasmique... )

3) Ensuite, au niveau cellulaire, les cellules sont des unités structurales et fonctionelles, c'est le plus petit niveau d'organisation qui peut fonctionner en autonomie ( les bactéries par exemple ).

4) Le niveau tissulaire, un tissu est un groupe de cellules semblables qui remplissent la même fonction.

Il y a 4 groupes de tissus primaires dans l'organisme:

a) Le tissu épithélial, il couvre la surface du corps et tapisse les cavités de l'ensemble des organes.

b) Le tissu conjonctif, il soutient le corps et protège les organes.

c) Le tissu musculaire, il produit le mouvement.

d) Le tissu nerveux, il permet des communications internes rapides par transmission d'influx nerveux.

5) Le niveau organique, les organes sont formés de tissus de plusieurs groupes.

6) Le niveau des systèmes, ils sont constitués d'organes qui travaillent ensemble.

7) Le niveau de l'organisme, les organismes sont constitués de plusieurs systèmes.

B Les structures communes à toutes les cellules

1 Atomes et éléments

La matière est composée de substances fondamentales appelées les éléments. Tous les éléments sont composés de particules identiques, les atomes ( atome qui signifie indivisible, on a découvert ensuite que ce n'était pas le cas ); l'atome est constitué d'un noyau de protons et de neutrons, de plus il y a des électrons qui gravitent autour. Les atomes vont pouvoir se combiner entre eux en partie grâce à leurs électrons avec des liaisons ioniques et covalentes.

Eléments présents dans le corps humain:

a) Les éléments importants ( 86% du poids corporel )

- l'oxygène: il représente 65% du poids corporel, c'est un composant des molécules organiques ( molécules organiques: contenant du carbone ) comme les glucides, les lipides et les protides mais c'est aussi un constituant des molécules inorganiques ( donc sans carbone ); il faut noter qu'à l'état gazeux il permet la production d'énergie cellulaire

- le carbone: c'est un composant des molécules organiques ( glucides, lipides et protides ) ainsi que des acides nucléiques

- l'hydrogène: il est présent dans toutes les molécules organiques

- l'azote: il est présent dans les protéines et les acides nucléiques

b) Les éléments moins abondants

- le calcium: dans les os et les dents; aussi utilisé dans la contraction musculaire et dans la conduction de l'influx nerveux ( avec les ions )

- le sodium et le potassium: ils sont présents dans les liquides intra- et extra-cellulaires

- le chlore, le magnésium, l'iode, le fer, le soufre

c) les oligo-éléments

- le chrome, le cobalt, le fluor, le cuivre, le zinc... Ils sont indispensables à l'activation des enzymes ( qui sont des protéines), même s'ils sont présents en très petite quantité ( oligo=peu )

2 Composition biochimique de la matière

- LES GLUCIDES ( sucres et amidon ), ils représentent 1 à 2% de la masse corporelle, ils sont constitués de carbone, d'hydrogène et d'oxygène

a) Les monosaccharides

Ce sont des sucres simples ( une seule chaîne de carbone )

glucose: C6 H12 O6; c'est un isomère avec le galactose et le fructose; ce sont les radicaux OH qui ne sont pas situés au même endroit

miel dur: glucose et liquide: fructose

Le glucose est la plus importante source d'énergie pour le cerveau, qui en est le plus gros consommateur de l'organisme.

b) Les dissaccharides

Ce sont des sucres doubles, avec 2 chaînes carbonées.

Ils sont formés par la combinaison de 2 monosaccharides au cours d'une réaction de synthèse.

glucose + glucose = maltose + H20

On ne trouve les dissaccharides que dans l'alimentation: le sucrose dans le sucre de canne, le lactose dans le lait, et le maltose dans les féculents.

On casse la liaison entre les 2 monosaccharides par hydrolyse.

c) Les polysaccharides

Ils sont formés de plusieurs molécules de sucre simple qui sont unies au cours d'une réaction de synthèse, c'est un polymère ( formé de plusieurs composés identiques ) de glucose.

Exemples: le glycogène et l'amidon, la différence entre ces deux composés étant constituée par le degré de ramification qui varie

L'amidon est la forme de glucides mise en réserve par les végétaux, on en trouve dans les féculents.
Le glycogène est stocké dans le foie et dans les muscles squeletiques, c'est le stockage de glucides dans l'organisme.

Quand il y a besoin de glucose, le foie casse du glycogène, c'est la glycogènolyse.

Bilan des glucides:

- c'est une source de combustible
- le glucose va être décomposé dans les cellules, l'énergie issue de la cassure des liaisons va être utilisée pour la formation d'ATP
- si les glucides ne sont pas utilisés pour former de l'ATP ( s'il y en a trop par rapport aux besoins immédiats en énergie ) on va d'abord les stocker dans le foie sous la forme de glycogène ( c'est la glycogénogénèse ) et s'il y en a encore trop après ceci on stocke dans le tissu adipeux ( sous forme de triglycérides )
- ils ont un rôle de reconnaissance entre les cellules ( "panneaux indicateurs" ) au niveau de la face externe de la membrane cellulaire

LES LIPIDES

Il existe 3 grandes familles classées selon leur solubilité:

a) Les graisses neutres ( triglycérides )

Elles sont constituées de 2 composés, 1 molécule de glycérol et 3 chaînes d'acides gras; lors d'une réaction de synthèse ces molécules vont s'associer pour former un triglycéride; ce qui change c'est la longueur des chaînes carbonés entre les différents acides gras.

Ce sont des molécules non polaires ( non chargées électriquement ); elles ne vont pas se mélanger avec l'eau, elles sont stockées dans un tissu spécialisé, le tissu adipeux.

Voir schéma PS8

Il existe 2 types d'acide gras, les saturés et les insaturés. Les acides gras saturés sont constitués de liaisons covalentes simples, les insaturés de liaisons covalentes doubles ou triples.

Les acides gras à plusieurs doubles liaisons ( polyinsaturés) sont indispensables pour l'homme ( comme l'acide linoléique, linolénique et l'acide arachidonique par exemple ).
L'acide arachidonique est un précurseur de certaines molécules anti-inflamatoires.

b) Les phospholipides

Ils sont constitués d'un groupe phosphate en plus d'un triglycéride ( voir schéma PS9 ) sauf que là le triglycéride n'est constitué que de 2 chaînes d'acide gras.
La tête du phospholipide ( le groupe phosphate ) est polarisée, elle peut donc se mélanger à l'eau alors que la queue ( formée des 2 chaînes d'acide gras ) est non chargée, elle ne peut donc pas se mélanger à l'eau.

Les phospholipides sont très répandus dans l'organisme car ils sont le principal constituant de la membrane plasmique ( qui est constituée d'une bicouche de phospholipides ).

c) Les stéroides

Le cholestérol est le plus important des stéroides.

C'est une molécule complexe constituée d'une chaîne cyclique d'atomes de carbone. Ils sont présents dans la membrane plasmique. Ils servent à stabiliser la membrane. Ce sont des précurseurs de la vitamine D; ainsi que des précurseurs des hormones stéroïdes et des sels biliaires. Le cholestérol a mauvaise presse mais il est malgré tout indispensable.

LES PROTEINES

Elles représentent moins de 1/3 de la masse cellulaire, entre 10 et 30%; et vont avoir différents rôles dans l'organisme.

- Elles peuvent servir de catalyseur de réactions au sein de la cellule ( les enzymes ).
- Elles ont un rôle contractile ( les protéines contractiles du muscle ).
- Elles constituent les canaux que l'on trouve dans la membrane plasmique de la cellule.
- Elles peuvent être des récepteurs sur la membrane plasmique de la cellule ( les neurotransmetteurs par exemple )
- Elle peut-être elle-même un neurotransmetteur

La protéine contient de l'hydrogène, de l'oxygène, du carbone et de l'azote. Elle est constituée d'acides aminés ( voir formule PS 10 ).

Ces acides aminés vont se lier et s'attacher aux autres, ils vont se combiner au cours d'une réaction de synthèse et pourront ainsi former des protéines à l'infini; ils sont reliés par des liaisons peptidiques. Quand les acides aminés s'associent ils sont dans une structure secondaire, soit il y a un enroulement et dans ce cas il y a formation d'une hélice alpha ou soit il y a plissement et dans ce cas cela forme un feuillet beta. L'hélice alpha va ensuite se replier, ce qui va former sa structure tertiaire.

3 La structure cellulaire

Les cellules présentent une grande diversité dans leur forme, leur taille et leur fonction.

Le diamètre va de 2 microns pour la plus petite à 10 cm ( dans le jaune d'oeuf d'autruche ). Le diamètre moyen chez l'homme est de 10 micro-mètres. La longueur peut aller de 10 microns à 1 mètre. Les formes dépendent du rôle de la cellule ( voir différentes formes sur PS11 ).

Toutes les cellules sont constituées de 3 parties: le noyau, le cytoplasme ( ce qui entoure le noyau et qui contient les organites cellulaires ) et enfin la membrane plasmique ( enveloppe de la cellule ). Le cytoplasme est synonyme de corps cellulaire.

Constituants de la cellule:

a) le noyau

Il y a des pores dans l'enveloppe nucléaire du noyau qui contient le programme génétique ( l'ADN ). On copie l'ADN en ARN messager ( transcription ) pour transmettre le code génétique.

b) le REG ( Réticulum Endoplasmique Granuleux )

C'est une structure lamellaire ( en lamelles ) recouverte de ribosomes, c'est le site majeur de la synthèse nucléique. L'ARN dans le cytoplasme va s'associer aux ribosomes et va être ainsi traduit en acides aminés ( c'est la traduction ); cette protéine va se retrouver dans la membrane du réticulum endoplasmique granuleux
pour être ensuite adressée à l'appareil de Golgi ( c'est l'adressage ).

Dans le cytoplasme on a des ribosomes libres donc on peut avoir la synthèse des protéines qui se déroule aussi dans le cytoplasme.

c) l'appareil de Golgi

Il est là pour permettre la maturation des protéines ( c'est un site post-traductionnel des protéines ); il va aussi les adresser, il est capable de donner le signal pour que la protéine reste dans le cytoplasme ou aille à l'extérieur de la cellule.

d) les mitochondries

Elles sont le siège de la respiration cellulaire;[ l'acide pyruvique ( ou piruvate ) est un produit de dégradation des glucides, lipides et protides; les glucides associés à l'acide pyruvique vont donner du glycogène], cet acide pyruvique entre dans la mitochondrie et associé à l'oxygène il va produire de l'ATP.

Une cellule possède une charpente qui lui donne sa forme caractéristique, le cytosquelette, cette charpente cellulaire est constituée de différents éléments caractéristiques: des microtubules, des filaments intermédiaires et des micro-filaments ( d'actine par exemple ). Dans le noyau il n'y a pas de filaments.

Cette charpente n'est ni figée ni fixe; au contraire elle peut-être modifiée au cours du temps.

fin test 1

4 La membrane plasmique

La membrane plasmique délimite l'étendue de la cellule mais ce n'est pas seulement une barrière, elle va avoir plusieurs rôles actifs dans le fonctionnement cellulaire.

voir schéma PH 13

Les glucides peuvent se fixer sur des protéines ou des lipides: ils deviennent des glycoprotéines et des glycolipides.

La membrane plasmique est constituée d'une bicouche de phospholipides et de protéines disposées régulièrement: c'est un modèle de mosaique fluide, selon ce modèle les protéines flottent dans la bicouche de phospholipides, les phospholipides sont eux aussi fluides et peuvent se retourner.

Un phospholipide est constitué d'une tête polaire hydrophile ( groupe phosphate ), la queue est non polaire ( constituée de 2 acides gras ) et hydrophobe donc elle se retrouve à l'intérieur de la bicouche.

Les molécules de cholestérol de la bicouche servent à la stabiliser.

Les protéines membranaires remplissent la majeure partie des fonctions de la membrane; elles présentent à la fois des parties hydrophiles et des parties hydrophobes. Il existe 2 catégories de protéines; celles qui traversent toute la membrane sont les protéines intégrées ou transmembranaires ; elles vont former des canaux, elles vont souvent avoir une fonction de transport; et peuvent aussi avoir un rôle de récepteur aux neurotransmetteurs.

Les protéines périphériques, elles, ne pénètrent pas dans la bicouche, elles restent à l'extérieur, ce sont souvent des enzymes.

Les glucides en contact avec les protéines et les lipides sur la face externe de la membrane vont former un manteau sucré, le glycocalyx. Ce glycocalyx intervient dans la reconnaissance entre cellules ( rôle de "panneaux indicateurs" pour voir si les cellules appartiennent à l'organisme).

La membrane plasmique est un fluide, toutes les protéines sont ancrées au niveau du filament du cytosquelette; cela permet une cohésion et une stabilité de la face cytoplasmique de la membrane.

5 Contacts entre cellules: jonctions cellulaires

Les cellules s'unissent pour former un tissu, mais par quels moyens physiques?

Le premier élément est le glycocalyx, il existe des glycoprotéines adhésives dans ce glycocalyx, mais cela reste anecdotique.

Il existe 3 types de jonctions membranaires:

1) Les jonctions serrées

Elles sont constituées des protéines de 2 membranes plasmiques, ces protéines des 2 membranes plasmiques vont se lier et vont former un bouton de pression qui va lier les 2 cellules.
C'est une jonction imperméable, rien ne passe entre les deux cellules. En conséquence, cette jonction bloque le passage des bactéries.

2) Les desmosomes ( ou jonctions adhésives )

Au niveau des 2 cellules on a un épaississement membranaire, dans ce système les 2 cellules ne se touchent pas mais vont être liées grâce à des filaments qui traversent les membranes plasmiques, ces filaments sont des glycoprotéines.
Cette jonction a un rôle mécanique, le liquide peut passer mais le tissu est plus solide, les cellules étant solidement attachées.

3) Les jonctions ouvertes ( ou jonctions communicantes )

On observe la présence de petits tubes creux qui traversent les 2 membranes plasmiques, ce sont des protéines transmembranaires qui permettent le passage d'ions entre les 2 cellules. C'est une jonction communicante.

voir les schémas PH 16

6 Transports à travers la membrane cellulaire

La cellule doit rester en équilibre dans son milieu, elle baigne dans le milieu extra-cellulaire, ce milieu extra-cellulaire est riche de différentes substances ( glucose, neurotransmetteurs, hormones... ) dont la cellule peut avoir besoin, ces substances vont soit entrer dans la cellule ou soit se fixer sur la membrane.
Concernant les ions, certains vont entrer et d'autres sortir, cela est possible grâce au transport membranaire.

1) La diffusion

Les ions et molécules sont constamment en mouvement, ce mouvement des ions et des molécules à tendance à répartir les ions uniformément dans la solution. Il va se former un mouvement d'ions des régions de plus forte concentration vers les régions de moins fortes concentration, ce mouvement s'appelle la diffusion.

La concentration c'est le nombre de molécules par litre de solution, exprimé en mol ( 6 x 10(23) molécules, le nombre d'Avogadro ).

Cette diffusion se fait selon le gradient de concentration. Elle ne nécessite pas de consommation d'énergie, il n'y a donc pas d'utilisation d'ATP, c'est un transport passif.

La partie hydrophobe de la membrane plasmique empêche la diffusion des molécules hydrophiles, seules les hydrophobes pourront traverser la membrane sans difficulté.

Il existe plusieurs types de diffusion:
- la diffusion simple
- la diffusion facilitée
- la diffusion dans l'eau (osmose )

a) La diffusion simple

Elle concerne les petits solutés liposolubles ( non polaires ); les gaz ( monoxyde d'azote... ); les graisses et les petites molécules hydrosolubles.
Il existe des protéines transmembranaires avec un orifice permettant la diffusion de ces molécules hydrosolubles.

voir schéma PH18

Ces canaux protéiques ne sont pas généralistes, ils laissent passer 1 ou 2 type d'ions, ils sont sélectifs, par exemple pour le potassium, de plus ces canaux ne seront pas toujours ouverts, l'ouverture des canaux peut-être dépendante de la valeur du potentiel membranaire, ce sont les canaux voltage-dépendants. L'eau peut elle passer par tous les types de canaux ioniques.

b) La diffusion facilitée

Il existe un transport des molécules selon leur gradient de concentration, il s'agit de molécules hydrosolubles, elles sont prises en charge par des protéines transmembranaires qui sont des transporteurs qui lui font traverser la membrane, il n'y a pas d'énergie consommée.

voir schéma PH 19

c) L'osmose

Il s'agit de la diffusion de l'eau au travers d'une membrane sélective, qui ne va donc pas tout laisser passer. Quand il y a un déséquilibre dans la concentration de l'eau elle va aller de là où elle est le plus concentrée à l'endroit où elle est le moins concentrée.
L'eau va aussi de là où la concentration du soluté est la plus grande à l'endroit où elle est la plus faible pour diluer.

Il faut faire attention à préciser plus concentré par rapport à quoi.

1 molaire est égal à 1 mole par litre.

On a atteint l'équilibre quand l'osmolarité est identique de chaque côté de la membrane.

voir schéma PH 20

Si la membrane est imperméable au soluté mais perméable à l'eau, on aboutit à une osmolarité identique mais avec des volumes différents.

Si on dilue le milieu extra-cellulaire la cellule peut éclater, c'est pourquoi laver une plaie sans ajouter de sel provoque l'éclatement des globules rouges (c'est pourquoi l'on utilise le sérum physiologique ).

Dans un milieu hypotonique l'eau va rentrer dans la cellule alors que dans le milieu hypertonique elle va sortir de la cellule.

2 Transport actif

Ce système de transport actif utilise un transporteur protéique, on appelle cela une pompe.

Exemple de la pompe Na+/K+

Ce transport véhicule des solutés contre leur gradient de concentration, elle va emmener des substances là où elles sont déjà concentrées. Ce transport nécessite de l'ATP pour son fonctionnement, il y a donc un besoin en énergie.

Cette pompe Na+/K+ permet la sortie de 3 ions Na+ contre l'entrée de 2 K+, cela coûte un ATP à la cellule, ce transport de 2 ions s'appelle un transport couplé.

Un antiport c'est un transport simultané de 2 substances en sens inverse.

Un symport est un transport simultané de 2 substances dans le même sens.

Un uniport est un transport d'un seul type de molécule dans un seul sens.

voir schémas pour ces 3 types de transport PH 21

On pense que l'apport d'énergie (donc d'ATP) va modifier la configuration de la pompe, on va avoir le démasquage des sites de liaison des ions.

La pompe Na+/K+ est indispensable au maintien du potentiel membranaire.

voir schéma PH 22

1 Fixation de 3 ions sodium
2 Hydrolyse d'un ATP qui va donner un ADP + un groupe phosphate grâce à un catalyseur, Mg 2+
3 On a ensuite la libération des 3 ionsNa+ dans le milieu extra-cellulaire
4 La pompe est phosphorylée par le phosphate qui vient de l'ATP, elle change de conformation
5 Elle permet ainsi la fixation de 2 K+
6 Ces K+ vont être libérés dans le milieu intra-cellulaire
7 Perte du groupe phosphate
8 La pompe reprend sa forme initiale

Autre nom de cette pompe: l'ATPase sodium/potassium

Ce type de mécanisme de transport actif existe aussi pour les acides aminés (on doit en éliminer, notamment grâce aux reins ) et l'excrétion de ces acides aminés se fait grâce à des transports actifs.

Encore un autre type de transport actif: la pompe de multi-résistance aux drogues; cette pompe va rejeter les drogues à l'extérieur de la cellule. Les drogues étant pour la plupart liposoluble, elles traversent la membrane sans problème selon le gradient de concentration.

Les cellules cancéreuses présentent aussi ce type de pompe, elles rejettent les médicaments.



3 Echanges cytotiques



C 'est un type d'échange permettant l'entrée de molécules et la déformation de la membrane plasmique ( c'est un échange cytotique ).

Le principe? La membrane peut à son gré créer ou faire disparaître des vésicules; ces déformations actives de la membrane plasmique coûtent des ATP à la cellule. Il existe 2 grands types de transports cytotique, l'exocytose et l'endocytose.

voir schéma PH 24

a) l'exocytose

C'est un système qui fait passer les substances de l'intérieur vers l'extérieur, la vésicule elle-même délimitée par une bicouche de phospholipides va migrer vers la membrane plasmique.

La membrane de la vésicule et la membrane cytoplasmique fusionnent, le contenu de la vésicule est alors libéré au niveau de la cellule.

On a 3 situations pour cette exocytose:

- la libération des neurotransmetteurs au niveau des synapses
- la sécrétion d'hormone
- exocytose de débris de cellules

b) l'endocytose

Elle permet aux particules d'entrer dans la cellule par le biais de la déformation de la membrane plasmique; pour les grosses particules on aura la phagocytose, et pour les petites la pinocytose.

- La phagocytose: vient du grec phagein = manger, cela correspond à l'ingestion de grosses molécules ou de nutriments. La cellule émet des prolongements de membrane et de cytoplasme qui vont former des " bras " autour de la particule ( des pseudopodes ) de manière à l'envelopper. Ces pseudopodes vont fusionner à leur extrémité et envelopper la particule dans une vésicule, ce qui va former le phagosome.

voir schéma PH 25

Dans la cellule il y a le lysosome, qui contient des enzymes digestives. Le phagosome et le lysosome vont fusionner, et les enzymes du lysosome vont digérer l'intérieur du phagosome. Et pour finir on a un recyclage des débris digérés pour être de nouveau incorporé dans des protéines.

Certaines cellules sont spécialisées dans la phagocytose, les macrophages.

- La pinocytose: vient du grec pino = boire; c'est un mécanisme très général qui touche toutes les cellules, la cellule va prélever du liquide extra-cellulaire contenant des molécules en suspension, la membrane va s'invaginer, elle va former un puits et les 2 bords de ce puits fusionnent.

voir schéma pinocytose PH 26

Les molécules ainsi absorbées pourront être digérées par les enzymes des lysosomes.
Il n'y a pas de sélection faite des molécules absorbées, elles peuvent toutes l'être.

7 Potentiel de repos membranaire

1 Quelques notions d'électricité qui s'appliquent à la membrane

Un courant c'est l'amplitude d'un mouvement de charge, de symbole I et mesuré en Ampères.

Le voltage représente une différence de potentiel, il se mesure en volts, c'est une force exercée sur une particule chargée.

La résistance est en ohm, U = R x I, c'est la difficulté que va rencontrer une charge électrique pour se déplacer.

Le déplacement d'ions dépend du gradient de concentration et de la différence de potentiel à travers la membrane.

2 Mesure du potentiel de repos

Elle est réalisée en introduisant une micro-électrode dans le cytoplasme de la cellule, cette micro-électrode en verre est remplie d'une solution conductrice.

Pour un neurone le potentiel de repos est de -65 mV.

La face interne de la cellule est chargée négativement par rapport à la face externe.

Toutes les cellules présentent un potentiel membranaire de repos, entre -20 et -220 mV selon le type de cellules. Cette différence de potentiel n'existe qu'au niveau de la membrane. Le cytoplasme est électriquement neutre. Il s'agit uniquement d'une polarité membranaire.

3 Explication du potentiel membranaire de repos

a) Bilan au niveau membranaire

2 types d'ions sont importants dans ce mécanisme, le sodium et le potassium. Ce potentiel de repos dépend du gradient de concentration et de la perméabilité de la membrane plasmique au potassium et au sodium.

En moyenne, à l'intérieur de la cellule la concentration de potassium est de 100 mmol/L et celle de sodium de 15 mmol/L; alors qu'à l'extérieur celle du sodium est de 150 mmol/L et celle du potassium de 5 mmol/L.

La membrane est peu perméable aux ions Na +, elle va donc en laisser passer très peu, elle est plus perméable aux ions K +.

voir schéma PH 30

L'entrée de sodium ne réussit donc pas à compenser la sortie de potassium. Il y a plus de charges positives qui sortent que de charges positives qui rentrent, donc la face externe est chargée positivement et la face interne négativement.

voir schéma PH 30

S'il n'y avait que la diffusion qui fonctionnait on aurait une égalisation de concentration au bout d'un certain temps or ce n'est pas le cas, on a un transport actif avec la pompe Na+ / K+. Ce déséquilibre de potentiel constitue l'état de repos de la membrane. Cette pompe est donc indispensable au maintien du potentiel membranaire.

b) Importance de la régulation de la concentration de K+ extra-cellulaire

Si on multiplie par 10 la concentration de K+ extra-cellulaire le potentiel de repos passe de -65 mV à -15 mV. Les neurones ne pourraient alors plus fonctionner. Il existe une protection du cerveau contre ces variations de concentration de K+, c'est la barrière hémato-encéphalique.




LE SYSTEME NERVEUX


I Description du système nerveux

1 Le système nerveux se divise en 3 sous-systèmes

a) Le système nerveux central est composé de l'encéphale et de la moëlle épinière, l'encéphale est elle-même constituée de 3 parties, le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral, qui sont tous les 3 logés dans la boîte crânienne.

Le rôle du système nerveux central: il a une fonction de commande et d'intégration des messages.

b) Le système nerveux périphérique est constitué essentiellement des nerfs crâniens et des racines rachidiennes.

Le rôle du système nerveux périphérique: la transmission de l'information.

c) Le système nerveux végétatif ( autonome )

Il est constitué de 2 systèmes, sympathique et para-sympathique.

Son rôle est de réguler les fonctions végétatives: la respiration, la fonction cardiaque et la fonction digestive.

fin test 2

2 Le cerveau

Il constitue la majeure partie de l'encéphale, sa surface est constituée de substance grise ( entre 2 et 4 mm d'épaisseur ), cette substance grise constitue l'écorce du cerveau, c'est le cortex. Il est constitué de 6 couches de cellules qui sont situées au-dessus de la substance blanche.

Sous la substance grise on trouve la substance blanche ( qui est blanche à cause de la gaine de myéline ). Au cours de l'évolution de l'homme la surface du cortex s'est accrue. Pour se développer et du fait de l'étroitesse de la boîte crânienne notre cerveau a formé des replis à l'intérieur de la boîte crânienne ( circonvolutions ). Cette formation se fait dès la période foetale. Le cortex déplié fait 0,45 m².

Que le cortex soit si important est spécifique de l'espèce humaine. Les dauphins ont aussi beaucoup de plis du cerveau, alors que celui des poules est tout lisse.

II Le tissu nerveux

Il n'est pas seulement constitué de neurones, on trouve 2 grands types cellulaires au niveau du tissu nerveux: les neurones et les cellules de soutien des neurones, ce sont des cellules qui entourent les neurones et qui vont remplir l'espace entre les neurones: les cellules gliales.

1 Les cellules gliales

Elles sont 2 fois plus nombreuses que les neurones de notre tissu nerveux. Elles vont occuper l'espace libre entre les neurones, donc l'espace extra-cellulaire entre les membranes plasmiques va être très étroit. Ensemble les cellules gliales constituent un tissu de protection du système nerveux, la névroglie ( nerve = nerf; glie = glu en anglais, colle en français; donc névroglie = colle nerveuse ). On va distinguer différentes catégories de cellules gliales avec des morphologies très différentes.

a) Les astrocytes

Voir schéma ph31

Ce sont de petites cellules étoilées présentant de nombreuses ramifications, ce sont ces cellules qui vont constituer l'environnement du neurone. Elles peuvent capter les neurotransmetteurs, elles vont éliminer les neurotransmetteurs en excédent. Elles aident aussi à la régulation de la concentration de potassium extra-cellulaire.

b) Les oligodendrocytes

voir schéma PH31

Ces types de cellules existent dans le système nerveux périphérique et central; dans le système nerveux central on les appelle les oligodendrocytes et dans le système nerveux périphérique on les appelle les cellules de Schwann.

Leur rôle est la synthèse de la gaine de myéline autour des axones des neurones.

c) Les microglies

Voir schéma PH32

Elles phagocytent les débris cellulaires.

d) Les cellules épendymaires

Ces cellules vont tapisser les ventricules cérébraux, ils forment une protection mécanique contre les chocs car ils sont remplis de liquide et ils protègent aussi des infections. Le liquide est le LCR, le liquide céphalo-rachidien.

Attention: les neurones ne se divisent pas après la naissance mais les cellules gliales oui. Elles peuvent ainsi se développer de façon anarchique ce qui pourra engendrer des tumeurs cérébrales.

2 Les neurones

Ce sont des cellules indépendantes qui établissent des contacts spécifiques appelés synapses avec d'autres cellules.

Un neurone peut avoir un ou plusieurs contact avec d'autres cellules. 2 neurones en contact peuvent avoir leur corps cellulaires très éloigné.

Il y a aussi la notion de circuit ou de réseau, ces neurones vont se communiquer des informations et former des réseaux, et c'est à l'intérieur de ce réseau que les informations vont être véhiculées, cette information est l'influx nerveux.

Structure:

Un neurone est constitué de 3 parties: le soma ( corps cellulaire ), les dendrites et l'axone.

voir schéma PH33

a) Le soma est constitué du cytoplasme et du noyau, il est peu différent de celui des autres cellules, à ceci près qu'il contient beaucoup plus de mitochondries qui vont consommer beaucoup d'oxygène et de glucose; et ensuite ces cellules présentent un cytosquelette très développé.

b) Les dendrites ( qui signifie arbre ) sont des prolongements de la membrane plasmique et du cytoplasme, ces dendrites présentent beaucoup de récepteurs pour les neurotransmetteurs.

Ces ramifications vont ramener l'influx nerveux vers le soma.

c) L'axone est le prolongement unique de la cellule ( il n'y en n'a qu'un par cellule), il va permettre de propager l'influx nerveux vers un neurone ou une autre cellule. Ensuite la conduction de l'influx nerveux ne peut se faire physiologiquement que dans un sens, du soma du neurone vers une autre cellule ( c'est la propagation orthodromique ). Mais artificiellement cela peut fonctionner dans l'autre sens mais c'est purement expérimental, c'est la conduction orthodromique ( à vérifier ).

L'axone peut mesurer de quelque mm à 1m. Par exemple celui qui va jusqu'au gros orteil à son corps cellulaire situé dans la moëlle épinière.

Autre caractéristique: l'axone va pouvoir former des collatérales axonales afin de contacter plus de cellules, l'information peut ainsi aboutir à plusieurs neurones.

3 Transport axonal

Dans le cytoplasme on a des organites mais pas dans la terminaison axonique alors que c'est là qu'on en a besoin; donc les protéines venant d'être synthétisées dans le soma vont être acheminées jusqu'aux terminaisons axonales.

Attention, le transport axonal n'a rien à voir avec la transmission de l'influx nerveux.

voir schéma PH34

Les vésicules produites dans le soma et contenant des protéines vont se fixer sur des "rails", les microtubules, et vont être transportées ainsi jusqu'aux terminaisons axoniques, c'est le transport antérograde.
Il va néanmoins y avoir production de déchets du fait de l'utilisation de ces protéines, donc elles vont retourner dans le soma sous forme de plurivésicules, c'est le transport rétrograde. Une fois dans le soma les plurivésicules fusionnent avec les lysosomes, et ensuite il y a digestion et exocytose.

a Transport axonal rapide

Il correspond au déplacement des vésicules le long des microtubules de l'axone, à la vitesse de 1 m/jour.

Dans le transport antérograde, le matériel protéique va être incorporé dans des vésicules, et ces molécules vont migrer du soma vers les boutons synaptiques. Ce transport permet essentiellement le renouvellement des protéines membranaires et d'acheminer les enzymes permettant la synthèse du neuro-transmetteur.

Transport rétrograde: il se déroule depuis la terminaison jusqu'au corps cellulaire sous forme de plurivésicules, qui vont fusionner avec le lysosome dans le soma. Ces plurivésicules vont être dégradées par les lysosomes. Ce transport va être utilisé pour éliminer les déchets; mais malheureusement des macromolécules vont aussi utiliser ce transport rétrograde dont certaines toxines, celles du choléra, et celles faisant apparaître les boutons de fièvre.

b Transport axonal lent

Il sert au renouvellement du cytosquelette de l'axone ( qui contient les microtubules ), pour une vitesse de 0,1 à 2mm par jour.

4 La myélinisation de l'axone

voir schéma PH35

Cette myéline est constituée de phospholipides, elle est synthétisée par les cellules de Schwann. Il y a un endroit où l'axone n'est plus protégé par sa gaine de myéline, c'est au niveau des neuds de Ranvier, qui constituent donc une zone amyélinique.
Il y a une cellule de Schwann qui va encercler l'axone.

voir schéma PH36

La gaine de myéline synthétisée par la cellule de Schwann va s'enrouler autour de l'axone, la partie superficielle est la gaine de Schwann qui contient le noyau et le cytoplasme.

Le rôle de la gaine de myéline est d'isoler et de protéger l'axone. Elle va aussi permettre d'augmenter la vitesse de propagation de l'influx nerveux.

5 Classification des neurones

a Classification structurale

Dans celle-ci on classe les neurones en fonction du nombre de prolongements que possède ce neurone, les neurites.

Les multipolaires

voir schéma PH36

On retrouve ces cellules dans l'encéphale et dans la moëlle épinière, elles possèdent un axone et plusieurs dendrites.

Les bipolaires

voir schéma PH37

Elles possèdent une dendrite et un axone, et on les retrouve au niveau de l'oreille ( oreille interne ) et de la rétine, et nulle part ailleurs dans l'organisme.

Les unipolaires

voir schéma PH37

Ces cellules possèdent aussi une dendrite et un axone, mais ces 2 neurites vont s'accoler avant d'arriver au corps cellulaire.
On les trouve dans les ganglions des racines postérieures des nerfs rachidiens qui vont jusque dans la moëlle épinière.

b Classification fonctionnelle

Elle tient compte du sens de propagation de l'influx nerveux par rapport au système nerveux central.

Les neurones sensitifs: ils envoient l'influx de la périphérie vers le SNC, on les appelle aussi neurone afférents. Ces neurones afférents sont souvent unipolaires.

Les neurones moteurs: ils vont envoyer l'influx depuis l'encéphale et la moëlle épinière jusqu'aux effecteurs. Les effecteurs seront les muscles mais aussi les glandes.

Ces neurones moteurs sont souvent des cellules multipolaires, on va aussi les appeler des neurones efférents.

Les neurones d'associations ( ou interneurones ) sont des neurones relais, entre un neurone sensitif et moteur par exemple, on les trouve en général dans le système nerveux central et ce sont des cellules multipolaires.

III Transmission de l'influx nerveux, le potentiel d'action

1 Mécanisme

Les neurones communiquent avec les autres cellules en générant et en propageant des potentiels d'action le long de leur axone.

Il n'y a que les cellules excitables qui sont capables de générer des potentiels d'action, les neurones et les cellules musculaires.
Le potentiel d'action va naître au niveau d'une zone particulière de l'axone, le segment initial ( partie du début de l'axone losqu'il sort du neurone ).

La production du potentiel d'action dépend de 3 modifications successives de la perméabilité membranaire.
Le facteur déclenchant c'est la dépolarisation locale du segment initial, or au niveau des segments initiaux il y a des canaux sodiques voltage-dépendants ( qui vont s'ouvrir lorsque la membrane du segment initial est dépolarisée ).

1) Une dépolarisation c'est une réduction du potentiel membranaire, la face interne de la membrane devient moins négative, le potentiel membranaire va vers des valeurs de moins en moins négatives. On observe une dépolarisation locale de la membrane qui va se propager petit à petit.

voir schéma PH39

2) Petit à petit les canaux voltage/dépendant Na+ se ferment quand le potentiel membranaire s'approche de 0.

3) Pendant que les canaux Na+ se ferment il y a ouverture des canaux K+ voltage-dépendant, alors on a un courant sortant d'ions positifs, ce qui provoque une repolarisation membranaire à ce niveau.

4) La distribution des ions de départ va être rétablie grâce à la pompe Na/K.

voir schéma PH39

fin test 3

Propagation de l'influx nerveux de proche en proche: les ions positifs vont se déplacer latéralement sur l'axone des régions d'inversion de polarité vers les régions de la membrane encore polarisée.

voir schéma PH40

2 Propriétés physiologiques importantes pour la propagation du potentiel d'action

a Loi du tout ou rien

Une dépolarisation locale du segment initial ne va pas générer systématiquement un potentiel d'action, il y a la notion de seuil, la dépolarisation doit atteindre un certain seuil pour déclencher un potentiel d'action. Si la stimulation est trop faible on va dire qu'elle est infra-liminaire et on n'aura pas de potentiel d'action, si la stimulation est égale ou supérieure au seuil on a la génèse de potentiels d'action ( au seuil c'est liminaire et supérieur au seuil on dit que c'est supra-liminaire; mais dans ces 2 cas il y a un potentiel d'action ).

Le dernier élément important est qu'il n'y a pas de gradation dans la réponse, on a ou non un pa mais il a toujours la même amplitude.

b La période réfractaire

Quand le segment initial génère un potentiel d'action et que les canaux voltage-dépendants Na+ sont ouverts il est incapable d'en générer un nouveau, c'est la période réfractaire absolue. Deuxièmement dans la phase de repolarisation quand les canaux K+ sont ouverts le segment initial peut générer un potentiel d'action à condition que la stimulation soit particulièrement intense, c'est la période réfractaire relative.

c Vitesse de propagation du potentiel d'action

Elle dépend de 2 choses, elle est proportionnelle au diamètre de l'axone, plus l'axone est gros et plus la vitesse sera élevée. Et ensuite la vitesse de propagation dépend de la présence ou non de la gaine de myéline autour de l'axone.

La myéline augmente la vitesse car elle joue le rôle d'isolant électrique, et donc elle empêche la fuite des charges ( comme le plastique autour du tuyau d'arrosage ); ensuite comme la myéline est un isolant électrique le potentiel d'action ne peut se déplacer que de noeud de Ranvier en noeud de Ranvier. On trouve une grande quantité de canaux Na+ voltage-dépendants à ce niveau. Ce type de propagation s'appelle la conduction saltatoire.

voir schéma PH41

La conduction saltatoire est plus rapide que la conduction continue, il existe des maladies touchant la gaine de myéline qui va disparaître petit à petit, comme avec la sclérose en plaque, les potentiels d'action ralentissent puis disparaissent jusqu'à entraîner la paralysie.

3 Classification des fibres nerveuses: en 2 groupes, A et C

Les A alpha sont des grosses fibres myélinisées, de 80 à 120 m/s, ce sont essentiellement des fibres motrices et sensitives, dans les muscles squeletiques et les articulations.

Les A beta sont moins épaisses, avec une vitesse de 40 m/s, ce sont les fibres sensitives de la peau.

Les A delta sont très peu myélinisées, de 5 à 30 m/s, elles véhiculent les informations de douleur et la température de la peau.

Les fibres C: elles sont sans myéline, donc ce sont des fibres amyéliniques, elles vont beaucoup moins vite, pour la douleur et la température, de 0,5 à 2 m/s.

IV Transmission synaptique

1 Définition

Les synapses sont des jonctions permettant le transfert de l'information d'un neurone à un autre neurone, ou d'un neurone à une autre cellule, la cellule musculaire par exemple. Il existe 2 types de synapses, les synapses électriques ou les synapses chimiques.

2 Synapses électriques

Ces synapses sont en fait des jonctions ouvertes entre 2 neurones avec des connexons.

L'avantage de ce système est que les synapses transmettent les courants ioniques de manière instantanée, ces ions peuvent donc instantanément modifier le potentiel membranaire du neurone, les ions passent d'un neurone à l'autre.

Ces synapses vont aussi pouvoir synchroniser l'activité de plusieurs neurones. Ces synapses sont beaucoup plus nombreuses chez l'embryon que chez l'adulte, on les trouve surtout lors du développement de l'enfant.
Chez l'embryon elles vont permettre de coordonner la croissance des neurones.
On retrouve aussi ces synapses au niveau du coeur et elles permettent une excitation rythmique des cellules musculaires.

3 Synapses chimiques

Description: Une synapse est constituée d'éléments pré-synaptiques et post-synaptiques qui sont séparés par un espace appelé fente synaptique, qui est équipé d'un filet protéique qui va faire adhérer, donc se rapprocher, la membrane pré-synaptique et post-synaptique.

voir schéma PH43

L'élément présynaptique est la terminaison axonique, elle contient des vésicules qui stockent le neuro-transmetteur. Un neurotransmetteur est un agent chimique qui permet la communication avec le neurone post-synaptique, les récepteurs de l'espace post-synaptique sont spécifiques d'un neurotransmetteur.

Le récepteur peut-être un neurone, une cellule musculaire squeletique, une cellule glandulaire, une cellule de muscle lisse ou encore une cellule cardiaque. Dans le système nerveux central il existe plusieurs types de synapses selon la localisation de la partie post-synaptique du neurone.

Différents types de synapse:

voir schéma PH44

Axo-dendritique, axo-somatique ou axo-axonique.

voir schéma PH44

a) Déroulement transmission synaptique: voir schéma PH44

1 Le potentiel d'action va se propager dans la terminaison pré-synaptique

2 Sous l'effet de cette dépolarisation les canaux Ca2+ voltage-dépendants vont s'ouvrir et alors le Ca2+ entre dans la terminaison présynaptique

3 Exocytose du neurotransmetteur dans la fente synaptique, c'est l'intrusion du Ca2+ dans le milieu intra-cellulaire qui va favoriser la fusion de la membrane de la vésicule avec la membrane plasmique.

4 La concentration de Ca2+ redevient normale grâce à un système de pompe et ensuite grâce aux mitochondries qui le stockent. Le neurotransmetteur va diffuser dans la fente synaptique et va se lier de façon réversible au récepteur spécialisé de ce neurotransmetteur.

5 Lorsque les molécules de neurotransmetteur se fixent sur les récepteurs canaux ils vont s'ouvrir, il va y avoir un passage d'ions à travers la membrane de l'élément post-synaptique, ces récepteurs sont sélectifs, ils ne laissent passer que un ou deux types d'ions. Cette ouverture provoque soit une dépolarisation soit une hyperpolarisation, donc on aura soit une excitation ou soit une inhibition de l'élément post-synaptique.

6 La liaison du neurotransmetteur sur le récepteur est réversible, cette liaison dure seulement quelques millisecondes, quand il a permis l'ouverture du récepteur canal le neurotransmetteur va pouvoir être recapté par l'élément pré-synaptique, et pourra de nouveau être réutilisé. Soit on recapte et on recycle le neurotransmetteur utilisé soit on le détruit, grâce à des enzymes se trouvant dans la fente synaptique.

La vésicule ayant libéré le neurotransmetteur dans la fente synaptique va elle aussi être recyclée.

b) Une synapse particulière: la jonction neuro-musculaire

voir schéma PH45 et PH46

1 L'acétylcholine, un neurotransmetteur utilisé pour transmettre les commandes nerveuses aux muscles, va se fixer sur les récepteurs colinergiques pour faire entrer du sodium dans la cellule.

2 Le potentiel d'action va se propager jusqu'au tubule T

3 Il va ensuite y avoir exocytose de calcium du réticulum sarcoplasmique qui entoure le tubule T vers le sarcoplasme

4 On augmente ainsi la concentration de calcium dans le sarcoplasme, le Ca2+ va se fixer sur un type de myofibrille et permet le glissement des myofibrilles les unes par rapport aux autres, et c'est ce glissement des myofibrilles qui correspond à la contraction musculaire.

5 Après la fin du potentiel d'action le calcium dans le sarcoplasme va être pompé contre de l'ATP dans le réticulum sarcoplasmique.

Quand la concentration de calcium sarcoplasmique diminue les myofibrilles reprennent leur position de départ.

4 Les récepteurs aux neurotransmetteurs

Il existe plusieurs centaines de récepteurs post-membranaires, classés en 2 types:

- Les récepteurs canaux
- Les récepteurs couplés aux protéines G

a Les récepteurs canaux

Ce sont des canaux ioniques gouvernés par des neurotransmetteurs et en général ces neurotransmetteurs sont constitués de 5 sous-unités protéiques qui s'assemblent pour former un pore.

voir schéma PH47

Ces récepteurs canaux peuvent laisser passer 1 ou 2 types d'ions. Ces récepteurs canaux vont laisser passer soit des ions positifs ( comme K+, Na+, Ca2+ ) ou négatif ( Cl- ).

b Les récepteurs couplés aux protéines G

Ils sont impliqués dans des mécanismes post-synaptiques plus lent.

voir schéma PH47

Cas 1

1 Le neurotransmetteur va se fixer sur le récepteur enchâssé dans la membrane.
2 Quand le récepteur est activé il va lui-même activer une protéine G, cette protéine G a la capacité de se déplacer librement.
3 La protéine G va activer le canal ionique et ainsi permettre son ouverture.

L'interêt majeur de ce système c'est une amplification de la réponse, plusieurs protéines G peuvent être activées et donc elles vont pouvoir activer ainsi plusieurs canaux ioniques.

Cas 2

Ici la protéine G va activer une enzyme qui va elle permettre la synthèse d'un second messager, et ce second messager va diffuser dans le cytoplasme. Ce second messager va lui activer d'autres enzymes dans le cytoplasme. Ces enzymes vont réguler le fonctionnement des canaux, des récepteurs aux neurotransmetteurs.

Ce système là va permettre de modifier le métabolisme extra-cellulaire. Ces modificateurs de métabolisme sont des récepteurs métabotropiques ( ce sont tous ceux qui fonctionnent avec des seconds messagers ).

5 Les potentiels post-synaptiques

Il y a 2 possibilités:

a Les ions entrant dans la cellule-canal sont des cations ( des ions positifs )

voir schéma PH48

Il s'agit d'une dépolarisation locale dûe à l'entrée des ions positifs, c'est un ppse, excitateur car il va emmener le potentiel membranaire vers un seuil au-dessus duquel va se déclencher un pa dans le neurone post-synaptique.

Le ppse est un potentiel gradué, cela veut dire que la réponse va augmenter graduellement en fonction de la stimulation, et le potentiel d'action ne naîtra que si le ppse dépasse le seuil d'excitation.

b Les ions entrant dans la cellule sont des anions ( Cl- )

voir schéma PH49

Le potentiel membranaire devient alors plus négatif, il y a hyperpolarisation, et de ce fait il s'éloigne du seuil de déclenchement du potentiel d'action. Dans ce cas il n'y aura pas de potentiel d'action post-synaptique.

voir schéma bilan PH49

Si ce sont des cations qui entrent alors on va avoir une dépolarisation locale, donc un ppse et éventuellement une propagation du potentiel d'action dans la cellule post-synaptique.

Si ce sont des anions qui entrent alors on va avoir une hyperpolarisation locale, donc un ppsi, il n'y aura donc pas de potentiel d'action dans la cellule post-synaptique.

Dans le premier cas le potentiel d'action va pouvoir passer dans un autre neurone mais pas forcément, si le seuil d'excitation n'est pas atteint par exemple.

6 Intégration synaptique

On part d'un constat: la plupart des neurones du système nerveux central a la capacité de recevoir des milliers d'informations synaptiques en même temps, le neurone post-synaptique va intégrer tous ces signaux, il va générer une réponse simple, le potentiel d'action.

Puisque c'est le ppse qui détermine la naissance du potentiel d'action dans le neurone post-synaptique on va étudier les évènements qui peuvent modifier les ppse.

Pour moduler les ppse on peut moduler le nombre de récepteurs canaux qui sont ouverts, ou alors on peut moduler la quantité de neurotransmetteur que l'on va libérer.

Il existe soit la sommation temporelle soit la sommation spatiale.

V Moëlle épinière - Arc réflexe

A Caractéristiques générales de la moëlle épinière

La moëlle épinière est légèrement aplatie en avant et en arrière, elle s'étend depuis le bulbe jusqu'à la région lombaire; elle présente 2 renflements à ses extrémités, en haut le renflement cervical et en bas le renflement lombaire.
Du renflement cervical partent tous les nerfs qui innervent les membres supérieurs, du renflement lombaire partent tous les nerfs qui innervent les membres inférieurs.

La longueur de la moëlle épinière est comprise entre 42 et 45 cm.

B Structure de la moëlle épinière en coupe transversale

voir schéma PH51

La moëlle épinière est constituée de substance grise et de substance blanche. La substance grise détermine une région en forme de H autour de la substance blanche.

Cette substance grise se divise en plusieurs régions, la région la plus antérieure est la corne antérieure, c'est la partie motrice de la substance grise. Elle contient les corps cellulaires des neurones moteurs.

La région la plus postérieure est la corne postérieure, c'est la partie la plus sensitive de la moëlle, c'est là qu'aboutissent les axones des neurones sensitifs. La région intermédiaire est la corne latérale et elle va renfermer les neurones moteurs végétatifs, qui sont ceux qui vont innerver les muscles lisses ( les viscères par exemple ).

Chaque segment de moëlle donne naissance à une paire de nerfs rachidiens et chaque nerf rachidien va être relié à la moëlle épinière par 2 attaches qui sont en fait des racines.

La racine postérieure est sensitive, elle conduit l'influx de la périphérie vers le centre.

Tous les corps cellulaire des neurones sensitifs se situent dans le ganglion spinal.

La racine antérieure est uniquement motrice, elle ne contient que des fibres nerveuses motrices, qui vont conduire l'influx du centre de la moëlle vers la périphérie.

La substance blanche est constituée de fibres myélinisées ( d'où sa couleur ) et ces fibres nerveuses vont être orientées dans 3 directions: vers les centres supérieurs de l'encéphale, on parle alors de faisceaux ascendants; ensuite vers le bas la moëlle, soit à partir de la moëlle elle-même ou alors de l'encéphale. Ce sont alors des faisceaux descendants et ils conduisent un influx moteur. La 3ème direction concerne les fibres commisurales, ce sont des fibres qui vont passer d'un côté de la moëlle à l'autre.

La poliomyélite ( polio = gris; myélite = inflammation de la moëlle épinière ) détruit les motoneurones de la corne inférieure de la moëlle, cela entraîne une paralysie et une atrophie musculaire.

Quand il y a un sectionnement transversal de la moëlle épinière on perd la sensibilité et la motricité des régions situées en dessous de la section.

C Arc réflexe

L'unité fonctionnelle du système nerveux, en ce qui concerne la conduction de l'influx nerveux, c'est l'arc réflexe. Une des fonctions de la moëlle épinière est de constituer un centre de développement des réflexes.

Il contient 2 neurones ou plus, par lesquels les influx nerveux sont conduits à partir d'un récepteur jusqu'à l'encéphale ou la moëlle épinière puis jusqu'à un effecteur.

voir schéma PH54

Le rôle du récepteur est de réagir à un changement de milieu, interne ou externe, en amorçant un influx nerveux dans le neurone sensitif.

Le 2ème élément est le neurone sensitif, et le dernier est un neurone moteur avec quelquefois des interneurones.

On a des tas de récepteur spécialisés dans un grand nombre de sensations ( chaleur, toucher... ).

fin test 4

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#Posté le samedi 23 juin 2007 08:35

Modifié le samedi 08 septembre 2007 05:33

Psychologie

Monsieur D.

Introduction à la psychologie : modèles et apprentissage


Objectifs :
_ Rechercher les motivations qui modèlent la psychologie.
_ Rechercher la conception que l'on se fait de l'homme à certaines époques.


« Qui méconnaît l'histoire se condamne à la répéter »


Antiquité : les présocratiques

_ Mythologie complexe
La nature obéit à des lois
 Magie de la religion
 Homère : motivation de l'homme de l'homme Présence de divinités

_ Hippocrate (460 – 377 av JC)
 La pensée n'est pas dans le c½ur (Homère) mais dans le cerveau
 Asymétrie cérébrale et lésions des tissus cérébraux.

_ Déclin de l'empire
 Intolérance
 Obscurantisme
 Mysticisme
 Mépris de l'expérimentation
 Démonstration philosophique
 Monothéisme

_ Spéculation philosophique sur l'âme, la matière...


Socrate et Platon
_ « Connais-toi toi-même
_ Introspection

Aristote
_ Biologie et anatomie
_ Observation
_ Métaphysique
 Toute spéculation sur le sens du monde et la place de l'homme dans l'univers.

Monothéisme et polythéisme

MONOTHEISME
VS
POLYTHEISME


_ Intervention divine
_ ≠ explications aux motivations humaines par des causes externes voire divines

La philosophie chrétienne et le Moyen-Âge (400-1500)
_Occident : montée du christianisme
L'inquisition
 La chrétienté impose sa vision et son interprétation de la vie quotidienne.
 Montée de l'inquisition
 L'église fournit l'idéologie et interdit les sciences physiques (sorciers), les autopsies et les dissections (mais permet la torture)

Le Moyen-Âge et obscurantisme
_ D'un savoir inaccessible à l'imprimerie
 Gutenberg (1399 – 1468)

On passe de la pensée magique à la pensée scientifique.
 Thalès et Hippocrate sont relus.
 Newton (1642 – 1727) et Kepler (1571 – 1630)

L'orient

« La terre a été donné à l'homme pour qu'il ne cesse de l'étudier »

La renaissance
_ Actualisation des découvertes
_ Inspiration tradition grecque
_ Expérimentation et diffusion
_ Galilée
 Empirisme VS Rationalisme
expérience  raisonnement pur
comme moyen de connaissance


Le développement
_ E.Kant (1724 – 1804) : Psychologie mais on ne peut observer et expliquer les choses de l'esprit
_ G.Cabanis (1757 – 1808) :
 Raisonnement des sciences biologiques à la psychologie
 Interprétation des faits sensitifs comme des faits biologiques
_ P.Broca (1824 – 1888) :
 Aphasie
 Localisation dans le cerveau des centres responsables du langage
_ C.Darwin (1809 – 1882) : « de l'origine des espèces »
_ XIXe siècle : révolution industrielle
_ W.Weber (1804 – 1891)
 Sensation visuelle et à la notion de seuil (loi de Weber : ≠ juste perceptible)
 Reprit par G.Fecher (1801 – 1887) : psychophysique
« Théorie des rapports entre âme et corps »
_ Wundt (disciple de Fechner) : 1er labo de psychologie en 1879 à Leipzig
_ Discipline descriptive à explicative
_ Wundt : Père de la psychologie moderne
Début du XXE siècle

Allemagne à Wundt
France à Charcot ; Ribot
Etats-Unis à James
Autriche à Freud
Russie à Pavlov

_ Détachement de la philosophie
_ Rigueur et précision des théories et modèles
_ Les communications se développent
_ Importance des sciences exactes
_ Bouleversements sociaux : définir la personne dans cet univers en contradiction


Développement et détermination
_ Détermination intra scientifique
_ Détermination socio économique et politique
_ Histoire individuelle du chercheur

Multi déterminisme
_ Discipline « abstraite »
 cherchant modèles et théories
_ Discipline « concrète »
 questionnée en permanence par la société


Psychologie
_ Le psychologue se propose d'écrire et d'expliquer les conduites, comportements et les processus mentaux.


COMPORTEMENT : réponse de l'organisme
CONDUITE : Ensemble d'actes caractérisés par l'organisation que leur impose la fin poursuivie, consciemment ou non, rationnellement ou non, par l'organisme.



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Les modèles en psychologie


_ La psychologie à ses débuts (modèles...)
_ La psychologie d'aujourd'hui



Le structuralisme

_ Fondé par Wundt : physiologue et psychologue allemand.

_ La méthode d'introspection : étude objective de l'expérience intérieure, sorte d'auto observation, de description de ses propres états de conscience, un témoignage intérieur, le tout dans un cadre...
_ Décomposition en plusieurs éléments.
_ Recherche des éléments les plus simples de l'individu pour atteindre la connaissance de l'esprit

_ INFLUENCES
 Wundt s'éloigne de la philo.
 Introduction de la conscience dans le laboratoire.
 Création de la psychologie scientifique.
 Du descriptif à l'explicatif.
 Père de la psychologie expérimentale.

_ FAIBLESSES
 Informations subjectives.
 Absence d'opérationnalisation des concepts.


Le fonctionnalisme

_ Titchener introduit le structuralisme aux Etats-Unis et influence James
_ L'expérience ne peut se décomposer en éléments.
_ L'analyse de l'expérience, l'adaptation, le fonctionnement de l'esprit et la façon dont l'individu interagit avec son milieu.

_ INFLUENCE
 Comportement comme objet d'étude
 Milieu et environnement
 Critique la méthode introspective

_ FAIBLESSE
 Esprit comme moteur du comportement


Le gestaltisme

Le gestaltisme ou la psychologie de la forme présente l'inverse [Köhler (1887 – 1967)]
_ L'homme est un tout
_ Le changement d'une partie de la gestalt peut changer complètement l'allure de la réalité
_ Perception de son contexte, résolution de problèmes, la notion d'insight.
 Insight : Sorte d'intuition se manifestant par la diminution du nombre d'erreur dans le
processus d'apprentissage ou de résolution de problèmes. En gestaltisme, il s'agit de la
réorganisation soudaine des perceptions rendant possible la solution immédiate d'un
problème.

Objet des 3 courants :
_ Structuralisme à processus mentaux
_ Fonctionnalisme à opération mentale
_ Gestaltisme à réalité mentale







La psychologie d'aujourd'hui :
_ Modèles : 1) Psychanalytique
2) Humaniste
3) Behavioriste
4) Cognitif
5) Sociologique contre culturel
6) Biologique


Le modèle psychanalytique

_ Freud, Janet, Charcot...
_ Influence psychologique de l'enfance
 Méthode d'investigation
 Technique thérapeutique
 Corpus de connaissances et de concepts organisés

_ L'homme n'agit pas accidentellement, plus par pulsion, les peurs.
_ Les comportements n'apparaissent donc pas au hasard, étant soumis à un déterminisme psychique.
_ Technique
 Hypnose
 Association libre
 Etude du rêve

_ INFLUENCE
 Evolution : critique, contestation
 Outil en psychologie clinique
 Vocabulaire quotidien de bien des gens

_ Le psychologue : titulaire d'un master prof.
_ Le psychiatre : médecin spécialisé (11 – 12 ans)
_ Le psychanalytique : pas de diplôme

Le modèle humaniste

_ Existentialisme
_ L'individu est bon et il agit pour son bien
_ Bonheur
_ Carl Rogers et Abraham Maslow
_ Rejet du déterminisme sous toutes ses formes
 Psychique
 Biologique
 Social
 Economique

_ Mouvement de contestation des années 60


Le modèle behavioriste

_ L'individu réagit à son milieu et n'agit pas de l'intérieur, comme la psychanalyse et l'humaniste le prétendent.
_ Pavlov, Watson et Skinne
 Comportement à réponse à un stimulus
 Eliminer le subjectif de l'observation scientifique du comportement
 Les variations externes du milieu et la réponse de l'organisme

_ Modèle stimulus – réponse

Schéma

_ L'animal est le support privilégié pour les expériences.
_ La psychologie de l'animal devient modèle de simulation de la psychologie de l'homme.

_ INFLUENCE :
 Orientation de la recherche
 Abandon de l'introspection
 Méthodologie : instrument d'investigation expérimentale des relations entre l'individu et
l'environnement
 Connaissance des lois du conditionnement et de l'apprentissage
 Tout peut être appris ?

_ FAIBLESSE :
 Certains objets ont été écarté du champ d'investigation
à Ex : Watson (1924) et la mémoire humaine

_ Mot = stimulus mais la signification qu'il évoque n'est pas à proprement parlé un comportement observable, c'est une réponse représentationnelle qui ne peut pas être assimilée purement et simplement à une réponse de dénomination ou même de dénotation.

_ Ouvrir la boîte noire
_ De la psychologie du comportement à la psychologie de la connaissance


Le modèle cognitif

_ Apparition début des années 70
à Développement accéléré de l'informatique
 Traitement de l'information
_ INFLUENCE :
Langage
 Mémoire
 Résolution de problèmes chez l'humain
 L'apprentissage
 [...]

Schéma

_ Le temps de réaction
 De la présentation du stimulus à la réponse du sujet
 Mesure du temps de réaction


L'attention :

Schéma

Le temps de réaction dépend de : l'attention, comptabilité S/R, fatigue, niveau d'éveil, ...

Schéma

Les modèles sociologique et contre culturels

_ Tentent d'expliquer le comportement comme un processus social lié au développement de l'individu.
_ Thèse d'Auguste Comte à affirme que l'homme ne peut être dissocié, isolé de son milieu.
_ En fait, l'analyse des rapports sociaux entre les individus et l'influence des étiquettes, parfois d'un intérêt exagéré, prennent toute leur importance.

_ L'approche contre culturelle rejette les institutions alors que l'école antipsychiatrique tente de le reformuler.

_ L'approche écologique définit la position de l'être humain dans l'ensemble de son univers.


Le modèle biologique

_ Explique le comportement par l'organisme
_ Hypothèse : le comportement est organique, il se localise soit dans le système nerveux central ou encore dans telle protéine de l'ADN.
_ Le comportement peut être prévisible et faire l'objet d'un diagnostic relativement juste.


Conclusion sur les modèles
_ Dynamique
 Sous modèles distincts et particuliers
_ Approches pas forcément opposées
_ Ensemble de connaissances sur lequel on doit se pencher pour approfondir la connaissance de l'être
humain.

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L'organisme humain et le comportement

Le système nerveux central (SNC)
 Encéphale + début moelle épinière
  Importante dans les actes réflexes
Cerveau
Cervelet
Tronc cérébral

Schéma

Le cervelet agit sur la motricité fine.
Le cerveau à 2 hémisphères cérébraux reliés par le corps calleux
 4 lobs
 à l'arrière, le lob occipital (info visuelle)
Travaux de Penfield  dessus, le lob pariétal (info sensorimotrice)
 tempes, le lob temporal (info auditive)
 devant, le lob frontal (organisation de l'info)

L'hypothalamus joue un rôle très important dans le contrôle des motivations.
Le thalamus sert de relai pour l'information qui vient des sens.
Le neurone est l'unité de base du SNC et a un fonctionnement électrochimique.
Induction nerveuse chemine du noyau à tout au long de l'axone pour terminer en arboraison terminale.

Schéma

Pour passer l'information d'un neurone à un autre, une impulsion électrique va libérer des neurotransmetteurs.
à Fonctionnement chimique.
La « drogue » peut stimuler ou inhiber le passage des neurotransmetteurs.
La « liaison » se nomme synapse.



Les fonctions du cerveau

On l'étudie encore et on apprend tous les jours. Son rôle principal est tenu par le neurone à toutes nos conduites, pensées, émotions, ... vont passer par les synapses.

_ L'hémisphère gauche travaille de manière séquentielle.
 Responsable du langage, écriture, lecture.
_ L'hémisphère droit peut travailler de manière simultanée
 Responsable des informations visuelles, c'est lui qui va interpréter ce qu'on voit. Il est aussi le centre de créativité.

Les processus mentaux sont dépendants du réseau synaptique. C'est pendant l'enfance que va se créer ce dernier. A la naissance on possède environ 100 milliards de neurones, ce qui va varier durant la vie c'est le nombre de connexions synaptiques en fonction de l'apprentissage...
 à la naissance, environ 50 trillions de synapses (environ 500/neurone)
De la naissance jusqu'à 5 ans à on apprend beaucoup.
 environ 1000 trillons de synapses.
Un neurone qui ne sert à rien est détruit par l'organisme. Les synapses sont donc parfois éphémères.

H.Chugani – USA – a comparé le réseau synaptique ou réseau routiers (autoroutes à routes de campagne pour synapse très actives à synapses inutilisées).

Celui qui a vraiment fait évoluer la connaissance sur le cerveau c'est J.Piaget – Suisse.
 Milieu du XXe siècle s'intéresse aux capacités cognitives du cerveau.
Il s'est aperçu que l'enfant, le cerveau, passe par différents stades. Il y a un point commun à tous les cerveaux sains à l'ambition naturelle à être actif. Il est demandeur d'apprentissage. Il a besoin de fonctionnement. On peut donc faire des expériences. S'il n'est pas stimulé, il va le faire seul (halluciner...)
Exemple du marin dans le frigo





Inné VS acquis

Dans le ventre, on stocke déjà des choses. Certains réseaux synaptiques sont
Codés chez tout le monde

Déjà présent.


Intelligence : processus d'adaptation, capacité à raisonner, résoudre un problème, capacité à apprendre, ...

La part d'inné et d'acquis a d'abord été étudiée par l'éthologie. Tous nos comportements ont une base mécano physiologique. Sens, système nerveux, systèmes endocriniens. Tous nos comportements vont avoir un double déterminisme
 stimulation interne ou endogène
 stimulation externe ou exogène

Inné : Il s'agit d'un comportement qui de retrouve chez tous les individus d'une même espèces. On parle aussi de comportements instinctifs.

A.Bandura a développé l'apprentissage social.
à On apprend en regardant les autres.


La psychopathologie

L'objectif est de comprendre le fonctionnement psychique à partir de ses déviations.

Pendant des siècles c'était tout ou rien !
A partir du XIXe siècle on est arrivé à une évaluation beaucoup plus quantitative. On a commencé à dire que la pathologie était un disfonctionnement, une exagération, une disparition des fonctions normales.

Schéma

On s'intéresse au qualitatif.
Norme = ce qui sert de référence
ce qui est dans la moyenne
Le 1er sens de la normalité est statistique à c'est ce qu'on observe le plus régulièrement.
La norme n'a de sens que dans un contexte bien précis. Le 2e sens est qualitatif à on va faire intervenir directement la position personnelle de l'observateur.

La pathologie mentale nous intéresse particulièrement.
 c'est une désorganisation
La pathologie chez les enfants est beaucoup plus complexe à définir.

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La personnalité


Terme très souvent utilisé : publicité, internet, expressions...
Un langage sur la personnalité :
« Les gros ont un esprit bon enfant »
« Les grands diseurs ne font pas les grands faiseurs »
Nous nous basons sur :
_ Des croyances populaires, des stéréotypes
_ Expériences personnelles et sociales
 Implicite et spéculatif



Quelques repères historiques :

_ Hippocrate (460 – 377 av JC)
. Typologie des humeurs
_ Galien (123 – 199)
. Description du comportement en 13 types
. Soma et Psyche (corps et esprit) sont liés.
 « sanguin » : personnalité courageuse, dynamique, directe et impulsive.
_ Après l'antiquité : quelques exceptions
. Rousseau (1712 – 1778)
. La conception de l'homme « produit de la société)
_ Avènement de la psychologie
. Wundt (1832 – 1920)
 Etudier scientifiquement le comportement
. Galton (1822 – 1911)
 La 1ère évaluation : association de mots

Schéma

Définitions

_ Grec persona qui signifie « masque de théâtre »
 Rôle joué par un individu dans un contexte et face à autrui
_ Reuchlin (1982)
 « caractéristique relativement stable et générale de la manière d'être d'une personne dans sa façon de réagir aux situations dans lesquelles elles se trouvent »


_ Objectifs des théories de la personnalité :
_ Décrire la conduite en faisant référence à des taxonomies
_ Expliquer cette conduite en faisant état de nos connaissances sur les influences (génétiques et environnementales)
_ Prévoir la conduite dans des situations typiques



Questions

_ Approche nomothétique VS idiographique
. Nomothétique
 Définir des lois, ce que les individus ont en commun (Cattell et Eysenck)

. Idiographique
 Analyse de l'individu dans sa globalité (Allport, Freud, Piaget) : parcours de vie.
 Etude de cas dans une perspective dynamique.

_ Disposition VS situation
. La forme prise par la conduite dépend-elle du fonctionnement interne ou des caractères propres à la situation ?
. Locke, l'homme est régit par les lois du milieu
. Kant, L'âme est libre et animée d'une volonté autonome.

Débat hérédité – milieu ; inné – acquis

_ Autoévaluation VS hétéro évaluation
. L'individu a-t-il accès à l'analyse de sa propre conduite ?
. Doit-il se soumettre à l'analyse d'un tiers ?
 Introspection : impensable pour certains, contestée par d'autres.

_ Stabilité VS instabilité
. Conservons nous toujours la même structure de personnalité ou bien celle-ci est elle sujette à une évolution au cours de la vie ?
. Développement de la personnalité chez l'enfant mais chez l'adulte ?


Approches
1) Approche pseudo scientifique

_ Reposent sur un discours scientiste, sur des théories naïves de la personnalité.
_ N'appliquent pas les principes de bases de la démarche scientifique et n'y résistent pas.
_ Répondent souvent à des besoins exprimés au niveau individuel comme au niveau sociétal.

Les différentes approches:
1) La phrénologie :
_ Organisation anatomiste de la personnalité.
_ Des zones géographiques du cerveau sont associées des compétences ou des qualités personnologiques.


2) L'astrologie :
_ La position des astres peut expliquer nos actes et notre devenir.
_ Chaque signe est un déterminant d'éléments du caractère
_ Vérification empiriques infructueuses
3) L'hémato psychologie :
_ Typologie de la personnalité à partir de la connaissance du groupe sanguin


4) Numérologie :
_ Prédictions à partir de l'interprétation de chiffres
_ Date de naissance


5) Morpho psychologie :
_ Bâtir des portraits psychologiques en fonction des caractéristiques du corps ou du visage d'un individu.





_ Au-delà des structures psychiques
_ Genèse de la personnalité
 Le fonctionnement de l'adulte peut s'expliquer par le vécu des années d'enfance


Différents tests pour approcher la personnalité:
_ Test de Rorschach (test des taches d'encres)
_ Thematic apperception test (TAT)
_ Test de complément de phrases
_ Test du village :
_ Graphologie
_ Test du dessin
_ Hypnose






Approche typologique :
_ Le type :
_ Est un élément de la personnalité qui englobe un ensemble hétérogène de caractéristiques individuelles
_ Décrit le comportement de manière globale
Ex : le type ENTP de l'inventaire typologique de Myers-Briggs


Les traits :
_ Chaque trait se rapporte à une composante de la personnalité ;
_ Les traits expriment la probabilité de chances que la conduite se manifeste dans une situation et à un moment particulier
_ Un trait se caractérise sur un continuum

Schéma

Approche interactionniste
. Vers une conception interactionniste de la personnalité (Bandura, Mischel)
_ Prise en compte de l'interaction dynamique et réciproque entre les caractéristiques des sujets et les caractéristiques des situations
_ Double déterminisme
_ L'individu manifeste des traits, influence les situations, en choisit d'autres et en évite certaines. En retour, la situation influence son comportement.

Approche humaniste
_ influencée par des courants philosophiques (Kierkegaard, Heidegger, Sartre)
_ Rogers met l'accent sur l'acceptation de soi et le développement personnel.
 Vision positive et non déterministe
_ Mais néglige l'inconscient, les facteurs héréditaires et du milieu et souffre d'un manque de vérification empirique

Les théories de l'apprentissage
_ La personnalité n'est que fiction, sans utilité réelle
_ Elle est déterminée par un assemblage de conduites

Watson et Skinner
_ Vision mécaniste de la personnalité
 La conduite se construit uniquement pour le jeu des renforcements positifs et négatifs

L'approche cognitive
_ Les différences individuelles pourraient être expliquées par la manière dont le sujet traite l'information en provenance de l'environnement

Witkin et style cognitif
_ Dépendance – indépendance à l'égard du champ
 DC : approche globale des situations, investissement dans les relations sociales
 IC : approche analytique, autonomie dans les relations sociales


L'explication des différences

_ La personnalité se construit par le jeu de la socialisation

Déterminants culturels :
_ Culture = macro environnement
_ La culture est définie par des modèles de références (comportement, valeurs, motivations, attitudes)
liés à l'organisation de la société et qui se transmet de génération en génération.
_ Anthropologie : l'individu naît dans un milieu signifiant avec ses codes et ses rites.

Déterminants familiaux
_ Famille = micro environnement
_ Le niveau socio culturel a un effet sur la nutrition, sommeil, espace de vie, ...
_ Effet du style éducatif
 Autoritaire et directif
 Mode + souple, non directif

Autres
_ Facteurs économiques et historiques (guerre, crise économique)
_ Vie maritale et sexuelle
_ Expérience professionnelle
_ Ecole
_ Valeurs propres à une région
_ Relations interpersonnelles
_ Etat de santé
_ Medias


La référence aux gènes suscite des inquiétudes
_ Les gènes n'agissent pas directement sur le comportement mais déclenchent une série de variables intermédiaires physiologiques et hormonales qui influencent en retour la conduite
_ Méthodes de l'arbre familial, des adoptions, des jumeaux
_ L'hérédité expliquerait un tiers de la variance de la personnalité

Facteurs génétiques et environnementaux n'agissent pas de manière mécanique en interaction et selon des processus complexes

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La psychologie du sport et de l'activité physique


C'est l'étude scientifique des individus et de leurs comportements, dans le contexte sportif et de l'activité physique


2 objectifs à la psychologie du sport :
Comprendre l'effet des facteurs psychologiques sur la performance (anxiété, stress, ...)
Comprendre l'effet de la pratique sur les facteurs psychologiques

Par quelles orientations étudions nous le comportement d'un sportif ?
Orientation comportementale:
Le facteur déterminant du comportement d'un sportif viennent de l'environnement
Ex: -Heward en 1978 : motivation par l'argent des joueurs de base ball
 Effets positifs sur le comportement (temporaire)
-Allen et Iwata en 1980 : la participation dans une activité augmente avec
l'augmentation de la liberté



Orientation psycho physiologique:
Étudier le comportement, c'est examiner les processus psycho physiologique (ex : fréquence cardiaque, activité cérébrale, potentiel d'action musculaire)
 Relation entre paramètres physiologiques et le comportement
Ex: En 1985, Landers observe que chez les tireurs d'élites sont plus précis si le tir à
lieu entre 2 battements cardiaques.



Orientation cognitive comportementale:
Le comportement résulte d'une double influence
 Environnement et cognitions
On observe les résultats du questionnaire en relation avec les variations du comportement

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Activation, anxiété, stress


Activation

_ Définition de Gould et Krane (1992)
 Etat général d'éveil physiologique et psychologique de l'organisme qui varie sur un continuum allant du sommeil profond à une intense agitation


Loi de U inversé




L'anxiété

C'est de toute façon un état négatif. C'est un état émotif négatif. Accompagné de nervosité, d'inquiétude... en même temps que d'activation corporelle.

L'anxiété est divisée en 2 :
_ L'anxiété cognitive et l'anxiété somatique. On peut aussi parler d'anxiété d'état et de trait

_ L'anxiété d'état est un état d'humeur variable en fonction de la situation. C'est un état qui va sans cesse évoluer. L'anxiété se ressent corporellement (fréquence cardiaque, sudation)
_ L'anxiété de trait elle appartient à la personnalité


Comment peut on mesurer l'anxiété ?
à La meilleure méthode est d'étudier cela avec des données physiologiques et des questionnaires.
On va comparer le score état au score trait l'idée étant d'éviter un très grand écart.


Le stress

Le stress lui n'est pas toujours négatif. C'est une réponse dans le même temps qu'un processus.
_ 4 phases successives :
_ D'abord une exigence environnementale (nécessité de réaction)
_ Perception de cette exigence
_ Réponse de stress (pas obligatoirement négatives)
_ Conséquences comportementales

La réponse de stress est différente d'un individu à un autre. Les sources de stress sont multiples.

Conclusion : L'unicité dans la diversité


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Madame L.

L'apprentissage introduction

Préambule : notion qu'on va revoir quelque soit notre orientation future.
Objectifs : _ présenter les différentes formes de l'apprentissage
_ présenter les différentes théories de l'apprentissage
_ présenter l'état actuel des connaissances sur l'apprentissage

Chapitre 1 L'apprentissage par expérience directe
Chapitre 2 L'apprentissage en situation sociale
Chapitre 3 Les théories de l'apprentissage

Biliographie :
_ REUCHLIN, M. (1991). Psychologie, PUF
_ Doré, F. et Mercier, P. (1992). Les fondements de l'apprentissage et de la cognition, presses universitaires de Lille et Gaëtan Morin Editeur




INTRO GENERALE : DEF ET NOTIONS ESSENTIELLES

1. Qu'est ce qu'apprendre ?
Cela nous semble très basique et pourtant c'est très complexe.
Les définitions de l'apprentissage sont nombreuses et variées (d'où la complexité), on peut les regrouper en deux grandes familles : d'une part celle qui vont définir l'apprentissage comme une modification du comportement et puis l'autre qui regroupe les définitions qui définissent l'apprentissage comme une modification des connaissances de l'individu.

Selon M.Reuchlin en 1977 : « on dit qu'il y a apprentissage lorsqu'un organisme, placé plusieurs fois dans la même situation, modifie sa conduite de façon systématique et relativement durable »

Pourquoi Reuchlin parle-t-il d'organismes ? Reuchlin nous dis que n'importe quel être vivant est capable d'apprentissage, quelquefois sous une forme très élémentaire bien sûre.

« placé plusieurs fois dans la même situation » : cela souligne l'idée de répétition, en ce qui concerne la répétition les conduites actuelles d'un organisme dépendent en grande partie de ses expériences antérieures.

« Cette modification de la conduite » : a une valeur adaptative au sens où elle permet une amélioration de la performance, mais ce peut être aussi négatif, on peut apprendre à ne pas réussir...

« systématique » : cela nous indique que les modifications de la conduite sont orientées dans un certain sens ; globalement on va vers une amélioration avec quelques variations et des fluctuations.

« relativement durable » : Dans l'apprentissage la modification observée dépasse dans la durée la phase d'apprentissage, ce qui est acquis se maintient, il y a un lien permanent entre l'apprentissage et la mémoire, il y aura donc des processus de stockage et de rappel.



Selon DORE et MERCIER en 1992 : « Apprendre consiste à acquérir des connaissances sur le monde qui nous entoure ou à les modifier »

2 conceptions différentes : à Comportements directement observables
à Changements internes à l'individu (les connaissances)

Modification des connaissances comportements effectifs


Comportements non immédiatement observables.

Selon GEORGE en 1991 : « L'apprentissage est chez un individu une modification de sa capacité à réaliser une tache sous l'effet des interactions avec son environnement ».


Distinction entre apprentissage et performances
L'apprentissage n'est pas observable : c'est un processus qui conduit à des modifications de comportements (observables), dont on peut mesurer les effets.

Interaction entre l'environnement et l'individu
L'apprentissage est un concept s'opposant à tout courant innéiste (fait référence à tout ce qui est génétiquement déterminé).

RESUME :
L'apprentissage peut être défini comme le processus par lequel un comportement ou des connaissances prennent naissance ou sont modifiés de manière systématique en fonction de l'expérience.
L'apprentissage n'est pas directement observable, on l'infère en fonction des changements observés dans les conduites de l'individu.


2. Comment apprend on ?
Quelles sont les différentes manières d'apprendre ?

2 grands modes d'apprentissage
_ Apprentissage par des expériences directes
Lorsqu'un organisme confronté à une situation nouvelle va modifier son comportement pour s'adapter à cette situation. Habituation – Conditionnement classique – Conditionnement opérant

_ Apprentissage en situation sociale
Lorsqu'un organisme acquiert un comportement ou une connaissance nouveau nouvelle grâce à l'interaction avec d'autres organismes. Apprentissage par observation – Imitation – Enseignement


3. Comment expliquer les apprentissages ?
à Nature des mécanismes impliqués dans les apprentissages

Théories behavioristes Théories cognitivistes





Comportements observables Processus internes à l'organisme

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L'apprentissage par expérience directe


L'habituation

Apprendre à ne plus répondre, ou moins fort, à une stimulation sans importance particulière en provenance de l'environnement.
Baisse progressive de l'intensité d'une réponse à mesure que la stimulation se répète dans le temps.
Exemple : coup de téléphone
Observable chez de nombreuses espèces – Travaux de Kandel sur l'aplysie
Diminution de la réponse musculaire suite à plusieurs stimulations
Baisse de la tachycardie chez les parachutistes après plusieurs essais

CONCLUSION :
Processus possédant une grande valeur adaptative
_ Environnement familier et régulier à Organisme ne se fatigue pas inutilement.
_ Organisme prêt à répondre aux éventuels évènement nouveaux


Le conditionnement classique ou pavlovien
A) Approche pseudo scientifique

Le conditionnement classique c'est une situation expérimentale typique, un paradigme, qui est décliné de plusieurs manières, et qui peut être développé en plusieurs variantes, qui a ouvert des recherches sur l'apprentissage.

C'est ce paradigme qui a permis d'observer un certain nombre de lois fondamentales sur l'apprentissage ; et c'est ce paradigme qui a permis d'expliquer ce qui se passe quand un organisme apprend un nouveau comportement.

L'ancrage théorique du conditionnement classique c'est le béhaviorisme, il s'intéresse plus au comportement qu'aux conduites, ce courant affirme que l'individu ne fait que réagir à son milieu et à son environnement.

Stimulus -> individu -> réponse

Il affirme également que l'individu n'agit pas de sa propre initiative. Pour tous les auteurs de ce courant les comportements sont considérés comme des réponses à des stimuli. La dimension subjective est évacuée de l'observation.

Il a été mis au point par un physiologiste russe, Pavlov, il s'intéressait à la digestion et au rôle des réflexes de la digestion notamment chez le chien. Il s'est aperçu que son chien se mettait parfois à saliver alors qu'il n'y a pas de nourriture dans son environnement. Pour comprendre ce phénomène il a fait une expérience qui a déterminé les travaux sur le conditionnement.

La procédure d'apprentissage consiste dans ce cas à associer un stimulus particulier à une réponse comportementale. Au départ on a un stimulus qui n'a rien à voir avec la nourriture (cloches, lumière).

Le stimulus est dit neutre car il ne provoque aucune réaction sur l'animal (à part quelquefois une réponse d'orientation, le chien peut tendre l'oreille par exemple).

On a un stimulus inconditionnel, ici c'est de la viande, il provoque une réponse inconditionnelle, ici la salivation, inconditionnel signifie que cela marche tous les coups.

L'acquisition du conditionnement consiste à apprendre au chien à répondre par une salivation au son de la cloche.

On va créer un lien entre le stimulus neutre et le stimulus inconditionnel, on présente le stimulus neutre et ensuite on présente le stimulus inconditionnel et on les associe systématiquement, cela constitue un renforcement. De présentation en présentation le stimulus inconditionnel renforce la capacité du stimulus neutre à provoquer la réponse.

Il provoque alors une réponse inconditionnelle, on a associé une réponse qui n'a rien à voir avec le stimulus, le stimulus conditionnel provoque désormais une réponse inconditionnelle.

Le conditionnement classique c'est une technique par laquelle un stimulus qui au départ n'amène pas l'apparition d'un certain type de réponse en vient à provoquer cette réponse à la suite d'une répétition de la présentation de ce stimulus lié à un autre stimulus qui va lui provoquer la réponse désirée. ( Réjéan Huot ).

B) Acquisition du conditionnement classique
i. Répétition

Conditionnement : Basé sur lé déclenchement d'une réponse réflexe lors de la présentation d'un stimulus spécifique, non appris. Si on présente un certain nombre de fois le stimulus inconditionnel (la sonnette) sans renforcement (sans qu'il soit suivi de nourriture) la réponse conditionnelle (la salivation) diminue peu à peu. C'est un apprentissage négatif, un apprentissage d'une inhibition.

St le lien entre le stimulus conditionnel et la réponse, le réflexe digestif lui ne disparaît pas. Cette réponse ne se manifeste plus, est-ce que le lien est cependant totalement oublié ? Non, si on refait deux à trois fois l'association le conditionnement réapparaît très facilement.

On constate même qu'après une semaine sans rien faire, après extinction du conditionnement et du repos, il y a réapparition du lien conditionnel qu'on avait créé.

L'extinction est très facile à réactiver. Plus une réponse conditionnelle a été établie dans des conditions favorables et plus cet apprentissage aura du mal à disparaître ; la réponse est solidement établie.

Cas particulier : on peut établir un conditionnement avec un renforcement intermittent (qui n'est pas systématique), par exemple une fois sur deux, cela va être plus long pour conditionner le chien mais ça fonctionne quand même.

Le conditionnement d'un chien fait avec un renforcement intermittent sera beaucoup plus difficile à éteindre.

Une explication théorique a été proposée à ce phénomène, c'est comme si l'apprentissage avait conduit à des attentes, avec le renforcement intermittent l'attente est un peu moins déçue qu'avec le conditionnement classique, car avec le conditionnement classique le chien s'était habitué à voir ces attentes récompensées à chaque fois.


Sans apprentissage :
Contact de la viande avec la langue à salivation
Stimulus actif sans condition préalable : stimulus inconditionnel (SI)
Réponse : réponse inconditionnelle

Conditionnement :
Présentation d'un stimulus neutre (SN) (ex : le son d'un diapason) en même temps que le SI (ex : viande dans la bouche) plusieurs fois

Après plusieurs répétitions : présentation du SN déclenche la réponse de salivation. SN devient un
Stimulus conditionnel.
Réponse : réponse conditionnée

La réponse est une caractéristique indispensable






ii. La contiguïté temporelle
_ Présentation simultanée du SN et du SI
_ Efficacité supérieure si le SN précède le SI (Max. si délai de 0,5 sec)
_ Conditionnement difficile si intervalle temporel plus important à Conditionnement avec délai.

LE SN PRECEDE LE SI

NB : Présentation du SI avant le SN
à Le SN ne permet pas de déclencher la réponse
à Conditionnement rétrograde

RESUME :
2 facteurs nécessaires à l'établissement du conditionnement classique :
_ Répétition
_ Présentation préalable du SN par rapport au SI

Selon Pavlov, le SC joue le rôle d'un signal (biologique) annonçant le SI


C) Extinction et récupération spontanée

_ Présence du SI, la réponse s'observe donc en sa présence.
à Renforce l'apprentissage de l'association entre les deux évènements

SI : Agent renforçateur

_ Cessation de la présentation du SI
à La réponse conditionnelle faiblit jusqu'à disparaître

Extinction

Apprentissage négatif : apprentissage d'une inhibition

Non manifestation de la RC ne signifie pas que le SC = SN

_ Après un délai, si présentation du SC alors observation de la RC
Récupération spontanée

_ Apprentissage de l'association entre les deux événements non oubliés


Quel est l'intérêt de l'extinction ?

_ Processus intéressant lorsque la RC n'est pas souhaitable
Ex : les peurs conditionnelles

_ Extinction difficile
Ex : de désensibilisation de petit Peter (Jones, 1924)



D) Généralisation et différenciation (ou discrimination)

_ Stimuli qui ressemblent au stimulus conditionnel peuvent déclencher la réponse
_ Efficacité de la généralisation

Schéma

_ Différenciation ou discrimination
Répétition du renforcement du stimulus original (ex : son de 1000 Hz)
Non renforcement de stimuli proches (ex : son de 1012 Hz)

à La RC n'apparaît pas pour un nouveau stimulus (son de 1012 Hz) même si il ressemble au stimulus origine

CONCLUSION

Permet une réaction réflexe anticipée à une stimulation signifiante qui pourra prévenir le sujet d'un danger ou au contraire d'un évènement intéressant sur le point d'apparaître.


Le conditionnement opérant
E) Contexte historique du conditionnement opérant

Dans le conditionnement classique l'apprentissage concerne un réflexe qui se produit en réponse à une stimulation dans le fonctionnement classique qui jusqu' alors n'avait pas un tel pouvoir. Pour maintenir cette réaction réflexe il est nécessaire de présenter au moins occasionnellement l'agent compensateur. C'est la réponse du sujet qui est renforcé dans le conditionnement opérant par la l'agent compensateur qui la suit. Une réponse est donc apprise dans le conditionnement ou modifiée en fonction de ses conséquences.

Miller et Konorski
Toutes les recherches sont initialement d'eux.
Objectif : obtenir la salivation conditionnelle chez le chien affamé en utilisant comme SN un mouvement de flexion de la patte.
à Salivation avant la présentation de la nourriture si flexion de la patte.
à L'animal fléchit lui-même la patte lorsqu'il a faim

Skinner (1904-1990) :
Paradigme du conditionnement opérant (conditionnement skinnérien ou conditionnement instrumental)

Forme d'apprentissage associatif (S-R)



F) Acquisition du conditionnement opérant
a. La boite de Skinner

Objectif : Créer un environnement standard permettant l'étude de lois générales de l'apprentissage.

Environnement automatisé pour :
_ Eliminer les manipulations humaines
_ Recueillir automatiquement des résultats
à Dispositifs de distribution de nourriture
de présentation de stimulus
de mesure de l'activité
Environnement surtout utilisé pour des pigeons ou des rats.

b. Principe du conditionnement opérant

Rat affamé dans la boîte de Skinner
à Actions appartenant à son répertoire comportement

Exploration de la cage
à Appui par hasard sur le levier d'où récompense alimentaire
Récompense appelée renforcement positif (agent renforçateur)

Reproduction des séquences comportementales avant l'introduction de la nourriture.

Schéma


Importance de la contiguïté temporelle



c. Extinction et renforcement négatif (échappement, évitement)

Extinction d'un comportement si on supprime le renforcement
à Si appui sur le levier, pas de nourriture

Consolidation de l'extinction avec un renforcement négatif
à Si appui sur le levier, stimulation aversive comme un choc électrique


Renforcement négatif peut se diviser en 2 situations :
Echappement
àComportement conduit à une réduction des aspects indésirables de l'environnement, l'individu se soustrait à la situation aversive dès que le stimulus commence à apparaître.

Evitement
àComportement empêche la production d'aspect indésirable dans l'environnement, l'individu se soustrait à une situation aversive avant que le stimulus aversif ne commence à apparaître.

L'échappement est plus facile à observer.

d. le conditionnement opérant discriminatif

Apprentissage plus complexe
àCapacité de discrimination perceptive

àDiscrimination de couleur, de figures géométriques, de cartes.

Conditionnement :

àForme d'apprentissage

àIdentification, par construction de la situation expérimentale, une liaison :
Soit entre 2 stimuli : S-S (conditionnement classique)
Soit entre 1 stimuli et 1 réponse : S-R (condition opérant)

àPrototype de l'apprentissage selon les behavioristes :
Tout apprentissage, simple ou complexe, peut s'expliquer par un assemblage de segments de comportements de type S-R


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L'apprentissage en situation sociale


Doré et mercier (1992) :
L'apprentissage social comprend « un ensemble de domaine où l'organisme acquiert un nouveau comportement ou modifie un comportement existant grâce à l'interaction social qu'il a eu avec l'un de ses congénère. »

Fonction de socialisation :
àRôle dans la transmission sociale et culturelle (c'est elle qui permet d'organiser des connaissances, des attitudes ou des savoir-faire)

Fonction adaptative :
àAvantage par rapport aux apprentissages individuels (Permet de transmettre des infos à quelqu'un sans qu'il y soit confronté)

L'apprentissage par observation

Robert (1970), il est nécessaire d'avoir :
àUn organisme observé ou modèle
àUn organisme observateur ou apprenti
àLes stimuli de l'environnement physique et social

On dira de façon générale qu'il y a apprentissage par observation si après observation d'une séquence d'événement il y a eu modification du comportement de l'observateur comme si, ce dernier avait été lui-même engagé dans cette séquence d'événement.

L'apprentissage par observation est un processus dans lequel l'apprenti extrait des infos dont il pourra tirer parti lorsqu'il sera confronté plus tard à la même situation ou à une situation analogue.

Imitation et apprentissage vicariant

 Apprentissage par observation

 Apprentissage vicariant :
Le comportement de l'apprenti est influencé parles stimuli de l'environnement qui font réagir le modèle.
àAnalyse du modèle et de l'environnement dans lequel il se trouve.
àReproduction du comportement en fonction des conséquences.

Apprentissage imitatif
L'indice essentiel est le comportement du modèle lui-même
àSimple reproduction du comportement
àExpériences de MELTZOFF (1988)

L'imitation selon la théorie de l'apprentissage social de BANDURA

Théorie très influente de l'apprentissage en situation sociale

« Modelage » : processus d'acquisition d'un comportement par observation d'un modèle.

4 sous processus :
àFonctions d'attention : elles vont servir à organiser l'enregistrement sensoriel des comportements à acquérir. Elles permettent de sélectionner les modèles à observer mais aussi les infos à extraire.
àProcessus de rétention : ces processus vont permettent de stocker les infos en mémoire sous forme imager ou verbale.
àProcessus de reproduction motrice : celui-ci va aider à intégrer les séquences comportementales exhibées par le modèle.
àProcessus motivationnels : ils influencent les processus précédents et permettent de déterminer parmi les comportements acquis ceux qui seront sélectionner et donc exécuter.

Pour Bandura, un comportement d'imitation est l'occurrence d'une similitude entre le comportement d'un modèle et d'un sujet à condition que le premier ait servi d'indice déterminant pour le second.

Méthode des comportements anecdotiques
àLe modèle va adopter des conduites originales n'existant pas ou rares dans le repertoire comportement du sujet

Expérience sur les comportements agressifs (Bandura 1965)

àIl projette un film dans lequel il montre des comportements agressifs anecdotiques sur des jouets

Condition 1 : le modèle obtient une récompense
Condition 2 : il reçoit une punition
Condition 3 : il n'est ni puni, ni récompensé

àNombre de reproduction de comportements anecdotiques (nombre de comportements qu'a produit le modèle)
Ceux sont les modèles 1 et 3 qui ont le plus de résultats.
àExposition au modèle puni : imitation moindre des comportements agressifs
àLes 2 autres groupes imitent plus de comportements agressifs ?

àVérification de l'acquisition : rappel des comportements effectués le modèle
Les enfants des 3 conditions ont des résultats similaires

Différence importante entre acquisition et performance dans la condition « modèle puni »
àL'inhibition explique les différences entre les 3 groupes d'enfants

Les facteurs de renforcement agissent au niveau de la performance et non de l'acquisition


L'enseignement

1. Définition

 La situation est organisée dans le but explicite de favoriser l'apprentissage

 Apprenti et modèle à effort délibéré pour faciliter l'apprentissage

2. diversité des pratiques pédagogiques

Méthodes traditionnelles :
Transmettre des connaissances unilatérales. L'élève, l'étudiant, le modèle va recevoir des connaissances.
àRéception de manière relativement passive d'informations de l'enseignement ou des manuels.
àSituation de questionnement et de contrôle de connaissances.

Méthodes fondées sur la vie sociale de l'enfant :
Basées sur l'interaction des élèves :
àApprentissage coactif : deux ou plusieurs acteurs sont impliqués en même temps dans la même activité et s'influencent mutuellement

àTRIPLETT : effet de coaction chez des enfants
Comment peut on voir l'effet de coaction chez l'enfant, Triplett sélectionne des enfants et leur demande d'enroule le plus rapidement possible des moulinets de canne à pêche.
-Travail seul
-Exécution de la tâche à deux
Meilleur résultats quand les enfants sont à deux.

La présence d'autrui de manière générale à une influence (ici bénéfique) sur le comportement


Méthodes actives :
Basées sur la participation active des élèves à l'élaboration de leurs connaissances.
Elle peut se faire par diverses moyens :
àPar l'observation
àPar la découverte
àPar une activité physique
àPar la créativité...


Caractéristiques sociales de l'apprentissage

Le conditionnement social :

Conditionnement socialàRenforçateur d'ordre social
Présence et le comportement d'un congénère = Stimulus conditionnel

Exemple : Situation d'interviews
Renforcement de certains éléments du discours de l'interviewé
Non renforcement des opinions personnelles

àAugmentation de la fréquence des transmissions d'infos et élimination des opinions personnelles.

L'effet d'audience :

Des spectateurs passifs affectent l'apprentissage et/ou la performance d'un individu qui travaille à une tâche quelconque.

Expérience de Bergum et Lehr (1963) :
Tâche : surveiller l'allumage d'une série de 20 lampes dans un ordre donné avec une garde américaine.
La moitié des sujets mène la tâche de détection et l'autre moitié même consigne + visite d'un gradé.
Les résultats montrent que :
Les performances diminuent avec le temps dans les 2 groupes : effet de fatigue
Bonnes détections : > 80% chez les sujets surveillés et < 40% chez ceux qui travaillent seuls

la facilitation sociale :



Effets d'audience et de coaction : facilitation sociale (ALLPORT)

Situation n'ayant pas toujours des effets bénéfiques.

-Importantes différences inter individuelles
-Pertinence de la présence d'autrui varie d'une situation à une autre (J P LEYENS Psychologie sociale)




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Les théories de l'apprentissage


Les théories béhavioristes

Ce mécanisme porte sur les théories de l'apprentissage. Les théories béhavioriste vont dire que l'apprentissage peut s'expliquer par des comportements observables. A l'opposé on trouve les théories cognitiviste vont tenter d'expliquer l'apprentissage par des processus interne
C'est un courant très fort.

-Ces théories viennent d'un refus de l'introspection

-Observables : conduites considérées comme des réponses comportementales à des événements qui surgissent de l'environnement.

-Schéma S-R : lien associatif entre le stimulus et la réponse.
àOn considère que la réponse dépend de la force de la liaison qui s'établit au cours de l'apprentissage.

Lorsqu'un stimulus se présente à la fin de l'apprentissage il n'y a qu'une seule réponse

Thorndike : un précurseur :

a) L'apprentissage par essai et erreur :

-Thorndike (1874-1949) : 1er psychologue à avoir étudié de façon systématique l'apprentissage animal

-Apprentissage par essai et erreur : forme d'apprentissage de base présente à la fois chez l'homme et chez l'animal.

-Boite problème :
Animal affamé (comme un chat par exemple)
Par hasard et sans raisonnement, il actionne le mécanisme d'ouverture
Apprentissage s'améliore au fur et à mesure des essais
àSatisfaction d'atteindre la nourriture

Intérieur de la boite problème (stimulus)-Sortir pour atteindre la nourriture (réponse)

b) Lois d'effet et de l'exercice :

-La loi de l'effet : lorsqu'une connexion entre une situation est faite et qu'elle s'accompagne ou est suivi d'un état satisfaisant pour l'organisme, la force de la connexion augmente ; lorsqu'elle est faite ou accompagnée d'un état désagréable la force de la connexion est diminuée.
àLe comportement est la fonction de ses conséquences.

-La loi de l'exercice : plus l'organisme répète une procédure, plus le lien s'établit solidement ; moins il lla répète moins le lien sera fort, il s'affaiblit.

Watson et Guthrie, théoriciens du lien S-R :

Ces 2 auteurs rejettent la loi de l'effet décrite ci-dessus. Ils ne lient pas le lien S-R mais les conséquences du comportement sont minimes. Ils sont tous 2 béhavioristes.

c) Watson (1878-1958) et la loi de fréquence :

-Organismeàrôle relativement passif de réaction à l'environnement.

-Ils proposent que l'apprentissage soit en définitif des apprentissages successifs de type S-R servant de base pour des apprentissages plus complexes.

-Loi de fréquence : la force du lien est fonction du nombre de fois où le stimulus et la réponse ont été associés.
àRépétition de situations identiques

d) Guthrie (1886-1959) et la loi de contiguïté :

-Renforcement non nécessaire à l'apprentissage

-Loi de la contiguïté (temporelle) entre le comportement et les stimuli présents au même moment
Elle suppose qu'un stimulus et un comportement seront très rapprochés dans le temps.

-Application à la vie quotidienne : habitudes

Il propose que lorsque l'on veut se débarrasser d'une habitude il suffit de remplacer la réponse produite par un stimulus par une autre réponse, il faut chercher une autre réponse.
àDéterminer les stimuli associés à une réponse donnée et associer une nouvelle réponse à ces stimuli.

Hull et Skinner, théoriciens du renforcement :

e) Hull (1884-1952) :

-Rebelle des béhavioristes radical de Watson car il s'oppose à ce modèle et il s'inscrit à un modèle parallèle le modèle néo béhavioriste.
àSchéma S-R est réducteur

-Entre stimulus et réponse, il existe un organisme un schéma S-O-R.

-Organisme représente un ensemble de variable : variables intermédiaires.
àExpression du comportement avec ces variables intermédiaires

Comportement=D*K*V2*H*V1*c
D=Drive
K=valeur indicatrice du renforcement
V1 et V2=intensité de 2 stimuli dans une discrimination
H=force de l'habitude au départ de l'apprentissage
c=constante quantitative

En résumé :
-Comportement=habitude (Habit)*motivation (Drive)
àHabitude (Habit)= apprentissage de liaison S-R (résultat du renforcement)
àMotivation (Drive) dépend du besoin de l'organisme

Si privation d'un élément essentiel pour / dans l'organisme : motivation=augmentation de la tendance à agir

Si le comportement répond aux besoins de l'organisme il y a réduction de la motivation
àLe comportement constitue un renforcement.

-Loi de gradient de but : la force du comportement augmente en fonction de la proximité du but.
Plus le but sera éloigné plus la réponse aura tendance à s'affaiblir.
Les deux variables intermédiaires : la motivation et l'habitude.

f) Skinner :

-SKINNER et le conditionnement opérant (cf chapitre 1 point 3)
àPoint culminant de l'approche béhavioriste

-Application : thérapies comportementales et éducation
 Education parentale :
Apprentissage de la politesse.
 Education scolaire :
Agents renforçateurs pour acquérir des connaissances.
Enseignements programmé.
 Education sociale :
Modification des troubles du comportement social.

Vers les théories cognitivistes :

Années 30

-Gestaltistes : Schéma S-R : incapable de rendre compte des apprentissages complexes.

-Développement de cette opposition avec les théories cognitives de l'apprentissage.
L'apprentissage dépend de connaissances
Connaissances ne correspondent pas à une liaison établie grâce à la contiguïté entre les stimuli et la réponse
àImportance de la mémoire
Connaissances s'élaborent tout au long du développement et pas uniquement pendant les périodes d'apprentissages.

1. La théorie de la forme (Gestalthéorie) :

-WERTHEIMER, KÖHER, KOFFKA

-Processus (cognitif) permettant d'élaborer la solution à un problème posé.

-Deux notions centrales :
àLa compréhension de la situation et sa réorganisation.
àL'insight=découverte soudaine de la solution au problème posé.

Travaux de KÖHLER : intelligence des singes supérieurs confrontés à des problèmes nécessitant une réorganisation de la situation.

Expérience de Sultan, 1948 :
-Animal placé dans une cage et avec 2 tiges de roseau emboîtables
-Nourriture à l'extérieur de la cage attrapable uniquement à l'aide d'un bâton (emboîtement des 2 roseaux)
-Comportement du singe :
àTente d'atteindre la banane avec 1 des 2 roseaux
àPousse 1 des tiges à l'extérieur de la cage avec la 2nd : touche la banane mais ne parvient pas à la saisir.
àAbandonne=période d'inactivité.
àPlace les 2 tiges en ligne droite, les emboîte : il parvient à attraper la banane !
L'apprentissage se décompose en étapes successives de natures différentes :
-période de tâtonnement
-phase de réflexion
-Insight
-réorganisation de la situation et réussite



2. Tolman : le comportement orienté vers un but :

a) Conception de Tolman (1886-1959) :

-Apprentissage : acquisition d'information sur le monde extérieur
-Connaissances acquisesàPlanifier une action et atteindre un but
-Renforcement n'est pas nécessaire, des confirmations suffisent :
àAccès à la nourriture : objet de connaissance informant que la solution choisie est la bonne
-Explication de l'apprentissage par des mécanismes cognitifs (d'élaboration de connaissance) àrepose sur les significations données aux événements et pas uniquement à des réactions


b) L'apprentissage latent :

-La motivation n'est pas indispensable pour apprendre car les informations seraient mémorisées même en l'absence de renforcement.
-Cette mémorisation d'informations spatiales sans renforcement correspond à l'apprentissage latent


Tolman et Honzik (1930) :
-Tâche : parcourir un labyrinthe 1 fois par jour pendant 18 jours
-Mesure : nombre d'erreurs (engagement dans une impasse)
-3 groupes de rats :
-Groupe 1 : reçoit de la nourriture dès le 1er jour
-Groupe 2 : ne reçoit pas de nourriture
-Groupe 3 : reçoit de la nourriture à partir du 11ème jour seulement

àRats, qui ne sont jamais renforcés (G 2), font beaucoup d'erreurs
àRats de G 1 et G 3, renforcés, font peu d'erreurs à J 17
àRats de G 3 ont un comportement comparable à ceux de G 2 les 10 premiers jours
àVariation très rapide du nombre d'erreurs pour G 3 (à partir du J 11)
Trop rapide pour être attribuée à un apprentissage pendant cette seule période.


Interprétation de cette amélioration de la performance :
L'animal a déjà appris la configuration du labyrinthe de façon latente mais avec l'introduction de la nourriture (récompense), il utilise cet apprentissage de façon manifeste qui s'actualise en performance.
L'animal peut donc apprendre sans récompense
Problématique apprentissage et performance

Apprentissage latent : apprentissage effectif qui ne se manifeste pas concrètement par une performance effective.


c) La carte mentale :

-Processus cognitif reposent sur une représentation mentale du but et des lieux : la carte mentale
-Labyrinthe à trois chemins : longueurs inégales

Schéma

-Rats s'aventurent dans le chemin 1
-Retournent au carrefour
-14 des 15 rats prennent directement le chemin 3 sans même essayer le 2
« comprennent » que le chemin 2 est également bloqué
Représentation du but et des lieux



3. Piaget (1896-1980) :

Théorie constructiviste:
-Connaissances : pas une simple « copie » de la réalité mais une « (re)construction » de celle-ci.
-L'activité et la capacité inhérentes au sujet lui permettent d'appréhender cette réalité

Processus actif de construction des connaissances (et non d'acquisition du savoir), basé sur l'interaction sujet-environnement.

Travaux de Piaget : construction des connaissances (développement de l'intelligence) d'un point de vue développemental

Construction de la connaissance par paliers ou stades.

Cette séquence est à la fois déterminée génétiquement et dépendante de l'activité du sujet sur son environnement.

Existence de plusieurs paliers successifs nécessaire au suivant.
Stade sensori moteur
Stade pré-opérateur
Stade des opérations concrètes
Stade des opérations formelles


La situation actuelle :


1. Du comportement aux connaissances :

-Théories de l'apprentissage :
Modification comportementale suite à une expérience vécueàmodification de connaissances de l'individu

Cf. définition de Doré et Mercier (1992) : « apprendre consiste à acquérir ou modifier une représentation de l'environnement »

-actuellement l'apprentissage est considéré comme une acquisition de nouvelles informations portant sur l'organisation de l'environnement ou sur les conséquences de nos propres actions sur cet environnement.


2. Approche de la psychologie cognitive moderne :

-Elaboration de LA théorie de l'apprentissage expliquant tous les apprentissages.
 Degré de généralité important :
-la loi de l'effet chez Thorndike
-la loi de contiguïté chez Guthrie
-l'insight chez Köhler

-Aucune théorie n'a le statut de théorie définitive :
 L'apprentissage n'est pas une entité homogène : différents types d'apprentissage.

o L'apprentissage par l'action :
Les progrès sont attribuables à la réalisation d'une activité

àL'action est source de connaissances nouvelles (mécanisme de rétroaction informatrice)

àL'analyse de la conséquence de l'action réalisée permet l'apprentissage

L'apprentissage par tutorat :

Transmission d'un savoir (enseignement, livre/texte, logiciel informatique)

àAcquérir des connaissances nouvelles ou comprendre des théories (ex : journal quotidien, livre d'histoire...)

àOrientée vers l'exécution d'une action spécifique (visée pragmatique) (ex : mode d'emploi, recette de cuisine....)

Divers mécanismes :
àSimple accumulation de connaissances préexistantes
àRestructuration des connaissances, nécessaires à l'intégration en mémoire des informations nouvelles.

Intervention de mécanisme de traitement et de mémorisation des informations dans les situations d'apprentissage.

3. Notions incontournables de l'apprentissage chez l'homme :

-Traitement de l'information

-Représentation

-Mémoire

 Traitement de l'information :
« l'ensemble des activités et des processus internes inhérents à l'acquisition des connaissances, à l'information, à la mémoire, à la pensée, à la créativité, à la perception, ainsi qu'à la compréhension et à la résolution de problème » (LEGENDRE, 1993)

Sà(boîte noire) àR

àPas uniquement assimilation de données brutes, mais sélection, mise en forme, organisation, traitement.
àExistence de mécanisme internes

Représentation :
-Etats provisoires de connaissance, résultant de nos activités de construction de sens et d'interprétation des situations ou des événements.
-Représentation stockées en mémoire car pertinentes et réutilisables et deviennent des connaissances
-Représentation consistant en des constructions mentales faites pour une situation/action donnée qui disparaissent dès que la situation ou l'action a disparu.

La mémoire :

Stimuliàregistre sensorielàMTCàMLT
↓
Réponse

Mémoire sensorielle
Information stockée sur une très courte durée (environ 0,5sec)


Mémoire à court terme (MTC) ou mémoire de travail
-capacité limitée et oubli massif très rapide (qque sec)
-conservation d'une information par répétitionàmémoire à long terme


Mémoire à long terme (MLT)
-capacité « limitée » et oubli progressif
-stockage des expériences passées (apprentissages)


La courbe d'apprentissage (cf. TD) :

Schéma

-Référence dans le domaine de l'apprentissage
-Augmentation rapide de la performance suivie d'un plateau interprété comme les limites biologiques
-Valable pour les apprentissages sensori-moteurs

L'apprentissage massé et l'apprentissage distribué (cf. TD) :
-Apprentissage distribué (entrecoupé de périodes de repos) serait plus efficace que l'apprentissage massé.

àHypothèse de la fatigue àHypothèse de la consolidation

Le transfert de l'apprentissage :
-Toute activité nouvelle nécessite un nouvel apprentissage ?
àUn premier apprentissage influence (ici facilite) le deuxième.
àEducation basée sur le transfert d'apprentissages.

-Le transfert n'est pas toujours positif :
àUn 1er apprentissage peut gêner le suivant.

-Multiples situations de transfert :
àTransfert d'une habileté d'un membre à l'autre
àTransfert d'une stratégie de résolution de problème


Conclusion :
-Existence de multiples formes d'apprentissage :
àDeux grands modes : par expérience directe et en situation sociale
Situations non exclusives : recours à plusieurs formes et/ou contenus d'apprentissages

-Différentes théories=Variété des mécanisme d'apprentissage
àPrédominance du courant cognitiviste au détriment du courant béhavioriste
àCertaines lois issues de ces théories restent exploitées (thérapies comportementales)
-Important de distinguer performance et apprentissage


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TD N°1


Schéma


Les méthodes en psychologie

1) La méthode clinique
2) La méthode expérimentale

La méthode clinique
Le clinicien étudie la manière d'être et d'agir d'un malade (on les trouve notamment dans les hôpitaux).

A) Les tests
_ Test de l'association de mots
_ Test de rorschach 1921
_ Test du village TESTS PROJECTIFS
_ Test du dessin (de l'arbre)
_ Test de Mr Patate


_ Test d'aptitudes
_ Test de QI
_ Test proprioceptifs
_ Test d'intelligence TESTS DE PERFORMANCES
_ Test de mémoire
_ Test de puissance
_ Test Binet – Simon (en EPS)
 Pour détecter des élèves en difficulté par rapport à une acquisition intellectuelle ou à une capacité d'adaptation.



B) Les tests
L'introspection ; questionnement oral.
2 façons de faire :
_ Entretien directif à amène des réponses rapides et précises
_ Semi directif à se laisse guider dans l'entretien

Avec l'enfant, l'entretien de dirige vers le jeu et le dessin.

La méthode expérimentale

C'est une méthode très rigoureuse, de recherche.
 Parce qu'on émet une hypothèse, qu'on la vérifie par des expérimentations et qu'on en tire des conclusions.
Ces hypothèses sont issues de problèmes qu'on a observé ou de questions que l'on a put se poser.

A) L'observation
Objectifs :
_ Outil qui permet de donner des pistes pour intervenir
_ Objectiver une impression qu'on a en fonction de ce qu'on voit

Comment en observant peut on évaluer des intentions ?

3 formes :
_ Observation participante : on s'immerge dans la vie du sujet observé
_ Observation naturelle : on observe l'individu dans son milieu sans intervenir et on ne se fixe pas un
objectif très précis
_ Observation systématique : tache très précise


B) Questionnaires
On obtient ce que l'individu dit faire, penser, connaître.
Il faut savoir poser les bonnes questions et de la bonne manière.

Conclusion :

Tests
Entretien INTERPRETATION
Observation
Questionnaire



Attention a ce que dit le sujet et ce qu'interprète le psychologue entre :

CE QUE JE PENSE
CE QUE JEVEUX DIRE
CE QUE JECROIS DIRE
CE QUE JEDIS
CE QUE VOUS AVEZ ENVI D'ENTENDRE
CE QUE VOUSCROYEZ ENTENDRE
CE QUE VOUS ENTENDEZ
CE QUE VOUS AVEZ ENVI DE COMPRENDRE
CE QUE VOUSCROYEZ COMPRENDRE
CE QUE VOUS COMPRENEZ
ON A 10 CHANCES DE SE PERDRE...
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#Posté le mercredi 27 juin 2007 10:21

Modifié le dimanche 01 juillet 2007 10:32

Histoire

Les origines :

CHAPITRE 1 LES GRANDES PHASES DE L'HISTOIRE DU SPORT
Introduction

On va considérer le modèle sportif anglais, on laisse de côté le sport grec et les pratiques du moyen âge. On va s'appuyer sur Norbert Elias, il a montré qu'on ne devait pas confondre le sport moderne avec les sports qu'il y avait avant, sa spécificité est de naître au cours de la révolution industrielle dans la société anglaise capitaliste.

Il y a une logique de société à accoler à la notion de sport.

I Origines

Origines du mot : sport vient de l'ancien français " desport "qui signifiait se divertir, il est passé en Angleterre où il a traduit une autre activité, le sport.

Origines de la pratique : au départ on a des jeux traditionnels et populaires, qui seront non codifiés, dans les campagnes, lors des fêtes. Ces jeux vont être récupérés par les enfants de la bourgeoisie ( donc assez riches) qui perturbent les collèges dans lesquels ils se trouvent car il se croient tout permis.

Pour canaliser ces débordements les recteurs d'universités et les enseignants vont récupérer leur énergie dans un but pédagogique, dans le but d'en faire une activité de formation.

On va les obliger à organiser le jeu, d'abord on récupère les pratiques existantes et ensuite on les transforme et on les codifie.

On les codifie pour qu'il y ait possibilité de rencontre et pour l'unité de la pratique. Ainsi le recteur Thomas Arnold à l'université de Rugby. On aura selon les lieux des jeux différents.

Cette pratique codifiée va se diffuser progressivement du fait de l'augmentation du nombre de pratiquants, l'Angleterre va avoir une industrialisation avant la France et l'Allemagne car elle n'a pas connu de guerre sur son territoire, ce qui va apporter le développement des voies de communication et donc des échanges.

Pour pouvoir se rencontrer il faut les mêmes règles c'est pourquoi la codification sera effectuée de manière presque définitive à la fin du XIXe siècle, en 1891 aura lieu la première finale du championnat anglais de football.

À la fin du XIXe siècle c'est la période du libre échange, l'Angleterre a besoin de développer le commerce, notamment grâce aux colonies ; dans le cadre de cette politique on constate que les Anglais profitent de la vigueur de l'économie pour exporter des marchandises mais aussi des populations, donc on a l'exportation d'un modèle culturel et par conséquent la divulgation du modèle sportif. Cette divulgation du modèle sportif touche tout d'abord les ports.

II 1890-1920: Vers un champ autonome

Le sport arrive en France, et là il n'intéresse pas tout le monde, il concerne d'abord les classes aisées, la bourgeoisie... En revanche le sport n'intéresse pas l'école, il ne touche pas tout de suite le monde scolaire.

Derrière le sport on n'a pas qu'une pratique mais aussi une philosophie, le sport est un outil de la modernité, qui va séduire. Cette activité a tout de suite concurrencé les pratiques françaises comme la gymnastique militaire.

Le sport a influencé la pratique française, elle va transformer la gymnastique, on va insister à la sportivisation de la gym.

Le premier tournoi sportif de gymnastique dans l'esprit a lieu à Anvers en 1923, il faut attendre 1949 pour avoir une codification de la gymnastique.

Le sport occasionne la diversification des pratiques, c'est-à-dire qu'on va avoir une évolution de ces pratiques. Le pratiquant du sport, le sportman, va avoir une nouvelle vision du corps, différente de la précédente qui considérait le corps comme l'enveloppe de l'âme, il va vouloir prendre soin de son corps.

On aura aussi une spécialisation selon la pratique, la pratique montrera une exigence qui requiert des qualités particulières, ce qui entraîne la spécialisation.

Pour certains le sport n'est intéressant qu'en tant que spectacle, c'est-à-dire qu'on aura un développement des infrastructures d'accueil avec le stade et un début de mise en scène de l'événement sportif.

On part d'un état d'esprit global d'un amateur de sport, le sportman, pour arriver à une spécialisation selon la pratique. Ainsi on pourra se spécialiser pour les différents postes d'une équipe de football.

La première organisation sportive en France qui réunit les différentes pratiques en son sein est l'USFSA, l'Union des Sociétés Françaises Sportives et Athlétiques. C'est une structure qui vise à garantir l'éthique du sport et à qui tente de l'organiser. Coubertin en sera à l'origine.

À l'aube de la première guerre mondiale le sport existe depuis vingt ans mais n'intéresse pas les gouvernements, il reste autonome, car les gens qui s'y intéressent ont les moyens financiers et du temps. Une aristocratie sportive se développe, le monde ouvrier n'est pas touché.

À l'époque dans le comité international olympique on trouve très peu de femmes et surtout des aristocrates.

III 1920-1950: la divulgation du modèle fédéral

À l'intérieur de l'USFSA certains sport se développent rapidement et vont vouloir être autonomes, la logique omnisports de l'USFSA va éclater vers 1920 et on voit apparaître des fédérations autonomes.

A L'Europe

- en Angleterre le sport fait partie de leur culture, on va avoir une adaptation rapide du modèle sportif jusqu'à la formation, pour développer les corps, il se développe à la fois dans les clubs et aussi à l'université, cela veut dire que le sport va toucher la masse, il est intégré dans la formation des individus; pour répondre à l'objectif colonialiste des Anglais.

- en Allemagne on a une tradition de gymnastique militaire pour former les corps à la guerre ( gymnastique de Jahn, qui nous a laissé les agrès ); et cette gymnastique est pour toutes les classes sociales; c'est pourquoi la culture allemande va être perméable au modèle sportif anglais car ils avaient déjà une grande culture sportive, beaucoup de gens s'adonnaient aux pratiques physiques.

- en France il y a un esprit fermé de la part de l'école par rapport au sport car l'école reste basée sur la gymnastique, et en France le sport est accaparé par les bourgeois, le milieu ouvrier reste hermétique au sport, on va avoir une intervention des politiques avec notamment Gambetta qui dit qu'il faut se battre pour avoir un droit au sport, ils le considèrent comme un outil culturel de formation, ce sont les intellectuels de gauche qui vont tenter de développer le sport en France.

On va ainsi avoir le développement du sport ouvrier. Mais en France il y a une exception culturelle, en 1900 le sport le plus important c'est le vélo. Au départ le vélo est un engin de déplacement, on en a fait un outil sportif, on le sportivise avec une diversification de la pratique : on a d'un côté les grandes classiques et le tour de France sur la route et dans les villes on a la pratique de la piste avec les vélodromes. Les gens de la campagne font du vélo sur route ( les Bretons ) alors que les ouvriers de banlieue font plutôt de la piste.

On peut donc dire que dès le début la France ne fait pas du sport de masse, ce qui va expliquer les faibles résultats aux jeux olympiques par rapport à des nations comme l'Angleterre et l'Allemagne, ainsi aux jeux olympiques de Berlin en 1936 la France récolte 7 médailles d'or, à Helsinki en 1956 seulement trois et le summum est atteint à Rome en 1960 puisqu'elle n'obtient aucune médaille d'or.

Les médailles obtenues par la France sont principalement en équitation et en escrime, et aussi en vélo ; ce qui reflète la tradition militaire et l'exception culturelle de la France mais montre bien aussi que la France ne se situe pas dans une logique de tradition sportive.

B L'Afrique ( 1900 - 1950 )

À cette époque le sport devient universel, et surtout grâce à une pratique : le football. Donc durant cette période c'est le football qui se développe le plus, c'est un moyen d'expression corporelle et aussi un moyen politique, social et économique. Le football obéit à une logique sociétale, il ne peut pas en être détaché.

Le football est un jeu simple (dont les règles sont simples), importé par les soldats, les indigènes vont se l'approprier, c'est un sport peu exigeant en matière d'installations.

On observe un phénomène d'acculturation : pour la pratique on a la mise en contact de deux cultures, une culture occidentale et une culture tribale, et au contact de la culture occidentale les indigènes vont s'imprégner des pratiques et des valeurs de cette culture, ils vont donc s'intéresser au sport.

Pour l'acculturation on a la récupération de la pratique et des règles, mais aussi d'un modèle de société, le football est porteur de valeurs.

À partir de ce moment il y a récupération du sport, on utilise le jeu pour marquer sa différence et sa spécificité, on récupère le jeu du colonisateur pour jouer avec lui mais aussi contre lui, ce qui permet de se démarquer et de montrer de quoi on est capable, on s'approprie la pratique pour affirmer son identité.

Le sport dans cette période s'est divulgué de manière sauvage, selon des logiques à court terme, il n'y a pas de grande politique sur le sport, les intérêts particuliers priment. On a les premières manifestations de tricherie, des abus d'argent, et des scandales sportifs. On voit poindre un intérêt des politiques pour le sport, notamment par l'intermédiaire des jeux de Berlin.

Le sport va bénéficier de l'intérêt des médias, et notamment de la radio pendant l'entre-deux-guerres.

Par la suite le sport va devenir si important qu'il devient enjeu politique, ce que ne souhaitait pas Coubertin et les autres instigateurs du sport au début.

IV 1950-1980 Le sport devient enjeu entre les nations

On va désormais avoir l'intervention du politique sur le sport, il n'est plus autonome.

A Processus de décolonisation

Après la colonisation le sport va contribuer pour une part au façonnage des consciences nationales (la prise de conscience par les gens qu'ils appartiennent à une nation); avant la colonisation il existait des sociétés tribales, des gens qui n'avaient pas la même ethnie ni la même origine, ils n'ont rien à voir entre eux mais vont être administrés ensemble par un pays européen colonisateur. C'est la présence des colonisateurs qui va faire germer la notion de nation chez ces gens. Mais ce n'est pas simple de passer de l'idée de tribu à l'idée de la nation.

On a notamment l'exemple de la guerre de 1914 à 1918 où des Africains se sont battus pour la France, ce qui a développé en eux la notion de nation.

Mais quand on parle de nation on sous-entend souveraineté nationale et par la même occasion indépendance.

Quand un territoire est colonisé on a un colonisateur et des indigènes, mais les indigènes sont déjà hiérarchisés, et les colons ont besoin de relais, la colonisation ne fonctionne bien que si une bourgeoisie intermédiaire fait le lien entre les colons et le peuple.

Cette élite locale va avoir des privilèges, leurs enfants vont pouvoir étudier en France, ces gens auront donc la culture des colons et ils auront aussi l'avantage d'être du même peuple, et cela servira à une récupération de tout ce qui pourra mettre en avant les qualités du pays.

Le sport n'est pas absent de la décolonisation, il y a une divulgation de la pratique et la bourgeoisie va développer les capacités sportives des indigènes pour qu'ils puissent affronter les colons. C'est un vrai bonheur pour eux de voir qu'il peuvent être aussi puissant que les colons. Le sport est un outil de manifestation de la force des indigènes, c'est un lieu de confrontation pacifique, on joue à la fois avec et contre, mais sans armes.

Le sport est un outil qui permet aux gens de prendre conscience de leurs qualités, le sport est mobilisateur.

Ce n'est pas n'importe qui qui a l'idée de nation, c'est seulement les élites bourgeoises.

Une fois l'indépendance obtenue on arrive à un maintien des structures en place, on garde la même administration, la même organisation... Mais certains de ces pays vont survaloriser le sport, on lui donne une place plus importante qu'avant, car pour certains le sport traduit la victoire sur le colonisateur, il n'est jamais apparu comme dangereux mais comme un sauveur.

Borhane Errais explique que la Tunisie donne une trop grande place au sport, il dit que les pays qui n'ont pas de richesse culturelle, de matières premières, d'histoire glorieuse... utilisent le sport comme un outil de mise en scène, c'est le sport qui leur permet exister, plus la nation est pauvre et plus le sport est valorisé.

Les héros sportifs jouent un rôle d'ambassadeur à l'extérieur de leur pays et un rôle de modèle social à l'intérieur (comme Pelé au Brésil).

Dans les années 1990 des nations vont vouloir au contraire dévaloriser le sport, en Algérie par exemple des responsables de la fédération de football ont été assassiné, l'idéologie islamique n'était pour eux pas compatible avec celle du sport, les nations islamiques ne joue pas les règles du sport traditionnel, car par exemple elles ne souhaitent pas s'affronter entre elles mais laissent la meilleur équipe gagner par forfait.

Les conséquences sont les suivantes :

Le modèle sportif anglais contribue à la disparition des pratiques rituelles, et à un changement dans le rapport au corps. On assiste à une homogénéisation des pratiques, qui contribue à une divulgation par exemple du football et de l'athlétisme en Afrique.

En récupérant le football les pays vont développer le jeu à leur manière ( on parle de style de jeu africain par exemple), on assimile un peuple à un style de jeu, par exemple le football africain est caractérisé par sa spontanéité et sa fragilité, on dit qu'il est peu structuré (non construit solidement en défense). On dit ainsi qu'une équipe représente les qualités supposées d'un peuple.

L'effet pervers de la décolonisation c'est la transformation des styles de jeu, on importe dans les anciens pays colonisés un savoir-faire technique qui provient des anciens colonisateurs (les entraîneurs par exemple) ; et les meilleurs joueurs d'Afrique vont jouer en Europe, ce qui contribue à dénaturer leur style de jeu et leur culture par un changement de culture, les dominants (anciens colonisateurs) vont à travers la coopération influencer la culture des dominés (les indigènes).

B Rivalité Est/Ouest

À la fin de la deuxième guerre mondiale le monde est divisé en deux blocs, à l'Est et à l'ouest, c'est la guerre froide, il y a la menace atomique, une surenchère à l'armement, et le sport va avoir un rôle important à jouer.

Le parti communiste soviétique dit en 1949 dans une résolution que les sportifs soviétiques doivent être les meilleurs dans les disciplines sportives majeures dans un avenir immédiat. On observe donc une volonté politique, avec la mobilisation d'énergie et d'argent, de favoriser le sport d'élite.

En 1951 le parti communiste soviétique dit que chaque victoire sportive montre la supériorité du modèle soviétique contre la culture décadente capitaliste, ils utilisent le sport comme une vitrine, le sport devient une arme politique, de propagande, qui est médiatisée sur l'ensemble de la planète.

Le défi que les soviétiques se sont lancés est en grande partie réalisé : entre 1949 et 1952 les soviétiques ont amélioré 221 records d'Europe et records du monde en trois ans. Leur retour aux jeux olympiques se situe en 1952 à Helsinki.

stage à rattraper

Vers les années 1960, on arrive à une suprématie du bloc de l'Est. Les résultats dans les compétitions internationales le montrent. Même les pays satellites gagnent de plus en plus de médailles ( Yougoslavie, Tchécoslovaquie, ... ). Ces pays sont des nations quasiment artificielles.

Les pays de l'union soviétique utilisent le sport pour fédérer les pays satellites. Cela développe une idée de fierté et d'appartenance à un pays. On utilise le sport pour insérer les gens dans une société.

Le sport est utilisé comme un outil politique. L'Allemagne de l'Est avait décider de ne participer à aucune compétition internationale . A un moment donné, ils vont intégrer une compétition internationale : la RDA n'est pas reconnue en 1968 à Mexico et tous les Allemands sont placés dans la même équipe. Lorsqu'ils gagnent, ce n'est pas un hymne national qui retentit, c'est l'hymne à la joie. Tout est plus ou moins neutre. A ce moment là, le sport leur permet de se présenter sur la scène nationale comme une nation.

Les compétitions deviennent des compétitions de nation à nation et non plus d'athlète à athlète. Comme les compétitions sont de plus en plus médiatisées, on dépasse la logique coubertinienne. Cette logique est donc amené à être modifiée.

Les pays occidentaux doivent alors rattraper leur retard. C'est plus facile pour les pays puissants : les Etats-Unis n'ont pas de mal à le faire du fait des structures universitaires déjà présentes. Pour la France, c'est beaucoup plus difficile. Pompidou dit qu' « une nation qui perd sur les stades est une nation en mauvaise santé ».

On rentre dans l'acceptation du sport comme une confrontation pacifique. Cela se traduit par un interventionnisme d'état dans la politique sportive : l'état donne de l'argent contre un droit de regard. L'état peut également intervenir sur les règlements dans certaines limites : il prend du pouvoir.

Il y a donc de moins en moins d'autonomie sportive. Maurice Herzog, chargé de la mission sportive sur le plan national, se voit survalorisé à partir de 1958. Le sport fait partie des préoccupations politiques. Certaines mesures sont mises en place afin d'obtenir des résultats : des plans d'équipement voir le jour. La France a du retard et elle veut le combler.

Pierre Mazeaud est lui aussi un personnage important dans l'évolution du sport : il y a une mise en place de nouvelles structures :

On voit par exemple une restructuration des centres de formation : l'INS et l'ENSEPS sont supprimés et l'INSEP est créé; on a donc la reconnaissance du statut de haut-niveau.

L'éducation physique devient alors l'éducation physique et sportive.

V De 1980 à nos jours

A Relations entre le sport et le monde économique

C'est une période durant laquelle le sport est devenu un grand spectacle : on voit alors la médiatisation grandissante des grandes compétitions telles que les Jeux Olympiques et les Coupes du monde. C'est aussi devenu un phénomène de masse : il y a cinq millions de licenciés et en marge de cela, dix millions de sportifs. Le sport a été obligé de se faire au secteur économique du fait de la nouvelle consommation autour du sport.

Dans le domaine du grand spectacle, il y a deux éléments prédominants :

- les promoteurs : il va falloir que le spectacle soit intéressant ( équipements, lieux, mise en scène, constructions, innovation, ... ). Les installations créées servent après la compétition et elles servent au grand public. Ce sont des biens d'intérêt locaux liés au développement. Toutes ces constructions s'affichent comme une vitrine du pays organisateur ;
- les diffuseurs : ils font des interventions dans le secteur privé. Ils font en sorte que l'événement ait un fort retentissement car auparavant et jusque dans les années 1980, les grands événements étaient organisés à perte. C'était le cas à Grenoble en 1968 où les gens ont payés pendant près de vingt ans cette organisation.

Vers les années 1980-1984, il y a une grande rupture : les grands événements commencent à rapporter de l'argent. Pour en arriver là, il a fallu vendre l'olympisme : il a été vendu à des grandes entreprises telles que Coca-Cola, Mac Donald's, Adidas, ...

Depuis environ quatre ans, l'état voit plafonner son investissement et les régions constatent le même phénomène. De plus en plus, on voit les structures sportives s'appuyer sur des capitaux privés. C'est ainsi que des compétitions de canoë kayak et celles de course sur route existent. Ce n'est pas la fédération qui paye à chaque fois et des organismes spécialisés dans la mise en scène prennent de l'importance.

C'est le début de l'ouverture du marché sportif : il représente 3% du commerce mondial et cela dans des secteurs très divers. Il y a l'achat des joueurs et les transferts, mais il y a aussi :

- le problème des équipements sportifs ( la nécessité de biens collectifs) : on a par exemple vu un effet « Yannick Noah » qui a séduit les jeunes et qui occasionné la construction de nouveaux courts de tennis ;
- la maintenance des équipements sportifs ( on entretient ce qui a été construit );
- le problème de la presse (diffusion massive de magazines ) ;
- les articles de sport : il y a peu de variété de matériel à l'époque. Maintenant le marché est un marché qui possède une multitude de produits et de gadgets autour de l'événement sportif : il faut que les gens en aient pour leur argent donc le stade s'adapte ( instrument d'affichage dans les stades, ...)

Le rapport entre le sport et le monde informatique se crée : l'exploitation de l'informatique et de la vidéo fait son apparition dans le monde du sport. L'hôtellerie fait aussi un pas de géant dans le domaine du sport.

Il existe des intérêts communs au sport et à l'économie et c'est pourquoi le sport arrive à la télévision. C'est pour cela par exemple que l'on a instauré les tie-break au tennis ( pour le spectacle et la médiatisation ) : l'intérêt du joueur arrive au second plan.

A partir des années 1980, il y a une révolution dans le monde du sport. En effet, en 1975, le sportif est un homme de moins de 30 ans et les pratiques sportives sont constamment renouvelées. A partir des années 1980, les pratiques sont répertoriées et on voit apparaître un matériel nouveau qui crée une incertitude quand au devenir de certaines pratiques.

Il va falloir que le sport s'adapte à la logique du management. Les fédérations ont du mal à s'adapter à ces changements.

La fédération vend des règles et les impose alors que les pratiquants attendent des services de la part de la fédération. Un désir de jeu, de plaisir prend le pas. On ne le trouve pas dans les pratiques fédérales mais dans le roller, le surf des neiges, ...

B Les incidences sur les entraînements et les calendriers : la professionnalisation

Les sports qui ne sont pas télégéniques sont des sports en difficulté car ils sont peu spectaculaires. La question du plaisir à pratiquer ce sport ne se pose même pas pour la fédération. C'est pourquoi l'haltérophilie, la natation ou l'aviron sont mis en difficulté. Cette difficulté d'existence est dû à la faible médiatisation. En effet, ces sports sont télévisés seulement lors des jeux olympiques et quelquefois lors des championnats du monde.

Les pratiquants veulent de plus en plus de choix, de services et non plus de lois et de règles. C'est pourquoi des pratiques telles que le ski hors piste ou l'escalade se développent : ce sont des sports pour le plaisir et en relation avec la nature. Les fédérations ont du mal à s'adapter à l'évolution des pratiques.

Tout ces phénomènes ont des répercussions sur le temps d'entraînement : à partir des années 1950, le temps moyen d'entraînement a triplé en vingt ans et il continue à augmenter. C'est le début de la différenciation entre le spécifique et le non spécifique. On voit alors apparaître la notion de travailleur sportif. C'est à cette époque que l'on différencie le sport de masse et le sport de haut niveau. On constate alors que les doses d'entraînement augmentent tant pour le sportif de haut niveau que pour les autres sportifs.

Les compétitions internationales se développent également beaucoup. La violence qui ne se situait que sur les terrains se propage au fur et à mesure au sein du public et des enceintes sportives. Le développement des compétitions de haut niveau et l'importance qu'on lui accorde pousse aussi à l'entraînement intensif des plus jeunes. Ce qui se passait dans les pays de l'Est se généralise au reste du monde.

On voit également apparaître en grande quantité le dopage et la tricherie. Le sport se dénature au profit du spectacle. Pour devenir meilleur et offrir un spectacle de plus grande qualité, on n'hésite pas à prendre des substances illégales. A partir de là, c'est le sport et le sport à n'importe quel prix. Même la santé du sportif passe au second plan : les boxeurs professionnels ne portent pas de casque et risquent la maladie de Parkinson tout cela pour montrer leur visage et offrir un meilleur spectacle.

On veut préserver le mythe du sport car le sport est basé sur les concepts de loyauté, de respect et de formation des futurs hommes. La déchristianisation a fait qu'il n'y a plus de morales et qu'il n'y a plus de repères. Cependant, le sport est la dernière chance pour garder un monde loyal selon les dires de certains sociologues.
Le sport est de nécessité publique : il contribue à la santé publique.

On a vu le sponsoring apparaître car les fédérations ne peuvent pas tout payer. On voit alors de grosses arrivées d'argent de l'extérieur et du privé.
Tout cela a un impact sur le calendrier. Les sponsors attendent une retombée d'argent à un moment donné et les compétitions sont placées de façon à ce que ce soit le cas. C'est ainsi que des paires de chaussures voient le jour juste avant de grandes compétitions : la compétition sert de publicité et c'est un sacré coup de publicité si leurs athlètes gagnent.

L'athlète doit s'adapter et se donner à fond car c'est son salaire qui en dépend. C'est une des grandes raisons du dopage avec le désir de célébrité et de reconnaissance.

Le sport fait apparaître ou contribue à augmenter certaines inégalités. C'est le cas pour la différence entre les hommes et les femmes. Mais le sport peut-il être un outil de paix entre les peuples ?

En 1896, l'olympisme existe et différentes cultures arrivent à se mettre d'accord sur une organisation sportive alors qu'il n'en existe pas sur le plan social et politique. Le problème est que les événements sportifs n'apparaissent souvent que comme des pauses pendant une guerre : ça a été le cas pendant la guerre froide et pendant les jeux olympiques de Berlin en 1936 où Hitler était déjà au pouvoir d'un état nazi.

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CHAPITRE 2 LES GRANDES PHASES DE L'HISTOIRE DE L'EDUCATION PHYSIQUE EN FRANCE

L'éducation physique repose sur la didactique, c'est une technique d'enseignement qui fait référence à un certain nombre de contenus, l'éducation physique doit être considérée sous deux aspects : le discours et la pratique; et il y a nécessité de prendre en considération ces 2 aspects.

L'éducation physique rentre dans le programme de l'école comme matière d'enseignement.

I 16ème et 17ème siècle: naissance de la notion d'éducation physique

a 16ème siècle

L'éducation est un terme apparu au XVIe siècle, avant on parlait de conduire. On a longtemps parlé aussi de formation et d'institutions. L'éducation c'est aider l'enfant à grandir.

C'est une action globale sur l'individu, il n'y a pas de distinction dans les champs d'action sur le corps. Il y a un souci pour le corps mais le corps n'est ni mis en avant ni ignoré.

Cette éducation fait référence à la médecine de l'Antiquité ( avec Galien et Hippocrate ).

On ne déplace pas l'activité. Il n'y a pas de gradation. C'est une activité qui touche essentiellement les classes élevées. L'éducation physique à l'époque a une préoccupation médicale et hygiéniste.

b) 17ème siècle

Il y a la continuité de la préoccupation médicale et hygiéniste tirée de l'Antiquité Grecque mais on se rend compte que ce peut être insuffisant.

Le sport au XVIIème repose sur des bases médicales et hygiénistes, ce qui est nouveau ce sont les travaux de gens comme Descartes et Léonard de Vinci, travaillant sur la physique, introduisant des principes comme le levier en mécanique, on observe une mutation dans l'appréhension du corps, on assimile le corps à une machine.

On va alors construire une nouvelle éducation physique, avec notamment les travaux du médecin Nicolas Andry de Boisregard, qui a écrit les premiers ouvrages d'orthopédie, ils consistent à vouloir redresser le corps, à la lumière des principes de la mécanique ( aujourd'hui cela constitue la biomécanique dans le sport ).

On va transposer les modèles mécaniques au corps humain, ce sont des outils utiles au pédagogue; cela commence au 16ème siècle avec le modèle de la machine transposée à l'homme, avec l'apprentissage de l'orthopédie.

Boisregard propose que les enfants bénéficient d'un mobilier adapté aux enfants, aussi il utilise l'empirisme pour remodeler les corps, par exemple pour un enfant bossu il va essayer de le redresser en utilisant des poids, cette utilisation débouchera sur la kinésithérapie.

Il y a cependant des réserves : on dispose de principes théoriques mais le travail de Boisregard est empirique et suit le canon esthétique de l'époque qui veut un corps droit, en plus de l'orthopédie qui veut redresser le corps il y a le problème social de l'apparence extérieure, il y a une analogie entre l'apparence extérieure et l'âme, si on est bossu cela signifiait qu'on avait un esprit tordu, si on est droit on avait un esprit droit ; le corps droit n'est pas seulement un produit de la science mais est aussi un produit de l'évolution des mentalités.

Bilan : on a affaire à un traitement de l'enfant mais pas pour ce qu'il est lui-même mais pour un adulte en miniature, l'enfance ne doit pas durer, l'éducation physique n'est pas pédagogique pour le développement de l'enfant mais elle obéit aux contraintes sociales et médicales.

La science ne justifie pas l'éducation physique, c'est plutôt les mentalités. Et aussi il n'y a pas de justification par la théorie, alors peut-on trouver une justification par la pratique ? Certaines institutions mettent l'éducation physique en pratique, comme les jésuites.

Les jésuites

Ils vont mettre de la pratique physique dans les programmes, alors que pour les autres personnes à l'époque ce qui était important pour le corps c'était le maintien et l'apparence extérieure.

Ignace de Loyola dit que ce qu'il y a d'important c'est que le corps ne doit pas s'affaiblir, il doit être fort, sinon l'âme ne peut plus faire ses opérations : donc le corps est considéré comme un transporteur de l'âme pour lui.

Il faut éviter que le corps se manifeste pour que l'esprit soit libre.

Pour que le corps se taise il faut l'entretenir, il y aura donc des jeux, des récréations; ce ne sont pas des médecins qui ont fait cela mais les jésuites, dans un but d'hygiène mais une hygiène non médicale mais d'un point de vue religieux pour libérer l'âme afin de pouvoir prier...

Ils veulent faciliter chez leurs élèves la vie spirituelle, sociale et mondaine.

On trouve des activités comme la danse, l'escrime, l'équitation... Mais les jésuites ne s'en occupent pas, ils délèguent l'encadrement à des maîtres spécialisés dans chaque discipline, donc eux-mêmes ne sont pas totalement concernés.

À la fin du XVIIe on a envie de s'occuper du corps mais on s'aperçoit qu'on se soucie du corps pour qu'il fasse des concessions à des domaines qui lui sont étrangers. Le corps n'est pas le souci premier, il reste le transporteur de l'âme.

II 18ème siècle: Naissance du concept d'éducation physique

1 La spécificité de l'enfance

Il va naître autour d'une préoccupation principale, on considère la spécificité de l'enfant, ce n'est plus seulement un petit adulte.

Un des précurseurs est Locke, il a écrit les Nouvelles instructions pour l'éducation des enfants. Il y a deux éléments important dans sa réflexion : le temps de l'enfance et le corps de l'enfant.

On va avoir des conseils sur l'habillement, l'alimentation, le sommeil de l'enfant ; en résumé sur tout ce qui entoure le corps de l'enfant. Au XVIIIe siècle l'éducation physique est un ensemble de soins corporels spécifiques à l'enfance. À partir du travail de Locke comme point de départ de nombreux livres ont été publiés pour donner des conseils d'hygiène aux mères.

Les grandes orientations : on s'inquiète de la fragilité de l'enfant, de la dégénérescence de la race, on veut rendre l'enfant plus fort, on va abandonner l'emmaillotage, l'enfant était prisonnier et ne pouvait pas bien se développer, l'emmaillotage était une contrainte vis-à-vis du corps.

Il préconise le retour à la nature, car on se rend compte que la vie à la campagne est plus saine, on renvoit les enfants à la campagne, l'air y est plus pur.

Les conseils visent à avoir une autre attitude sur le corps de l'enfant.

Cette éducation physique n'est pas pédagogique mais didactique, elle ressemble à la médecine de l'enfant, c'est ce qui donnera plus tard la pédiatrie.

Ces livres de médecins visent à toucher les habitudes, ce qui est permanent dans un foyer c'est la mère, on va agir sur ceux qui ont en charge l'éducation de l'enfant ; ce n'est pas le père mais la mère, car le père va travailler et peut s'en aller.

C'était le but de l'école de Jules Ferry, enlever les filles de l'éducation de l'église, pour plus tard toucher la mère et donc par conséquent l'enfant car c'est la mère qui a le pouvoir de l'éducation sur l'enfant.

Ces idées sur l'enfance vont être reprises au cours du siècle, notamment par Rousseau qui expose cette théorie dans Émile ou de l'éducation, en 1762 ; ainsi que Pestalozzi (un suisse), qui va lui faire des centres spécialisés pour enfants déshérités avec pour principal centre d'intérêt l'enfant lui-même. On veut prendre l'enfant pour ce qu'il est, répondre à ses attentes, selon Rousseau il faut le laisser jouer, s'épanouir, le laisser en rapport avec la nature, cela constituait une pédagogie novatrice et efficace, Rousseau cristallise une nouvelle façon de penser l'enfant.

2 Pourquoi cet intérêt pour l'enfant?

a En dehors des pensées nouvelles (dont fait partie Rousseau) il y a des problèmes concrets, dont la prise de conscience du problème démographique, qui est un problème de mortalité infantile. Les enfants sont fragiles, donc il y a nécessité d'intervenir auprès d'eux avec plus d'attention et de douceur.

La mortalité infantile au XVIIIe siècle est importante, un enfant sur quatre n'atteint pas un an, huit femmes sur dix meurent pendant l'accouchement, on trouve des familles nombreuses pour assurer la descendance, et tous les milieux sont touchés, aussi bien les aristocrates que les paysans.

Au XVIIIe siècle on a des regroupements de population avec les bourgs et les villes, avant les événements tels que les naissances et les morts étaient éloignés les uns des autres donc on n'avait pas conscience de l'importance, mais il y a désormais une focalisation au XVIIIe sur l'événement car la surface est plus restreinte avec les villes, autour des gens beaucoup d'enfants meurent, il n'y en a pas plus qu'avant mais c'est plus concentré ; donc cela fait prendre conscience aux gens du problème de la mortalité infantile.

b ensuite il y a le développement de la bourgeoisie qui devient une classe montante, cette montée est à associer à une catégorie sociale qui prend une place plus importante dans la société, d'abord économique puis ils vont vouloir le pouvoir politique ; ils sont moins bien nés que les aristocrates, certains tentent de rattraper les choses avec des mariages, mais ils vont vouloir réduire la différence avec la noblesse, s'ils n'ont pas le privilège de la naissance ils auront l'éducation, il y aura une valorisation de l'éducation avec les idées des Lumières qui disent que contrairement aux pensées de l'ancien régime le destin d'un homme n'est pas figé mais que l'avenir de l'homme est transformable, donc les gens se mettent à croire au pouvoir de l'éducation qui devient un moyen de changer sa position sociale.

Au final l'éducation physique se traduit par un désir de revenir à des règles de vie plus saine, les conditions d'hygiène dans les villes étant très mauvaises...

Le deuxième élément est la modification de la société avec l'arrivée de la bourgeoisie, c'est un siècle caractérisé par le souci de se débarrasser des contraintes sociales, cela se manifeste jusque dans l'éducation du corps de l'enfant.

Pour l'éducation physique on a des bonnes bases théoriques, car contrairement aux siècles précédents on prend conscience de la spécificité de l'enfant.

III L'éducation physique rentre à l'école ( 19ème et 20ème siècle )

L'éducation physique devient une discipline scolaire, on va avoir une structuration pédagogique de la discipline. Selon Pierre Arnaud les principales caractéristiques d'une discipline scolaire sont les suivantes :
-- elle fait partie des programmes
-- il faut avoir une représentativité culturelle
-- cette discipline doit avoir une utilité sociale

1 Histoire de l'intégration de l'éducation physique dans les programmes

L'école n'apparaît en France seulement au XIXe siècle en pratique même si des auteurs y avaient déjà songé avant, il y a un retard par rapport à d'autres pays, la France paye les conséquences de la révolution française et des guerres napoléoniennes, même si avant cela des gens avaient pris en compte des théories de l'éducation physique, comme Condorcet et Talleyrand sous Napoléon.

Après la fin de Napoléon il y a eu la restauration, on a des gens qui savent préparer les personnes à l'éducation physique, mais en même temps on ne veut pas donner trop de force aux masses car cela serait dangereux.

Comme « préparateur physique » on a des étrangers comme Amoros ( 1770 - 1848 ), influencé par Pestalozzi. Amoros était un pédagogue et un recteur d'établissement espagnol, il s'est rangé du côté de Napoléon, donc une fois que Napoléon a été vaincu il est parti s'installer à Paris, travailler dans des ministères, attendant le retour au calme pour mettre en forme ses projets, dans les années 1820 et 1830. Il souhaitait créer des gymnases et former les hommes. Il prend conscience que la force de la nation c'est l'armée, donc il va faire une gymnastique d'inspiration militaire, et va vouloir divulguer son modèle au plus grand nombre possible. Sa devise était: " être fort pour être utile ".

Le deuxième étranger influent a été Clias, un suisse ( 1782 -1854 ), il était plus inventif qu'Amoros, il est à la base de la divulgation de la gymnastique dans les écoles de Paris, il va construire une méthode de gymnastique, qui vise les filles, il va proposer une gymnastique graduée en intensité pour s'adapter à tous les gabarits et aussi bien aux filles qu'aux garçons.

Amoros et Clias sont des pionniers, ils essaient d'imposer l'éducation physique à l'administration.

On se retrouve au début du XIXe siècle avec la prise de conscience de la nécessité de l'éducation physique ; il y a une conjonction d'événements, les mentalités sont prêtes à accueillir l'éducation physique et des pionniers ont des méthodes à vendre, donc au niveau de l'Etat on prend conscience de l'importance de cette éducation physique, et on assiste à l'introduction de la pratique à l'école pas sous la forme d'éducation physique au sens où on l'entendait avant mais sous forme de gymnastique.

L'introduction de la gym à l'école se fait en 1850 avec la loi Falloux mais de façon facultative, de toute façon à cette époque l'école était aussi facultative. En 1854 on aura la loi Fortoul, qui intègre la gymnastique dans les lycées et les collèges, mais toujours de manière facultative.

Les autres éléments au XIXe siècle sont tout d'abord le développement industriel qui pose un problème de santé publique, et on trouve de plus le travail des enfants, on craint un problème de santé qui conduirait à une dégénérescence de la race, il y a une prise de conscience des bienfaits de l'éducation physique pour la santé.

Il y a des exemples à l'étranger, notamment en Suède avec Ling et en Allemagne avec Jahn, les autres nations intègrent l'éducation physique dans le programme des écoles.

Suite aux influences étrangères en France on va voir la gymnastique devenir obligatoire dans les lycées et les collèges, en 1869 il y a la loi Duruy; la gymnastique est donc obligatoire mais l'école est toujours facultative.

Puisque les lycées sont payants c'est la bourgeoisie qui les fréquente (les lycées ne seront gratuits qu'à partir de 1933) donc ce sont les bourgeois et les aristocrates qui peuvent pratiquer la gymnastique. Mais ils ne sont pas intéressés par une gymnastique militaire et vont vouloir faire du sport, qui répond plus à leurs aspirations, donc ils vont avoir une pratique physique en dehors de l'école car le sport ne va pas avoir sa place tout de suite à l'école.

Un autre élément déterminant est la défaite de Napoléon III à Sedan en 1870 face à la Prusse, ce qui constitue une profonde vexation pour la France. L'état sanitaire des Français était déplorable contrairement aux Allemands, cela amène une réaction de la République, on se rend compte que les prussiens étaient de bons soldats mais aussi que quand ils étaient jeunes ils faisaient de la gymnastique, car en Prusse l'éducation physique remonte à l'école, donc quand ils arrivent à l'armée ils sont déjà préparés contrairement à la France, il y a une culture du corps et du physique en Allemagne.

Les Français vont vouloir copier ce modèle, quand Jules Ferry crée l'école obligatoire en 1880 il rend aussi la gymnastique obligatoire, en 1880 pour les garçons et en 1882 pour les filles.

On a aussi la création de manuels, dans le cadre du souci de la revanche et de la reprise de l'Alsace-Lorraine, on va vouloir préparer les enfants à la vie de soldats, et en 1882 vont être crées les bataillons scolaires (les enfants y effectuent des marches, des présentations d'armes...), on veut créer des conditions propices à une bonne armée. Les bataillons scolaires sont encadrés par des militaires et sont très axés sur le patriotisme avec de nombreux chants.

Maintenant le citoyen doit accepter de mourir pour sa patrie, alors qu'avant l'éducation physique se souciait seulement du développement de l'enfant, il y a une transformation de l'éducation physique quand elle rentre à l'école en gymnastique militaire.

De plus l'état fait des économies, il n'a pas besoin de former des maîtres pour l'éducation physique car on utilise les militaires, donc cela donne une orientation à la pratique. Ce n'est que vers 1920 qu'on aura les premiers centres de formation de professeurs d'éducation physique non militaires avec les IREPS notamment.

Le rapprochement de l'armée et de l'école engendre une institutionnalisation de la gymnastique et fait faire des économies à l'état.

En 1890 on voit arriver le sport moderne anglais, que les bourgeois vont s'approprier car ils n'aiment pas la gymnastique, les bourgeois vont être les premiers à faire des courses, des compétitions...
Cela concerne les gens qui ont les moyens de s'intéresser à des produits modernes, or le sport est un produit de la modernité.

À la fin du XIXe siècle on voit arriver de nouveaux théoriciens intéressés par la physiologie et l'anatomie qui vont proposer un renouvellement de la gymnastique pour la démilitariser.

espagne

Les bataillons scolaires vont exister jusqu'en 1892.

La gymnastique existante est patriotique, le but de l'école est alors de former un citoyen français républicain, cela s'inscrit dans une perspective idéologique.

En 1880 le sport anglais fait concurrence, c'est la modernité, l'aventure, la nouveauté. La grande différence entre la gym et le sport c'est que la gymnastique a toujours été imposée alors que ce n'est pas le cas du sport, le sport intéresse parce que ça plaît, contrairement à la gymnastique qui est très mal considérée surtout par la bourgeoisie.

Pierre de Coubertin va essayer de promouvoir le sport dans l'école mais l'école n'en veut pas, elle veut continuer à imposer la gymnastique.

On va aussi avoir des travaux sur la physiologie et l'anatomie qui vont modifier la gymnastique, qui veulent la dépoussiérer.

Tissié, qui était médecin, essaie de s'inspirer d'une gymnastique scientifique, qui s'appuie sur l'anatomie ; il fonde la gymnastique suédoise, analytique, qui met le corps dans la bonne position.

Georges Demeny, d'origine hongroise, travaille avec Marey, il va développer des outils pour analyser le mouvement, notamment le fusil photographique (c'est l'ancêtre de la caméra) ; la science permet d'approcher une certaine vérité du mouvement.

Demeny va quitter Marey et va développer la gymnastique néo-suédoise, qui travaille sur la physiologie du geste, cette gymnastique va être axée sur le travail du mouvement arrondi et continu, il va tirer les exercices des analyses des images qu'il obtient en étudiant les mouvements avec son fusil photographique, qui est capable de prendre des photos très rapprochées.

Georges Hébert, c'est un militaire, un officier de marine, chargé de préparer les troupes, il avait constaté que dans le monde des indigènes étaient des athlètes du fait du contact avec la nature, donc il va développer une méthode naturelle avec des gestes naturels pour développer des Français chétifs.

Tous ces gens, dont Coubertin, sont contre une gymnastique militaire, ils vont se baser sur la physiologie et l'anatomie, le but de ces gens à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle est la démilitarisation de la gymnastique.

L'enjeu est la transformation de l'ensemble de la population, garçons et filles, donc il faut une gymnastique adaptée à la femme pour l'aider à se développer.

2 Représentativité culturelle

Pour qu'un enseignement soit une discipline scolaire il faut qu'il ait du sens, une signification. On considère 2 niveaux de représentativité culturelle: soit elle se fonde sur la pratique ou alors sur des valeurs.

Si la gymnastique à la fin du XIXe siècle avait une représentativité culturelle, au niveau de la pratique on aurait une éducation physique qui s'appuierait sur la tradition, sur les moeurs, donc sur des pratiques sociales.

Mais ce que l'on a ce sont des gymnastiques qui ont trois caractéristiques : elles sont standardisées, analytiques et artificielles. On est donc loin des moeurs et des pratiques de la vie courante, ces pratiques sont le produit d'inventions humaines. Cette gymnastique conduit à faire en sorte que tout le monde fasse la même chose au même moment, c'est une gymnastique standardisée.

Ensuite cette gymnastique est analytique car elle est construite comme les autres matières scolaires, on apprend la grammaire du corps comme la grammaire de la langue, on a une identité des mouvements, elle est aussi analytique car il y a une décomposition du mouvement.

Cette gymnastique est de plus artificielle car elle n'est pas en rapport avec les habitudes et la vie quotidienne. Dans ce type de produit ce qui est important c'est tout ce qui est intériorisé par l'élève plus que la gymnastique elle-même ; on intègre la discipline, la société qui nous fait faire ça.

On intègre des normes et un comportement sans s'en rendre compte, donc la gymnastique trouve sa représentativité culturelle à cause des valeurs qu'elle transmet et non pas en ayant pour but la motricité du corps.

On a donc affaire avec cette gymnastique à une construction pédagogique. L'école républicaine n'est pas idéologiquement neutre, elle transmet des valeurs militaires voire nationalistes et ceci jusqu'à la première guerre mondiale.

Après la guerre les Français sont en mauvaise santé, les enfants sont chétifs, la finalité de la gymnastique va alors changer, maintenant elle va s'intéresser à la santé et à l'hygiène, jusqu'aux années 50 et 60, cette gymnastique sera basée sur des valeurs.

Le changement apparaît en 1967 avec l'arrivée du sport dans l'éducation physique et grâce aux instructions officielles, la pratique du sport dans l'éducation physique trouve son sens dans les pratiques sociales.

3 L'utilité sociale du changement

Un enseignement n'est pas utilisé s'il ne présente pas une certaine utilité sociale, c'est-à-dire que les responsables des professeurs vont devoir faire des choix ; de nombreux apprentissages utiles sont pas enseignés à l'école, il y a des priorités, on est confronté aux nécessités du moment.

Tout d'abord il y a des priorités militaires, on veut prendre la revanche sur l'Allemagne et se préparer à la guerre.

Ensuite la priorité c'est la santé, on travaille sur l'hygiène corporelle.

Et enfin la troisième période, elle correspond à la pratique sportive, on arrive dans les années 60, avec les trente glorieuses, il y a moins de problèmes de santé, maintenant c'est le problème de la rentabilité économique et politique qui est mis en avant, la France veut rayonner dans le monde entier.

Pour comprendre ces priorités il faut comprendre la spécificité de l'éducation physique qui a appartenu à plusieurs ministères au cours de l'histoire : tout d'abord le ministère de la guerre (qui est différent de celui des armées, car le terme de guerre signifie qu'on s'y prépare) ; au ministère de la santé ; de l'instruction publique (sous le Front populaire) ; de la jeunesse et aux sports ; de la jeunesse, des sports et des loisirs ; et enfin au ministère de l'éducation nationale (en 1981).

Il existe ainsi « le complexe » du professeur de gymnastique, du fait de l'appartenance à des milieux très différents ; il n'a pas vraiment d'identité dans l'école en comparaison avec les autres matières qui ont toujours dépendues de l'éducation.

À partir de 1970 on travaille en éducation physique avec le sport, mais il y a quand même des différences :

A l'école primaire il existe le tiers temps pédagogique, où l'on fait des activités d'éveil, comme le mini-tennis, il y a une adaptation du sport aux possibilités de l'enfant. Désormais l'éducation physique et sportive appartient à l'éducation générale de l'enfant.

Au collège et au lycée le sport est enseigné non pas par des instituteurs mais par des professeurs d'EPS ; l'école est alors un lieu de dépistage sportif, un lien avec les clubs, l'esprit change donc totalement, on met donc cinq heures de sport au collège et au lycée dans un but de détection, il y a une alliance entre l'école et le club.

Il y a cependant un changement à partir de 1990, cette politique coûte trop cher et il y a un manque d'infrastructures et de moyens, on va donc diminuer le temps d'éducation physique au collège et au lycée en ne gardant plus que trois heures au collège et deux heures au lycée. Cela devient une discipline d'entretien, le sens de la matière a changé, ce n'est plus un outil pour développer le sport, on a même voulu supprimer l'éducation physique et sportive ( avec Claude Alègre ) car elle était considérée comme un simple passe temps.

IV L'éducation physique comme une matière d'enseignement?

On va considérer l'éducation physique comme une matière d'enseignement quand elle arrive dans le ministère de l'éducation nationale en 1981 avec l'arrivée de la gauche au pouvoir.
Pierre Arnaud dit qu'il faut 2 conditions pour avoir une matière d'enseignement:

-- le contenu de l'enseignement doit être différent de l'objet d'enseignement
-- le contenu doit être structuré, hiérarchisé en étapes d'apprentissage et il faut que ces différentes étapes soient évaluables

Il faut qu'on dégage des niveaux d'acquisition, et que ces niveaux soient évaluables.

-- Au XIXe Amoros dit que la gymnastique c'est la science raisonnée de nos mouvements.
-- Clias met en place une gymnastique fondée sur l'analyse du mouvement
-- Demeny fait un travail basé sur l'étude scientifique du mouvement
-- Hebert propose une gymnastique fondée sur l'étude du mouvement naturel
-- le docteur Jean Leboulch travaillait sur une éducation du mouvement par le mouvement, donc sur une gymnastique basée sur l'étude scientifique du mouvement

Mais pendant un siècle on va avoir du mouvement pour le mouvement en éducation physique ; il y a une confusion entre le contenu et ce que l'élève doit acquérir, tant que le sport n'est pas là on n'est pas en mesure de faire la distinction entre le contenu et l'objet d'enseignement, à cause de ce vide l'éducation physique n'est pas vraiment une matière, il n'y a pas de possibilité de construire un programme ; on a un travail qui est quasiment le même des petites classes jusqu'au lycée, la seule différence se situe au niveau de l'intensité et de la vitesse d'exécution mais les exercices sont les mêmes.

En 1967 arrive le sport, on a la possibilité d'avoir des contenus différents de l'objet d'enseignement, car l'objet à acquérir c'est le sport, il est différent du contenu car il y a une multitude d'activités à travailler qui vont faire la variété du contenu et sa différence avec l'objet d'enseignement.

Quand l'éducation physique intègre le sport elle intègre tout le sport, mais il y a trop de pratiques sportives différentes et l'enseignant ne peut être spécialiste en tout ; on va alors construire des classifications d'APS, regroupées par famille. L'intérêt d'une classification c'est qu'on considère qu'il y a des apprentissages qui sont transférables, par exemple on peut faire du basket en sixième, du handball en cinquième et en quatrième on peut refaire du basket en tenant compte des acquisitions réalisées en handball.

On suppose qu'il existe un certain nombre d'invariants et que ce sont des permanences, une fois qu'on a appris quelque chose dans une activité on est capable de le refaire dans une activité proche.

On n'a cependant pas la preuve que c'est vrai ; on fonctionne sur des présupposés.

Le second problème c'est qu'on récupère le sport et donc par conséquent la technique sportive, les professeurs récupèrent la technique du sport ; on va avoir une décomposition du geste sportif qui débouche sur un travail analytique du geste sportif.

Résumé de l'éducation physique dans les années 1967 et 1970 :

-- il y a trop d'APS : on réalise une classification avec des invariants
-- le sport induit une technique sportive, le professeur se transforme en entraîneur

On va assimiler le professeur à l'entraîneur, il y a un risque de confusion, mais l'entraîneur cherche des résultats et le professeur pour se distinguer va s'intéresser plutôt à l'enfant et à la pédagogie grâce aux sciences humaines ; mais il faudra du temps pour y arriver ; on était basé sur le schéma suivant :

-- en sixième et en cinquième c'était l'initiation
-- en quatrième et en troisième c'est un perfectionnement
-- et en seconde, première et terminale c'est l'étape de spécialisation

Cela constituait des modalités théoriques, mais sur le terrain on s'aperçoit que les professeurs de sport sont doués au niveau de l'initiation, pour faire découvrir le plaisir de l'activité ; et aussi au niveau de l'option, c'est-à-dire de l'entraînement des champions ; mais entre ces deux niveaux l'enseignement avait un contenu très flou, car les élèves sont d'éternels débutants, il n'y a pas de réelle progression, on peut ainsi réaliser la même séance en sixième et en terminale, la seule différence sera l'intensité.

On est alors confronté à un entraînement répétitif, en terminale on ne devrait pas avoir à apprendre les bases d'une activité ; avec l'apport des sciences humaines on va structurer l'enseignement selon les informations que nous donne la psychologie sur le développement de l'enfant.

Le résultat de cela ce sont les programmes de terminale sortis l'année dernière, c'est donc très récent. Mais aujourd'hui malgré les textes on est toujours confronté à d' éternels débutants.

Il y a cependant des éléments positifs : les sciences humaines ont permis de ne plus considérer l'enfant comme un ignorant, mais comme un enfant qui a un certain potentiel physique dont le professeur doit tenir compte pour proposer de nouveaux apprentissages, le professeur doit s'adapter à ce que l'enfant sait déjà faire et ne pas repartir à zéro.

Conclusion :

-- la grande difficulté de l'éducation physique à se structurer comme une matière vient d'un problème pédagogique : les classes ne sont pas faites pour l'éducation physique mais sont réalisées en fonction plus ou moins du niveau intellectuel, il n'y a pas d'homogénéité physique des élèves ; cela constitue une difficulté des conditions du métier et donc un problème de structuration de la matière

-- le deuxième problème est institutionnel, car quand on regarde les heures que l'on donne et les séances qu'il faudrait pour apprendre c'est impossible de progresser avec une seule séance par semaine, cela sert juste à entretenir et maintenir

11/03/2003

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CHAPITRE 3 LA CULTURE PHYSIQUE

Elle dépend du secteur de la gymnastique privée, c'est un terme générique qui regroupe aussi bien la gymnastique de plancher, la gymnastique de parquet, la gymnastique de chambre, la culture physique au sens strict, le culturisme et la musculation.

Ces pratiques se sont succédées au cours du temps.

I Origines

La culture physique est une gymnastique qui s'attache à développer le système musculaire à l'aide d'exercices analytiques exercés avec des résistances (haltères, massues, élastiques).

Celui qui est à l'origine de cette pratique c'est Triat ( 1813-1881 ), c'est un contemporain d'Amoros. Il cherche à décomposer les mouvements, à travailler spécialement les abdominaux, les fessiers... Et tout cela avec des résistances. Il fait cette proposition de gymnastique de parquet et de plancher vers 1840.

Il donne à ces élèves des haltères, de 3 à 6 kilos, des massues, et va vouloir développer les muscles. Il va solliciter ces muscles tour à tour, d'où sa démarche analytique. Il travaille sur l'amplitude des mouvements et aussi sur la force des articulations en tenant la position.

Il utilise du petit matériel ( matériel léger) pour agir sur l'amplitude de l'articulation.

Cette gymnastique est à l'opposé de la gymnastique militaire, il y a beaucoup moins de matériel, et tous les groupes musculaires les uns après les autres vont travailler.

Comme successeur de Triat il y a Paz, il cherchera à améliorer la méthode de Triat; il va enrichir le matériel, en utilisant des haltères plus lourds, et des barres de musculation avec des sphères à chaque bout, on commence à fabriquer du matériel adapté à ce que l'on va faire.

On va aussi vérifier régulièrement les mensurations pour mesurer les progrès.

Ce sont des gymnastiques d'hygiène, et ce sont des pratiques d'adultes.

Ensuite il y a Edmond Desbonnet, qui va être le père fondateur du culturisme, c'est un médecin, son souci est la santé.

Il va rencontrer un professeur américain d'haltérophilie, Attila, et ce qui est intéressant dans la méthode d'Attila c'est qu'il travaille avec des poids légers d'abord puis augmente ensuite, on commence donc à travailler sur l'amplitude et la fréquence pour enchaîner sur la puissance.

Sandow est lui anglais et né en Allemagne, c'est un bel athlète qui s'est développé en utilisant les résistances élastiques, il y a un enrichissement du travail avec les résistances, Sandow fait des démonstrations dans des spectacles, il va servir de modèle pour des peintres et des sculpteurs.

Avant on était dans une logique de cacher son corps, mais maintenant le corps est exposé, c'est un symbole esthétique mais aussi de santé, il y a un changement dans la lecture du corps.

Desbonnet va se faire le diffuseur des méthodes d'Attila et de Sandow, et reprend la devise de Triat: " pour devenir fort et le rester ".

On travaille torse nu avec la méthode de Desbonnet, devant un miroir, donc en autocorrection, avec des élastiques et des haltères.

Desbonnet va inventer aussi des appareils spécifiques : la semelle de plomb; des poignets lestées sur les avant-bras pour faire en sorte de travailler tous les muscles...

Pour diffuser sa méthode Desbonnet va organiser des manifestations, il crée le premier club d'haltérophilie français, il organise un championnat du monde de force, et des concours de beauté (du plus bel athlète, plus bel haltérophile).

Comme élève de Desbonnet on aura Rouet, dont la culture physique met l'accent sur l'aspect esthétique mais pas sur l'efficacité.

Ses 2 autres disciples sont le docteur Ruffier et le docteur Madeuf.

II Les conditions d'émergence

1 Développement du secteur tertiaire

C'est un secteur qui touche l'administration, les services... Ce sont des gens qui vivent à la ville, et avec ce développement de la ville on aura des changements culturels, les gens vont avoir une autre vue d'eux-mêmes, ils vont être attachés à l'hygiène, à leur apparence, à l'aspect de leur corps ; des styles de vie nouveaux vont apparaître qui attribuent un nouveau rôle au corps.

On voit aussi apparaître au dix-neuvième siècle le développement du machinisme, on a moins besoin d'homme fort aussi va t'on s'attacher à d'autres critères, la force ne va plus être essentielle, on n'aura plus que la valeur sublimée de la force, la vitalité. Travailler sur l'entretien de son corps montre qu'on est plein de vitalité, de dynamisme ; on n'a plus besoin à la ville de la force brute.

2 Développement du courant hygiéniste

Cela bénéficie à la culture physique, c'est considéré comme un remède ; (matin, midi et soir), il n'y a pas besoin d'aller dans un gymnase, cela peut se faire chez soi.

3 Place du corps ( corps caché )

C'est lié à l'immobilisme de certaines hautes professions, et implicitement la haute fonction interdit d'exhiber son corps, mais désormais on peut faire de la culture physique chez soi, sans s'exhiber, alors que dehors cela choquait, il y a possibilité de s'occuper de son corps dans la sphère privée sans s'opposer aux mentalités.

4 Adaptation au confort

La culture physique est vendue par les médecins comme un moyen d'éviter de tomber dans les travers du confort (la sédentarité).

III Caractéristiques de la culture physique

1 Spécificité de la culture physique

Face à la sédentarité il faut réagir, pour combattre l'atrophie musculaire, sinon il y a une diminution de la santé.

On va avoir une méthode de développement du système musculaire car c'est lui qui permet de donner au corps une forme naturelle, donc la santé. C'est ce qui permet de maintenir le squelette. C'est ce qui permet de maintenir un mouvement efficace. Et enfin c'est ce qui permet de réguler les fonctions vitales.

Il y a nécessité dans la culture physique d'une prise de conscience de l'individu, il doit se prendre en charge, il doit avoir des exigences avec lui.

Ceci se traduit par des exigences de la pratique, qui vont au-delà du travail avec les haltères, cela constitue une hygiène de vie, faire attention au sommeil, un régime alimentaire, la culture physique doit toucher tous les moments de l'existence.

Visibilité du travail corporel

À partir du moment où on peut constater un résultat c'est une preuve objective. Voir c'est savoir. En sport c'est la distance ou le temps qui donne la valeur de l'individu ; en culture physique on utilise le miroir, on voit tout de suite ce qu'il faut travailler.

On a la valorisation de la nudité, qui permet de faire le diagnostic, d'évaluer les progrès réalisés, de se réapproprier son propre corps.

12/03/2003

Bilan: il y a en culture physique un nombre réduit d'engins, cela facilite le travail chez soi et ensuite on présente cette activité comme bénéfique pour la santé, c'est comme ça qu'elle va se vendre, on va vanter la vitalité, la transformation du corps, et le fait de devenir un autre ; ce n'est pas seulement une transformation du corps mais aussi de la tête, cela donne confiance en soi ; cela permet un changement de conditions sociales quand on a perdu tout espoir...

2 Par rapport à la gymnastique

A la différence de la gymnastique militaire c'est une pédagogie de la transparence, on utilise l'anatomie, on contrôle les mouvements selon les effets que l'on veut.

Dans la culture physique la pratique empiète sur toute la vie, alors que dans la gymnastique normale on est dans une logique de consommation, on consomme une séance de gymnastique, la différence avec la culture physique c'est qu'elle se répercute elle sur la vie, elle touche en effet l'alimentation, le sommeil, c'est une hygiène de vie, cela permet de changer son corps.

En culture physique on a beaucoup d'effets avec peu de moyens, il y a peu de contraintes mais une grande richesse, un faible nombre d'exercices mais très efficaces.

On note aussi la simplicité des exercices qui différencient avec la complexité de la gymnastique où beaucoup d'exercices complexes étaient à coordonner, ici on fonctionne analytiquement.

Il y a aussi une différence de fréquence, on pratique la gymnastique à raison de une à deux séances par semaine, alors que la pratique de la culture physique peut se faire tous les jours, quand on veut et même plusieurs fois par jour.

Avec la gymnastique on consomme et on peut subir (on suit les cours avec un professeur mais on peut tricher en ne faisant pas les exercices en entier), alors que la culture physique est une éthique de vie.

La culture physique va être dénigrée par les professeurs de ville, ainsi que par les médecins, du fait de sa pauvreté, elle est considérée de second niveau, alors elle aurait pu disparaître depuis le XIXe siècle avec les progrès de la science ; mais elle résiste car elle apparaît comme une pratique physique réaliste, et de plus il y a des attentes, cela répond à un besoin du fait de la simplicité.

C'est un produit qui s'adapte aux bouleversements socio-économiques.

3 Par rapport au sport (jusque dans les années 1960)

Il y a une similitude de la culture physique et du sport dans la partie extrême de la culture physique, avec les concours de body-building, avec les compétitions...

La différence se situe principalement dans le dosage du travail, en sport quand on s'entraîne on est dans une logique de retard d'apparition de la fatigue, d'habituer le corps à l'effort, on pousse l'organisme jusqu'au bout.

La culture physique fonctionne selon une autre logique, on se dépense mais il faut garder une certaine apparence, il y a toujours à l'esprit un souci esthétique.

En sport le résultat c'est la performance ou la victoire, alors qu'en culture physique le geste ne sert à rien, c'est une satisfaction quand on se regarde dans le miroir.

IV Evolution récente ( à partir de 1970 )

La culture physique est devenue sur ces trente dernières années la technique de transformation du corps la plus importante des pays civilisés (avec les techniques de body-building).

Le premier critère c'est le développement musculaire complet (jusqu'aux limites de ce qui est possible). Le modèle retenue au dix-neuvième siècle c'est l'athlète grec, selon les statues ; avec le body-building il y a une transformation des modèles, maintenant c'est le haut du corps en V, on élargit les épaules et on amincit la taille.

On recherche la prise de masse, il faut faire du muscle et perdre du gras, en s'aidant de la pharmacie, et de la diététique pour éliminer les graisses.

À partir du moment où on débute il faut compter cinq à sept ans pour bien figurer en compétition de body-building.

Le body-building est fermé aux études sociologiques et n'intéresse pas le monde du sport, c'est un monde à part, de marginaux.

Dans les magazines de body-building, il est sans cesse rappelé qu'il faut changer de vie quand on change en corps, les gens qui le font vont se marginaliser par rapport aux autres.

Pourquoi le body-building est-il rejeté ? Le body-builder n'est pas un athlète efficace car il est trop raide donc il n'intéresse pas le monde du sport. Pour ce qui est des médecins les body-builder mettent leur corps en danger notamment avec le dopage. Et encore du point de vue du sport il font une chose extrême mais qui ne sert à rien, pour un sportif c'est une musculature inutile, de la gonflette ( certains ont du mal quelquefois à porter leurs valises).

La différence entre un body-builder et un haltérophile se situe au niveau de la conception de la musculature, pour un body-builder l'haltérophile est un individu difforme, avec des jambes trop développées par rapport aux bras, ils ont donc une conception différente du corps, car dans le cas des haltérophiles l'objectif est la performance et non pas l'esthétique.

Il y a un rapprochement du body-building qui va s'opérer ensuite quand on va comprendre l'intérêt de la musculation, avant l'utilisation de la musculation n'était pas rationnelle, et on va faire appel au body-building car il a développé des techniques et possède du matériel efficace qui permettra de faire de la musculation sans se blesser. Le monde du sport va donc se tourner vers le matériel et les compétences des body-builder.

Ensuite pour la divulgation du produit il y a le fait de la massification de la pratique sportive. Ceux qui avait l'habitude de faire du sport vont vieillir, ils vont d'abord faire de la musculation pour s'entretenir, et ensuite ils ne vont plus pouvoir faire que ça.

Cela va donner naissance au fitness, qui se situe entre la culture physique et la musculation, on trouve là un nouveau moyen de travailler son corps, de le remodeler, dans des lieux très sophistiqués, avec des éclairages calculés, sur de la moquette, dans une certaine ambiance pour développer une esthétique de soi.

Avec le fitness on a un matériel très sophistiqué qui permet de se transformer sans trop souffrir, en faisant appel à la technologie nouvelle, avec des engins qui disposent de programmes spécialisés qui individualisent l'entraînement, les gens travaillent seuls avec l'engin, ils n'ont pas besoin d'entraîneur. Ce matériel est issu du matériel de la rééducation.

L'objectif de la culture physique c'est de devenir un autre homme, changer ce que la nature nous a donné, transformer le corps avec un but de santé.

Avec le fitness la logique est la même mais dans le cadre de la distribution de services, dans une optique de consommation, on veut garder la forme et les formes, on espère dans les deux cas ( avec la culture physique ) en tirer des bénéfices pour son corps et son esprit.

Avec le body-building le but est de créer un surhomme, ils acceptent de se dire marginalisés.

Tout cela pose le problème de la nature du corps du l'homme, jusqu'à quel point doit-on aller. Les body-builder sont moqués mais sont aussi jalousés, il y a une ambiguïté entre ce modèle et l'image qu'on en a.

Le monde des intellectuels à tourné en dérision ce type de modèle, l'athlète musclé pour rien, la gonflette ; mais depuis que le monde du sport se tourne vers la musculation on s'aperçoit que les modèles se transforment. On note ainsi que bon nombre de publicités utilisent des corps très musclés pour vendre leurs produits.

19/03/2003

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CHAPITRE 4 LES METHODES EN EDUCATION PHYSIQUE

Depuis Amoros, pendant 150 ans le professeur de gymnastique a à disposition des méthodes et va proposer aux élèves des exercices jusqu'en 1975.

Les différentes méthodes sont par exemple la méthode naturelle, la méthode suédoise, la méthode néo-suédoise, et la méthode sportive.

I Signification du terme « méthode » en éducation physique

La méthode en éducation physique a deux aspects, c'est à la fois un discours et d'autre part une pratique, on part à la fois d'un système pour appliquer l'éducation physique et ensuite il y a l'affirmation doctrinale qui se propose de justifier ce que l'on fait sur le terrain.

Une méthode en éducation physique ce n'est pas seulement un mode d'emploi comme pour un réfrigérateur mais c'est aussi une justification de ce que l'on fait sur le terrain.

En éducation physique on pratique du sport mais il y a une prise de position philosophique qui a conduit à faire du sport la pratique en éducation physique.

Il y a des buts quand on fait une pratique, avec des exercices ; on va aussi avoir des précisions sur les mises en oeuvre de ces exercices (ce n'est pas pareil avec des grands et avec des petits).

II Classification des méthodes ( Jacques Ulmann )

Selon lui on peut regrouper les méthodes en trois grandes catégories :

1 Une unité de but et unité de procédé

C'est la méthode naturelle de Georges Hébert; la durée de sa méthode va de 1914 à 1967, elle part d'un principe doctrinal : utiliser les gestes qui sont ceux de notre espèce pour acquérir un développement complet du corps par un retour raisonné aux conditions naturelles de vie ; en gros il veut rapprocher l'homme de la nature, de ses origines.

Le grand principe doctrinal de la méthode d'Hébert c'est la nature, il pense que l'homme doit se rapprocher de la nature car c'est là qu'il doit puiser son énergie.

Le moteur de la construction c'est la nature, c'est elle qui donne les exercices à faire.

Les exercices à faire sont ceux qu'il considère comme naturel en tant qu'être humain, nager, marcher, courir...

Il dégage dix grandes catégories d'exercices naturels regroupés en cinq rubriques : les locomotions principales (marcher, courir) ; les locomotions secondaires (la quadrupédie, nager) ; les activités de défense (la lutte, les lancers) ; les activités industrieuses (lever, porter, pousser, tirer) et enfin les divertissements (les jeux, le sport, les compétitions, la danse).

S'il n'y a pas d'espaces naturels (en ville par exemple) on essaie de s'en rapprocher avec la tenue, de ne pas trop couvrir le corps, pour qu'il soit en contact avec le soleil, le froid, même si c'est dans une ville.

Il y a le travail en plateau, on fait travailler les élèves par vagues sur la cour d'école, ils reviennent sur les côtés.

Ces exercices sont considérés comme justes car ils respectent la nature, et de plus ils sont économiques car ils travaillent en respectant ce que l'homme est capable de faire, par exemple soulever un partenaire, le pousser.

Hébert a présenté sa méthode en 1913 à un congrès de gymnastique, cela venait s'opposer à une gymnastique militaire et suédoise.

Et enfin c'est une méthode avec laquelle on forme les éducateurs rapidement ; en 1941 c'est celle choisie par Pétain pour le peuple car elle est porteuse d'une certaine vitalité.

2 pluralité de but et unité de procédés

La méthode la plus caractéristique de cela c'est la méthode sportive, par l'intermédiaire de Maurice Baquet en 1946 ; on a ensuite les instructions officielles de 1967 et de 1985.

Ici l'éducation physique a plusieurs objectifs ; tout d'abord un objectif hygiénique, ensuite un objectif psychologique de développement de la personne, avec l'équilibre affectif, et l'épanouissement cognitif ; troisièmement l'objectif c'est la socialisation, on fait en sorte que les individus s'acceptent les uns les autres.

L'affirmation doctrinale vise à développer l'individu dans sa totalité ; mais pour faire cela on n'aura qu'un seul outil, le sport ; et cela se fait par le modèle de la compétition, c'est là qu'on voit si on gagne en efficacité.

Cela fait du sport un outil didactique, la conséquence c'est que quand on en fait on a l'impression de faire seulement du basket par exemple, mais pour le professeur cela a d'autres objectifs, c'est d'utiliser du sport pour faire passer autre chose, ce n'est qu'un prétexte, donc ce n'est pas la même logique que la pratique en club.

3 pluralité de but et pluralité de procédés

C'est très éclectique, on a la méthode française en 1925 et les instructions officielles de 1945.

Ces méthodes ont comme le sport une pluralité de but, le premier objectif c'est la morphologie (avec la gymnastique suédoise par Ling et la gymnastique néo-suédoise par Demeny ).

Le deuxième objectif c'est l'amélioration des grandes fonctions, dont le développement organique et foncier, c'est tout ce qui est sollicitation du système cardiaque, avec comme outil la méthode naturelle.

Le troisième objectif c'est le divertissement, avec les jeux et le sport.

On retrouve cette démarche de pluralité à la française après 1945, on est confronté à des jeunes mal nourris et carencés (donc la gymnastique naturelle n'est pas possible) ; on va donc laisser les professeurs faire ce qu'ils veulent en travaillant avec l'outil qu'ils préfèrent, devant l'urgence on prend tous les savoir-faire, l'inconvénient c'est qu'on n'a pas vraiment d'axe, les pratiques sont éclatées.

25/03/2003

On peut constater qu'il y a une grande diversité des méthodes pour travailler avec les élèves, qui ont toutes des qualités et des défauts.

Pour la méthode éclectique le côté positif c'est qu'elle est riche et variée ; mais en contrepartie l'enseignement de l'éducation physique n'a pas d'unité.

Pour la méthode naturelle ce qui est positif c'est l'homogénéité et la cohérence. L'inconvénient c'est que la nature n'est pas gentille avec tout le monde, il y a une certaine naïveté avec cette méthode naturelle ; elle rejette les malades et les handicapés.

Pour la méthode sportive le côté positif c'est qu'elle propose de nous éduquer physiquement dans un cadre socioculturel et qu'elle se situe dans une logique d'augmentation de la motricité sociale. Le côté négatif de la méthode sportive c'est que la dimension de la motricité en soi n'est pas prise en compte ; et on n'est pas éduqué à connaître notre corps.

Ce qui oppose les partisans de chaque méthode ce n'est pas la science même mais ce sont des convictions idéologiques (des présupposés) : ils ont une certaine philosophie de l'éducation. C'est la guerre des méthodes. Celle-ci s'estompe vers les années 1970-1975 car on se rend compte que l'éducation physique ne pourra pas s'affirmer car elle est trop éparpillée.

On va essayer de trouver l'objet de l'éducation et non plus la recette pour la bonne éducation physique.

On va chercher l'outil qui justifie le rôle du professeur de gymnastique.

Avant en éducation physique l'enjeu c'était la méthode ; aujourd'hui ce sont les domaines de la psychologie et de la physiologie.

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CHAPITRE 5 LE JEU

Le jeu est inhérent à la pratique physique, les jeux peuvent être considérés d'un aspect personnel (pour les bienfaits que cela apporte à l'individu) et d'un aspect social (de par les relations entre les personnes qu'il met en jeu).

I Un enseignement ludique de l'éducation physique a t'il existé?

Dans la représentation classique le jeu s'oppose à l'effort; pour beaucoup de pédagogues si l'enfant joue il ne travaille pas, et le professeur à l'impression de ne servir à rien.

Il y a des nuances ; car dans le jeu physique il y a la dépense d'énergie (par exemple l'épervier), cela est important car on retrouve cette notion de dépense d'énergie dans le sport, le jeu permettant de développer les grandes fonctions de l'organisme. La deuxième raison est que le jeu est porteur de règles, il peut canaliser l'activité des enfants ; et enfin la troisième raison c'est que le travail psychologique sur l'enfant montre que le jeu participe à la construction de sa personnalité, donc il est bénéfique pour les enfants.

Donc le jeu présente quand même des atouts pour l'éducation, il ne devrait donc pas être délaissé.

On retrouve le jeu en Grande-Bretagne au XIXe siècle, à cette époque dans les universités il va être transformé, codifié et institutionnalisé.

Ensuite au début du XXe siècle on voit apparaître des pédagogies humaines et didactiques, on va développer des méthodes actives, l'enfant doit être au centre donc on construit le programme en fonction de ses intérêts ; et donc par conséquent on va donner une place au jeu car c'est là que se situe son intérêt.

On retrouve cette notion à l'école maternelle qui est basée principalement sur le jeu.

Quand on regarde le monde de l'éducation il reste prudent, il y a une méfiance de sa part par rapport au jeu (car quand on fait du jeu on s'amuse) ; même l'école de Freinet qui ne veut pas enfermer l'enfant dans un programme refuse le jeu.

Le jeu n'est pas considéré comme un instrument pour accumuler des connaissances, donc il n'est pas bien considéré, il n'a pas la capacité d'aider l'individu à assimiler les connaissances.

La méthode française en 1925 fait faire du jeu, à égalité avec le sport, mais ce n'est rien d'autre qu'une activité de fin de leçon, de délassement, ce n'est pas le point central.

Le jeu n'apparaît pas en éducation physique comme un élément central de l'apprentissage (car cela ne permet pas d'améliorer les connaissances) ; en revanche il est un élément incontournable de l'éducation, car il s'agit d'éduquer un individu qui a un corps et un cerveau et donc il faut développer ce corps pour que le cerveau se développe aussi harmonieusement.

II Le jeu : élément de compensation et de distraction

Quand on prend les méthodes d'éducation physique jusqu'en 1970 elles travaillaient sur la focalisation de l'attention, de la position du corps... ; elles ont donc besoin d'un outil de sauvegarde car au bout d'un moment l'attention des élèves n'est plus là, on doit laisser le libre jeu du corps, on va donc incorporer le jeu dans la leçon pour relâcher la pression mais ce n'est pas la finalité, c'est pour mieux revenir à l'effort et à l' attention.

Hébert voulait des jeux récréatifs, mais seulement en complément du travail.

Le jeu est l'antidote de la fatigue et de la vigilance, de l'effort constant.

Après la seconde guerre mondiale (après les années 1945) on trouve comme objectif en éducation physique des objectifs d'amélioration de la motricité, pour les atteindre on fera appel aux jeux divers et au sport, qu'ils soient collectifs ou individuels, on assimile alors le jeu et le sport, il n'y a pas de hiérarchie entre les deux.

Dans cet appel au jeu on retient qu'on peut travailler en éducation physique sans faire une méthode analytique ; le jeu ne nécessite pas d'apprentissage analytique mais global ; cela permet de voir dans le jeu un outil de vérification de l'efficacité de l'éducation physique ; car depuis 1881 la leçon d'éducation physique est construite avec d'une part la gymnastique analytique de formation et d'autre part la gymnastique d'application.

Le jeu n'est pas présent dans la gymnastique analytique de formation, mais dans la gymnastique d'application, cela situe le jeu à un certain niveau, il a un certain poids, le jeu apparaît comme un élément de lecture de l'éducation physique.

26/03/2003

III Le jeu: un outil pédagogique

Le jeu va rentrer progressivement dans la pédagogie pour enlever l'ennui des techniques alors utilisées.

C'est aussi un moyen de faire apprendre des techniques, pourquoi ? Parce que c'est motivant, c'est une façon d'appâter l'élève, de lui inculquer des techniques pénibles mais sous forme ludique ; on pense que par le jeu on va faciliter l'apprentissage technique, et plus particulièrement la technique sportive.

Mais même si on est d'accord pour s'appuyer sur le jeu pour faire passer la technique sportive le fait de l'utiliser est décrit dans les textes comme laissé à la discrétion du pédagogue, c'est-à-dire que ce qui est valorisé c'est toujours la valeur éducative du travail.

On ne peut pas dire qu'on est professeur de jeu, cela ne ferait pas sérieux.

Dans les années cinquante on a un texte important pour l'introduction du jeu dans l'éducation physique ; à l'époque les élèves ont cinq heures d'éducation physique au total dont trois heures à la suite en plein air, où on pouvait familiariser les élèves aux activtiés sportives, et où les pratiques ludiques vont être retenues, et cela jusqu'en 1960. Sur cette demi-journée consacrée à l'éducation physique on devait emmener les élèves ailleurs que dans la cour d'école.

En 1960 la demi-journée de plein air devient la demi-journée du sport, avec toujours deux heures d'éducation physique classique en plus. Il y a un changement de nom car on rentre dans une logique de préparation sportive ; le sport devient objet d'enseignement, le jeu perd de la vitesse, il n'est pas sérieux, il est moins noble que le sport ; le jeu devient alors la voie d'accession au sport.

Progressivement, on met en place des formes hybrides de travail pour l'éducation physique, on part du jeu pour travailler la technique sportive : par exemple on a le jeu dirigé (on arrête le jeu à chaque fois qu'il y a un problème) ; le jeu à thème (par exemple l'attaque à l'aile) ; le jeu sous condition (on oblige le défenseur à être à un mètre pour favoriser l'attaque).

Ces pratiques hybrides ne sont rien d'autre que des exercices déguisés, cela pose le problème de l'attrait du sport, il devrait se suffire à lui-même, mais cela reflète la difficulté de l'enseignant à faire passer le sport, dans les années 1960 -- 1970 le sport apparaît comme une liberté pour les enfants ; mais vers 1990 le sport est assimilé à la vision qu'ils ont des autres matières...

Avant l'éducation physique était dans un cadre différent des autres matières, mais après l'image valorisante du professeur d'éducation physique proche des élèves et décontracté l'image s'est dégradée, il n'y a plus de différence avec les autres matières ; d'où la nécessité de relancer l'aspect ludique de la pratique, l'enseignant avait gagné en légitimité avec ses collègues mais est devenu moins intéressant pour ses élèves.

Le grand problème aussi c'est que le fossé se creuse de plus en plus avec le haut niveau et la pratique ludique de l'enfant. Vers les années 60 il y avait une plus grande proximité de ces deux niveaux ; désormais le jeu tel que l'enfant le souhaite dans le sport s'éloigne de la pratique de haut niveau, avant le décalage entre les amateurs et les professionnels pouvait être comblé à cause d'un certain diletantisme ; mais maintenant à cause du sport spectacle le monde professionnel devient un modèle inaccessible ; la grande difficulté c'est de garder le sport en tant qu'activité motivante, en reconsidérant la place du jeu dans l'enseignement.

Si l'éducation physique ne s'appuie pas sur le jeu cela redevient la gymnastique de début de l'éducation physique, c'est aussi ennuyeux.

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CHAPITRE 6 LES « NOUVELLES » PRATIQUES (A PARTIR DE 1975 -- 1980)

En cette période on voit apparaître des pratiques en opposition avec le monde du sport.

Un certain nombre de gens veulent se détacher du corps performance de la compétition, pour eux le sport n'est pas épanouissement. Il y a une volonté de libération (courants post-68) qui veut s'affranchir de toutes contraintes même pour le corps.

Ces pratiques sont justifiées par les nouveaux courants de pensée intellectuels (avec les sciences humaines et la psychologie), avec pour modèle les États-Unis.

Ensuite on est dans une période de développement de la société de consommation, qui va investir dans le monde des pratiques corporelles, et ces pratiques vont devenir des pratiques consommatrices, les pratiques corporelles deviennent un produit de consommation.

Dans ces pratiques il y a le désir de conquête d'espaces nouveaux.

Ces nouvelles pratiques peuvent être classées en deux catégories :

-- celles qui sont le produit de l'importation de sports nouveaux (californiens) ; on récupère aussi les codes vestimentaires, la culture...

-- les pratiques anciennes vécues de manière nouvelle, on introduit d'autres valeurs, d'autres modèles

I. les pratiques inventées

Ce sont souvent des activités de pleine nature, on y trouve souvent l'association de deux éléments : l'alliance de la technique et de la technologie avec l'écologie (vol libre, parapente, saut à l'élastique).

Ce qui est important c'est de découvrir des sensations nouvelles.

Quand le skate-board arrive c'est pour investir la rue, les villes disent que c'est dangereux, elles vont donc construire des lieux spécialisés (des skate-park) ; mais dès qu'on encadre l'activité cela devient moins intéressant.

II Nouvel apport des pratiques traditionnelles

A les pratiques redécouvertes

On voit le retour du yoga et des techniques orientales ; c'est associé à une certaine forme de mysticisme, on met l'accent non pas sur la performance mais sur le symbolisme du geste, ce n'est pas l'efficacité qui compte mais les sensations perçues, cela s'intègre dans un climat culturel et intellectuel.

01/04/2003

B. les pratiques réactualisées

Ce sont des pratiques dans lesquelles on va changer les modalités des exercices.

On a ainsi l'arrivée de nouveaux espaces de jeu :

Par exemple avec le ski alpin qui va devenir une pratique de masse ; il y a alors la volonté de pratiquer autrement, notamment avec le hors-piste, et quand celui-ci est trop ordinaire on va vouloir se distinguer avec le ski sur glacier ou le ski extrême ; ces pratiques passent par un certain savoir-faire mais l'idée globale de la pratique reste la même.

Autre exemple avec le tennis, quand on voulait en faire avant il fallait s'inscrire à un club pour avoir accès au terrain, c'était des terrains en terre battue dans des clubs privés, or avec la massification du tennis on a une ouverture du jeu, ce sont toujours des terrains avec les mêmes caractéristiques mais on trouvera le terrain en quick pour la masse, qui sera présent dans les quartiers, dans les complexes hôteliers...

C'est toujours du tennis mais la vision de la pratique est complètement différente, les uns sont très élitistes alors que les autres font du tennis comme ils feraient un autre sport.

Les nouvelles pratiques réactualisées sont permises par l'innovation technologique, par exemple la raquette, il n'y a pas la contrainte de prendre des cours comme pour le ski, il y a la possibilité avec un engin technique simple d'aller sur les mêmes espaces.

Ces anciennes pratiques remaniées semblent répondre à trois grands principes :

-- le processus de distinction : il vient de Pierre Bourdieu, il est réexploité par Pociello, il constate qu'avec la démocratisation d'une pratique on obtient une massification de cette pratique ; cette divulgation correspond pour un certain nombre de gens à une dépréciation de la pratique.

Donc soit ils vont changer de pratique soit ils vont faire la même chose mais avec de nouvelles modalités, sur de nouveaux espaces ; la logique c'est alors la distinction, la volonté de ne pas se mélanger à la masse.

-- le principe de performance, avec Michel Bouet, il met en avant le fait qu'il y a dans ces nouvelles modalités la recherche de l'exploit, cela s'inscrit dans le cadre de la compétition, l'objectif c'est se surpasser et surpasser les autres.

Par exemple en alpinisme : il se développe au XIXe siècle sur l'initiative des Anglais, il s'inscrit alors dans le cadre de la recherche scientifique. On commence donc par gravir les Alpes, ensuite on passe à l'Himalaya, et après on rentre dans une logique de surenchère (par la face nord ; hivernale ; directe ; escalade propre sans matériel ; escalade solitaire). Quand on a essayé toutes les différentes modalités on passe sur les enchaînements de plusieurs sommets à la suite.

Il y a donc dans le rapport à la montagne une évolution des modalités, il y a un fossé entre la pratique du XIXe siècle et la pratique extrême d'aujourd'hui.

Même si la performance ne touche pas tout le monde on peut quand même trouver son compte selon la pratique, on est soit « in » soit à côté de la modernité ; les façons de se représenter l'activité sont valorisantes ou non.

-- le processus culturel et économique: ce processus est lié à l'amélioration du niveau de vie, au développement des déplacements et des voyages ; à l'augmentation des échanges culturels ; tout cela permet de découvrir des pratiques autrement, la pratique est toujours la même, par exemple faire du canoë dans l'orne ou dans l'Amazonie, mais l'un est valorisant et l'autre non.

Conclusion du B :

-- ces pratiques réactualisées mettent l'accent sur la pleine nature

-- elles jouent sur l'immensité des terrains, pour pratiquer ailleurs que ce que l'on a l'habitude de faire

-- ce sont des pratiques moins codifiées que les pratiques traditionnelles, on se sent plus libre

Au début il y avait un côté aventure mais qui disparaît quand la pratique est encadrée.

Dans ces pratiques c'est le pratiquant qui est à l'origine de la demande ; alors que dans celles déjà existantes on subit les règlements.

III les pratiques remaniées issues de la culture physique

Elles appartiennent aux pratiques traditionnelles, ce sont des pratiques qui connaissent un succès de masse, et qui présentent une certaine homogénéité ; cette homogénéité se retrouve sur trois critères :

-- la recherche de la forme tonique ; avec d'un côté une gymnastique douce et de l'autre les gymnastiques « dures ».

Les gymnastiques douces seront centrées sur l'esthétisme, alors que les gymnastiques « dures » seront plutôt axées sur le maintien, l'entretien de la santé et sur l'hygiène.

La recherche de la forme tonique est à l'origine du narcissisme.

-- toutes ces activités se combinent autour de trois pôles : la culture physique, la danse et les étirements. Mais le dosage entre ces éléments est différent selon les pratiques, on va trouver comme pratique le stretching, l'énergic danse, l'aérobic, la gym tonique ; il y a en fait une multitude de produits qui se basent sur des dosages différents de ces trois pôles.

-- l'américanisme forcé, il y a une identification aux stars du petit écran ; on est toujours dans la logique du corps tonique, ce sont des pratiques qui doivent traduire la joie de vivre (celles qui font les exercices sourient toujours) ; pourquoi ? Parce que ce sont des pratiques qu'il faut vendre, et donc il faut montrer que cela ne fait pas souffrir.

Il y a un rapport à son propre corps qui associe l'exercice physique au bien-être.

Celui qui va analyser ces pratiques c'est Vigarello, il dit que ces pratiques de la forme sont les nouvelles pratiques de redressement, elles sont normatives, et même si elles ne sont pas aussi rigides elles poursuivent les mêmes buts que la gymnastique ancienne ; sauf que là on est dans une optique hédoniste où l'on ne doit pas avouer cette souffrance.

02/04/2003

Conclusion de ces nouvelles pratiques:

Derrière ces expériences il y a plusieurs significations et également plusieurs types de pratique. Mais n'y a-t-il rien de commun dans ces pratiques ? On peut trouver une « colonne vertébrale >> avec trois caractères :

-- un caractère novateur par rapport aux sports déjà existants
-- une emprise de l'américanisme
-- l'individualisme

IV Les paradoxes de ces nouvelles pratiques

les thèmes importants de ces nouvelles pratiques sont les suivants :

-- libération du corps
-- notion de pleine nature
-- retour sur soi
-- plaisir

On a un discours qui est critique vis-à-vis du sport et qui donc propose autre chose ; mais ces nouvelles pratiques sont-elles si éloignées que cela du sport ?

A libération du corps

On est dans la période post -- 68 et on arrive sur des pratiques qui permettent de laisser libre le corps, elles ne l'enferment pas dans des règles ; elles permettent de vivre des sensations nouvelles.

Ce thème de la libération est très mis en avant, or il est analysé par les sociologues que tout le monde n'a pas la même représentation de la liberté du corps ; c'est le paradoxe de certaines pratiques qui disent que le corps doit être libéré, mais cela devient un code et une mode, donc cela devient comme une norme et il n'y a plus de liberté ; donc cela aboutit au contraire de ce qui est recherché.

B. retour sur soi

ces pratiques sont considérées comme individuelles, il n'y a pas dans les nouvelles pratiques de nouveaux sports collectifs.

Entre les années 1970 et 1980 la pratique sportive va progresser dans l'ensemble, mais dans les sports collectifs l'augmentation est seulement de 4 %, en revanche le sport individuel va progresser de 23 %, il recrute plus que les sports collectifs.

En réalité les sports classiques ne sont pas complètement derrière, ils ont aussi su intéresser le public, on est dans un discours qui met en avant le retour sur soi mais ce n'est pas une spécificité des nouvelles pratiques, il y a aussi la présence du narcissisme mais pas que dans les nouvelles pratiques, cette notion est aussi présente dans les sports classiques.

C le plaisir

Les nouvelles pratiques sont vantées comme procurant du plaisir, d'abord elles permettent de redécouvrir des sensations perdues (communion avec la nature, avec l'air, avec l'eau) ; c'est un plaisir intériorisé.

Mais ce plaisir et ces sensations on peut les avoir en athlétisme par exemple, mais le problème c'est que cela demande beaucoup de travail, alors qu'avec les sports de glisse on peut atteindre ce plaisir beaucoup plus rapidement ; mais on peut quand même avoir ces sensations dans les sports traditionnels.

La deuxième forme de plaisir c'est celle qui résulte de la pratique elle-même, c'est avoir un corps harmonieux, capable de faire beaucoup de choses, et aussi dans le goût de l'effort.

Mais les nouvelles pratiques revendiquent l'exclusivité du plaisir, ces gens rejettent les apprentissages et l'entraînement pour l'atteindre mais au final ils pratiquent leur activité d'une telle façon que cela peut être assimilé à de l'entraînement.

La seule différence c'est que dans le sport le but c'est de s'opposer aux autres, alors que si la compétition existe dans les nouvelles pratiques c'est pour s'opposer à soi-même.

D le sport pour tous

Ces pratiques arrivent en parallèle à la démocratisation de l'exercice physique. Les nouvelles pratiques vont contribuer à faire sortir l'exercice physique du ghetto sportif ; tout simplement parce que c'est pratiqué dans un autre cadre.

Par exemple on va voir apparaître en athlétisme les compétitions de masse, elles sont considérées comme une nouvelle pratique car c'est une nouvelle façon de vivre l'athlétisme, ces activités jouent un double jeu, car il y a la possibilité de s'identifier aux champions car ils courent avec nous ; et en même temps cela permet de participer avec un grand nombre de personnes, et cela permet de satisfaire de participer tout en se situant dans un objectif (un certain temps); donc objectif chrono et objectif convivialité.

Avec ces activités l'essentiel c'est de l'avoir fait, d'avoir participé à la grande kermesse, à la communion, de dire " j'y étais ". La performance arrive en second lieu, et en même temps il y a la possibilité de s'identifier au champion.

Ce sont des compétitions où on voit des gens qui arrivent main dans la main, c'est une vraie communion, avec le plaisir de participer ensemble à la même épreuve.

C'est une formule ambivalente : on peut y participer pour le plaisir d'y être ou alors dans une logique de performance.

Dans les nouvelles pratiques on critique la compétition traditionnelle ; dans laquelle on s'oppose aux individus ; on garde un esprit de compétition néanmoins, mais contre soi ; et pour cela on s'entraîne de la même manière que pour la compétition traditionnelle ; donc en fait il n'y a pas de grande différence.

Conclusion :

Elles sont porteuses de valeurs contradictoires, elles sont ambiguës car ce qu'elles critiquent c'est la manière dont le sport a évolué au XXe siècle, leur discours est proche de Coubertin, pour trois raisons.

Tout d'abord pour Coubertin le sport peut être pratiqué avec diletantisme, pour le plaisir. Ensuite pour Coubertin le sport est une activité d'aventure, c'est pour les gens qui vont conquérir des espaces nouveaux. Et enfin le sport selon Coubertin donne droit à l'excès, la pratique doit permettre d'atteindre l'extrême limite. On retrouve donc avec ces nouvelles pratiques les mêmes idées que le courant libéral.

Donc ce n'est pas un discours en décalage avec le sport mais avec le sport comme il a évolué ; au début le sport était un outil de liberté par rapport à la gymnastique ; c'est la même logique aujourd'hui avec les nouvelles pratiques et le sport qui a évolué.

Au final ce qui l'emporte c'est soit une récupération commerciale de ces pratiques soit une récupération par les fédérations ; à chaque fois cela redevient des pratiques codifiées et cadrées même si elles étaient très débridées au début ; car sinon c'est une ouverture vers le risque et cela la société ne peut le tolérer.

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CHAPITRE 7 Activités physiques et olympiques dans l'Antiquité

introduction

l'olympisme est considéré par Coubertin comme une nouvelle religion au XXe siècle, c'est une activité à laquelle on associe des principes moraux et physiques.

Mais que contient cet olympisme? d'où vient-il ? Y a t'il une pureté originelle ?

Avant de comparer les Jeux Olympiques antiques avec les Jeux Olympiques modernes il faut situer la place de l'exercice physique dans l'Antiquité.

I. exercice physique dans l'Antiquité (Généralités et réserves méthodologiques)

On parle d'exercice physique mais pas de sport car chez les Grecs ce n'était pas un divertissement, ce n'était pas gratuit, pas ludique ; chez les Grecs l'exercice physique est une composante de l'éducation et pas une activité gratuite.

La conséquence est que l'activité physique chez les grecs est une nécessité, une obligation morale, c'est un élément de formation, on ne parle pas de sport, celui-ci n'apparaît qu'au XIXe siècle dans l'Angleterre victorienne.

Chez les Grecs les activités physiques ont plusieurs caractéristiques :

-- des « Atlha », c'étaient des activités qui demandaient un effort et on avait aussi les « Athlon » qui signifiait compétition, avec une logique de performance et d'opposition

Quelles sont les réserves méthodologiques que l'on peut apporter ?

En STAPS on n'a pas les outils pour étudier l'histoire, il n'y a pas suffisamment de sources, celles existantes sont littéraires ou archéologiques, donc elles sont soit pour les historiens soit pour ceux qui parlent Grec ou latin.

Comme source littéraire on a l'iliade et l'odyssée d'Homère, les odes de Piudare ; et Platon.

On aura aussi les écrits de médecins comme Hippocrate et Galien ; et enfin un ouvrage d'un spécialiste sur la gym, Philostrate.

En ce qui concerne l'archéologie on a des oeuvres d'art, des poteries, on y voit certaines scènes d'exercice physiques représentées, et aussi sur des statues, des vases ; et l'on peut y reconnaître des techniques, le matériel utilisé, les gestes.

On a 2 types de construction en archéologie :

-- les gymnases, ils étaient à ciel ouvert, le gymnase d'Aristote c'était le lycée et le gymnase de Platon c'était l'académie.

Le gymnase est composé de la palestre et du gymnase proprement dit qui faisait 220m de long. Dans un gymnase on trouve un bac de sable de 15 mètres de long pour la lutte ; un vestiaire ; une salle pour s'entraîner au punching-ball (avec un sac de sable) ; des bains de vapeur ; une piste à ciel ouvert et une piste couverte.

-- la deuxième construction c'est le stade, entre moins 600 et -300 av. J.-C. ; il est destiné à la pratique religieuse, il est situé à côté des sanctuaires.

Compte-tenu des informations qui sont laissées par la littérature et l'archéologie on sait des choses mais de manière partielle, on sait ce que faisaient les gens privilégiés mais pas les pauvres.

Il y a aussi une difficulté à qualifier ces pratiques, est-ce que c'était des jeux ? Une gymnastique ? De l'entraînement ? Dans un but hygiénique ? De loisirs ? On ne sait pas vraiment comment les qualifier.

L'autre difficulté c'est que dans les sources que l'on a trouvées on a la trace de gens qui savent nager, des techniques de nage étaient donc enseignées, mais on ne sait pas qui la pratique; ni où, ni à quel moment.

Autre difficulté : la vitesse de diffusion des activités, on ne sait pas à quelle vitesse ces pratiques se diffusaient.

Et enfin il y a beaucoup de pratiques associées à des pratiques religieuses, mais il va y avoir une perte du religieux au cours du temps mais on ne sait pas à quelle vitesse le religieux abandonne l'exercice physique.

Il y a trois types de gymnastiques chez les grecs : la gymnastique éducative, militaire et médicale.

Pour la gymnastique éducative l'enfant commence à aller au gymnécée à sept ans, il fait des jeux, des osselets, des cerceaux, des jeux de balles, et ces jeux se pratiquent avec des adultes.

Puis il va à la Schole : c'est basé sur l'éducation physique ainsi que sur le rythme et la musique.

Entre 8 et 12 ans l'enfant va dans la palestre, il est suivi par un pédotribe, le garçon passe au stade d'irène puis au stade d'éphèbe.

On formait donc des citoyens avec l'exercice physique, la musique et les arts.

Objectif : apprendre à obéir et à supporter la fatigue et à la vaincre.

On peut noter une répartition des individus en fonction des pratiques à la palestre : les forts allaient à la lutte et les grands au javelot et à la longueur.

On trouve dans le gymnase des jeux de balles, d'assouplissement, de la lutte, le harpaston (football) ; et aussi de la philosophie et de la musique pour les enfants les plus âgés.

La gymnastique médicale : notamment avec Hippocrate, il dit que l'individu doit faire de l'exercice physique pour se maintenir en bonne santé mais il doit le faire en harmonie avec l'alimentation; c'est-à-dire qu'il doit allier l'hygiène de vie à l'effort physique.

La proposition de Hippocrate est une certaine diététique qui constituera les bases de la diététique moderne, et sa gymnastique médicale est une pratique hygiéniste.

Le terme qui conviendrait n'est pas médical mais plutôt hygiéniste, ce sont des conseils pour entretenir le corps.

La gymnastique militaire, on y pratique la lutte, le tir à l'arc, le javelot, l'escrime, la chasse et l'équitation.

Ce sont des activités que l'on retrouvera plus tard pour la formation du chevalier.

Cette gymnastique militaire est importante notamment dans le cadre des guerres opposant les cités grecques par exemple Sparte et Athènes.

II origines et signification des jeux antiques (dont les Jeux Olympiques)

Les jeux modernes (Sydney...) provoquent des comparaisons avec l'Antiquité ; mais dans l'Antiquité ce n'était pas des jeux, ce sont des compétitions à caractère sacré, ils ont lieu dans des sanctuaires, chaque compétition est associée à une cérémonie religieuse.

Par exemple à Olympie le dieu vénéré est Zeus ; à Delphes pour les jeux pythiques c'est Apollon ; à Nemée c'est Zeus et à Corinthe c'est Poséïdon.

Les récompenses pour le vainqueur sont symboliques, ce sont des biens pauvres ; à Delphes du laurier ; à Nemée du céléri ; à Olympie des feuilles d''olivier sauvage ; et à Corinthe du pain.

09/04/2003

Les origines :

les jeux olympiques commencent en - 776 av. J.-C. et se poursuivent jusqu'à -392 av. J.-C.. Grâce aux écrits de Hérodote vers 590 av. J.-C. on est sûr que les jeux olympiques étaient organisés à cette époque là, tous les quatre ans ; mais avant c'est une supposition.

Chez les grecs on a cherché à faire remonter l'origine des jeux dans le passé le plus loin possible, car cela leur donnait une grande unité, une plus grande histoire donne une plus forte identité a la nation.

On trouve la notion d'esprit agonal ( la fierté ); et aussi la notion d'honneur ; qui anime les grecs, on retrouve cet esprit agonal au moment de toutes les grandes fêtes religieuses et des compétitions, mais c'est aussi associé à la musique, à l'art ; c'est associé à une culture qui a pour but de valoriser l'homme.

Les lieux :

Les compétitions ont lieu dans des sanctuaires, par exemple à Olympie il y a des temples, des sanctuaires, un prytanéon...

Associé à cela il y a l'hippodrome pour les courses de chevaux.

Le stade n'est pas intégré à la cité, il est en marge.

L'organisation :

ce sont les présidents du sanctuaire qui organisent les Jeux, l'elis et le pise ; on fixe la date en fonction des critères de chaque cité et de l'astrologie ; ensuite on envoie des messagers dans les autres cités pour les prévenir.

Ensuite il faut mettre en place la trêve sacrée, on arrête les conflits et les combats.

Au début des jeux les représentants des cités apportent des offrandes.

Pour participer aux jeux il faut être riche et hélenne, les étrangers ne peuvent pas participer, ils ne peuvent qu'être spectateurs.

Programme :

il existe deux catégories : de 14 à 17 ans et les plus de 18 ans.

Pour les 14 à 17 ans c'est limité à trois épreuves : le stade (la course), la lutte et le pugilat.

Pour les plus de 18 ans on trouve les courses hippiques, du combat, le pentathlon, les courses ; mais aucune épreuve nautique ; il n'y a pas de jeux ; pas de saut en hauteur ; pas de tir ; pas de marathon, pas de sport de balle.

Pour la course elle dépend de la longueur du stade (environ 192 m), il faut que cela corresponde aux capacités des hommes et que le spectacle soit intéressant, que tout le monde puisse le voir.

La longueur : il faut l'associer au lancer, parce que les grecs considèrent que quand on saute en longueur on lance le corps ; ils sautaient notamment avec des haltères dans les mains, pour faire des points d'appui dans l'air ; ils pratiquaient certainement le bond multiple.

Les lancés de disques : le disque pesait de 1,2 à 5,7 kilos ; son diamètre allait de 16 à 37 cm ; un disque a été gardé comme référence, celui de l'île d'Egide, il pèse 2 kilos et avait un diamètre de 21 cm ; les performances des athlètes antiques correspondaient à celles des athlètes des premières olympiades modernes.

Le lancer de javelot : il y a deux façons de pratiquer : la distance et l'adresse (comme outil de précision)

Ce lancer était rythmé par de la musique qui accompagnait le lanceur dans son geste.

Pour le pentathlon il y avait trois lancés : le disque, la longueur et le javelot ; plus de la course (un stade de 192 m) plus de la lutte.

Le vainqueur c'est le premier qui avait trois victoires, cela laisse à penser qu'il y avait peu de participants.

La lutte : on gagne par la mise à terre de l'adversaire.

Pugilat : il y a un recouvrement des mains avec des lanières de cuir, puis ensuite on va rajouter des pointes, c'est une pratique qui se durcit au cours du temps.

Le pancrace : c'est un mélange de lutte et de pugilat.

Ce qui compte dans le combat c'est le résultat, soit c'est gagné soit c'est perdu, si on a perdu même si on s'est bien battu on a perdu son honneur, il y a un culte de la victoire. Il n'y a pas de milieu.

Aujourd'hui on a la notion de record, chez les grecs il n'y a pas le culte du record (problèmes techniques pour les mesurer) mais il y a le culte du souvenir (sur des statues, des stèles ) qui retracent l'histoire d'une performance.

L'importance des jeux

Les jeux étaient tellement importants qu'il était impensable de ne pas y participer ; car c'était associé aux cultes religieux, c'est associé à la vie de la cité, même s'il y avait la guerre on y allait.

La victoire apportait du prestige au vainqueur mais ce qui est important dans les jeux olympiques c'est la cérémonie religieuse.

Au moment des jeux olympiques des philosophes ont présentés leurs oeuvres, des astrologues leurs travaux, on expose toute la richesse de la culture ; on n'y trouve pas seulement des exercices physiques.

15/03/2003

Les jeux ne sont pas idylliques, ce ne sont pas des éléments à idéaliser, car ils sont le reflet de la société dans laquelle ils se déroulent : premièrement il y a la notion d'esclavage ; deuxièmement c'est une société belliqueuse avec des cités qui se font souvent la guerre ; troisièmement ce sont des sociétés mercantiles.

Se pose aussi le problème de l'amateurisme : c'est quelque chose qui va être vanté par Coubertin, mais il faut le regarder avec un regard critique, au début des jeux antiques on a de l'amateurisme mais après on aura des avantages matériels, des athlètes entretenus, de la tricherie, de la corruption.

Est-ce que les jeux olympiques antiques sont une référence survalorisée ? On peut aussi se poser la question si c'est vraiment une société idéale. Dire cela est un moyen de faire passer de nouvelles valeurs comme l'olympisme.

III Les jeux restaurés

Il y a une ambiguïté dans le terme de restauration dans la mesure où on essaie de faire revivre le passé mais en réalité c'est surtout une enveloppe.

A. idée de restauration

Coubertin n'est pas le premier à avoir pensé à restaurer le modèle olympique, on trouve des références à l'olympisme au moment de la Renaissance, grâce aux traductions des textes anciens, on a un culte de l'Antiquité et donc par conséquent des idées de l'olympisme.

Au XVIIe et au XVIIIe siècle on va retrouver chez Kant, Goethe, Rousseau, un intérêt pour les idées olympiques.

Ensuite en 1793 au moment de la révolution française Romme souhaite organiser les olympiades de la république sous l'égide de la liberté ; il organise en 1796 sur le Champ-de-Mars des compétitions qui vont réunir 200 000 personnes.

En 1859 à Berlin Curtius plaide pour le renouveau des jeux, les Allemands sont intéressés par ces idées de l'olympisme.

Dans le milieu du XIXe un homme politique et journaliste qui avait plusieurs noms, Daryl/Grousset, va vouloir développer sa ligue de gymnastique en créant un grand lendit (c'est une foire annuelle à date fixe). En 1889 et 1890 on retrouvera ces lendits. Les activités que l'on trouvait dans les lendits sont des activités spécifiquement françaises : l'escrime ; le vélo ; la course à pied ; la boxe française ; l'équitation.

Darryl est un adversaire de Coubertin, il milite pour les sports à la française et écarte les sports anglais ; il garde des activités naturelles comme courir et nager, et des spécificités françaises comme le vélo et la boxe française ; c'est donc une remise au goût du jour des jeux olympiques.

De plus il va donner des récompenses au vainqueur, et en plus des récompenses il y aura aussi des médailles : l'or pour le premier, vermeil pour le deuxième, argent pour le troisième et bronze pour le quatrième.

Le problème c'est que d'une part il va manquer de soutien politique et économique et d'autre part c'est que le public touché est restreint, ce sont des compétitions franco-françaises.

Au XIXe siècle la Suède et l'Angleterre vont aussi avoir des compétitions qui ressemblent aux jeux olympiques.

En Grèce au XIXe siècle on trouve aussi des compétitions mais elles ne sont pas régulières dans le temps et sont limitées aux Grecs.

Aucune de ces compétitions n'est restée, seul Coubertin a réussi à trouver des appuis pour diffuser son idée et ne pas la cantonner à un seul pays.

Donc l'idée olympique n'est pas découverte par Coubertin mais c'est lui qui l'a bien exploité.

B. Coubertin : 1863 -- 1937

l'olympisme n'est pas l'idée première de Coubertin mais c'est un moyen, ce n'est pas une fin en soi, c'est un outil pour propager les idées sportives, il souhaite laisser sa marque dans l'histoire en tant que grand éducateur.

Il considère que la France est en état de décadence, elle a des difficultés à s'adapter au monde moderne, il dit que les problèmes économiques et politiques ne peuvent être résolus que grâce à l'éducation.

Il souhaite une réforme profonde de la pédagogie. Son modèle est la Grande-Bretagne, plein de nouveauté, pour lui il faut que système éducatif développe la confiance, l'esprit d'entreprise et le courage.

Cela se fait en réformant l'école, il faut « rebronzer la France » ; cela signifie qu'il faut la mettre en face d'épreuves pour redonner la vitalité au corps.

Coubertin souhaite passer au niveau de ceux qui décident, on lui donne pour mission de faire une enquête sur l'état de l'éducation en France ; mais il se heurte à de nombreux barrages ; l'école n'en veut pas ; le corps médical disait que c'était dangereux ; et en gros il se heurte à l'incompréhension de l'opinion, à l'indifférence.

Il va réussir à créer un certain nombre de structures : le comité pour la propagation des exercices physiques dans l'éducation (le président de cette association est Jules Simon) ; on y trouve des militaires ; des défenseurs du sport ; mais cela reste une élite.

Il mène un travail de militant pour le sport, il se bat avec l'administration, les médecins... ; donc il va vouloir internationaliser le produit ; car il dit qu'en France c'est l'émulation venue du dehors qui est seule capable d'agir de façon durable et efficace, et il cherche à créer une concurrence pour obliger la France à accepter le produit, et cela va donner l'olympisme.

Mais il ne va pas laisser de traces en tant que pédagogue car il se focalise sur la divulgation du modèle sportif ; cela signifie donc qu'il va laisser de côté certains points : 1 il laisse tomber l'éducation de la petite enfance ; 2 la gymnastique analytique (il dit que cela ne sert à rien) ; 3 la gymnastique militaire

les conséquences de sa démarche : Coubertin n'a pas d'échos, car cela s'adresse à des individus de plus de quinze ans, à des hommes déjà formés.

Ensuite en 1919 il quitte la France et part à Lausanne, il cherche à rassembler des forces pour construire l'olympisme.

Coubertin reviendra après avoir quitté le comité olympique à sa préoccupation première sur la pédagogie, sur l'intérêt de l'éducation physique dans la formation des individus.

C. l'olympisme selon Coubertin

on ne trouve pas une définition de l'olympisme chez Coubertin mais plusieurs ; elles sont très vagues et se complètent, il n'y a pas vraiment de définition précise.

Par contre pour le sport il y a une définition précise : « c'est le culte volontaire et habituel de l'exercice musculaire intensif incité par le désir de progrès et ne craignant pas d'aller jusqu'au risque ".

C'est donc une activité acceptant l'excès et la mise en danger du corps.

Les différentes définition de l'olympisme de Coubertin :

-- c'est une culture musculaire avec un esprit chevaleresque (fair-play) et avec un souci esthétique
-- il y a un culte de l'effort et un culte de l'eurythmie (combinaison entre l'excès et la mesure)
-- 1927 : c'est une école noble, d'endurance, d'énergie physique
-- 1935 à Berlin avant les jeux olympiques : la caractéristique essentielle de l'olympisme c'est que c'est une religion ; ensuite c'est une aristocratie (pas comme dans la société mais une aristocratie démocratique due aux capacités physiques des individus)

conclusion : sa conception de l'olympisme évolue au cours du temps, il admet à la fin s'être montré bluffeur et tapageur, il a joué de son aura pour faire passer des choses nouvelles, il a bousculé les gens.

Coubertin ne s'appuyait pas sur des discours très précis, sa définition la plus importante c'est celle de 1935.

16/04/2003

Coubertin dit que l'olympisme peut évoluer à la seule condition qu'il n'y ait pas de définition précise.

Il mélange le côté sacré et le côté profane, car il parle de la religion du sport, et il parle du sport comme moyen d'éducation.

Il hésite entre un sport au service de l'homme et un homme au service du sport, il ne sait pas lequel placer en premier.

On trouve aussi du paganisme, avec le culte du corps.

Il vante aussi l'amour du prochain (valeur du christianisme).

Coubertin ne souhaite pas seulement un esprit sain dans un corps sain mais il veut plutôt un esprit ardent dans un corps entraîné.

On a un balancement entre l'effort et le repos, on cherche une eurythmie, un équilibre.

L'olympisme n'est rien d'autre qu'un assemblage de doctrines.

Ce flou caractéristique du propos de Coubertin est entretenu par ses successeurs car cela reste très ouvert et ce n'est pas contraignant.

Il s'appuie sur des principes universels, des règles morales universelles, sur lesquelles l'ensemble des hommes sont capables de se retrouver, c'est suffisamment vide pour que cela marche, il n'y a pas d'opposition possible.

De plus Coubertin ne croit pas du tout en une espèce d'idéalisme pacifiste, ce n'est pas un pacifiste, pour lui l'olympisme est un outil nationaliste, pour que chaque pays se prenne en main, que chaque nation soit forte et vigoureuse.

Il souhaite mettre les gens dans les meilleures conditions pour affronter la vie, il contribuait à la lutte des âmes, à la recherche de justice et de vérité, c'est une nouvelle sorte de chevalerie.

Bilan : quand Coubertin décide de lancer l'olympisme il donne une certaine crédibilité au sport, il en fait quelque chose de cohérent et de sérieux, avant c'était une culture du corps sans aucun but.

Coubertin va essayer d'idéologiser le sport, notamment à travers l'athlétisme, cela devient quelque chose qui peut aider à la formation des caractères des individus.

Coubertin va assurer l'indépendance et la durée du sport, car s'il n'y avait pas eu tous ces principes éthiques et ces doctrines olympiques on pourrait penser que cela aurait occasionné des dérives et enlevé de la crédibilité aux sports ; alors que là c'est le contraire qui se produit, le discours de Coubertin a permis de donner une crédibilité au sport et d'éviter les dérives.

L'olympisme moderne : il permet à tout le monde de participer, il est antiraciste, en cela c'est différent des jeux antiques.

Ensuite l'olympisme véhicule la notion de progrès, de conquête : plus haut, plus vite, plus fort ; c'était la devise d'un prêtre dominicain, le père Didon; cette devise montre la recherche de perfection esthétique gestuelle, avec le recul permanent de ses propres limites.

D les successeurs

Le produit de Coubertin est aseptisé, de plus en plus de nations vont participer, des cultures très différentes vont y adhérer, on propose le produit le plus aseptisé possible pour éviter les conflits.

Les principes humanistes restant dans l'olympisme sont les suivants :

-- non discrimination raciale et religieuse
-- égalité des chances
-- respect de la dignité
-- fair-play

Ces principes sont très consensuels, c'est le minimum exigible pour que chacun s'y retrouve.

Jusqu'à un certain moment on trouve difficilement les écrits de Coubertin, car on y trouve des discours circonstanciés, qui tantôt accablent une certaine partie de la population tantôt une autre ; on a voulu les oublier pour faire en sorte qu'on ne retienne de l'olympisme que des bonnes choses, mais maintenant cela fait partie de l'histoire de l'olympisme.

Coubertin apparaît comme un nouveau philosophe, il est perturbant, mais ce qu'on retient seulement de Coubertin ce sont les jeux olympiques, il n'apparaît pas du tout comme un théoricien, ni dans la pédagogie ni dans la philosophie ; il n'est pas à retenir comme un penseur, il est retenu pour ses actes en tant qu'homme d'action.

Pour l'esprit populaire l'olympisme n'est pas quelque chose d'abstrait, c'est un certain nombre de symboles :
-- tout d'abord les anneaux
-- les formules vides : l'essentiel est de participer. ( Cette formule n'est pas de Coubertin, elle vient d'un évêque de l'église anglicane de Pennsylvanie)
-- avec lui la géographie sportive devance la géographie politique, des pays ont participé aux jeux sans être officiellement reconnu : par exemple la Finlande, la Bohème.
-- une autre formule : « les jeux olympiques sur la tête de la jeunesse et du monde » ; c'est la reprise d'un slogan allemand qui se situait sur la cloche du stade des jeux olympiques de Berlin

Après l'olympisme antique et l'olympisme de Coubertin il y a l'olympisme actuel, on ne peut plus aujourd'hui appliquer le modèle de Coubertin aux jeux olympiques actuels.

Le premier conflit de Coubertin eu lieu avec son successeur au comité olympique : c'était avec le comte de Bailley Latour; à propos de l'activité féminine.

Le deuxième conflit avec la pensée de Coubertin c'était avec Lord Killanin qui va produire la récupération du spectacle avec les droits télé et tout ce qui s'ensuit.

Le troisième conflit est avec Samaranch, il fait disparaître l'amateurisme et entraîne la commercialisation des jeux.

Le discours de Coubertin est adapté pendant la restauration des jeux, pendant 30 à 40 ans. Mais les bases de l'olympisme jetées par Coubertin étant très vagues elles sont encore utilisées aujourd'hui.
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#Posté le mercredi 27 juin 2007 10:31

Modifié le dimanche 01 juillet 2007 10:17

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